Forces armées et de sécurité maliennes: une reconnaissance méritée

1997
Entre catastrophisme des uns, persécution des autres, une certitude rassurante est présente. La montée en puissance des Forces armées et de sécurité maliennes, reconnue et saluée par différentes autorités, s’illustre par les hauts faits d’armes aux antipodes d’une propagande de guerre désespérée comme c’était le cas à l’époque des ‘’replis tactiques’’. Plus de 100 terroristes neutralisés, de février à maintenant ; une centaine d’autres capturés et remis à la Justice, pour les seules régions du Centre, un exploit qui vaut une reconnaissance unanime quant à la montée en puissance des FAMa. Cette montée en puissance n’est pas une propagande de guerre désespérée. Elle n’est pas virtuelle, mais réelle, comme l’attestent les victoires éclatantes des FAMa qui sont passées d’une posture défense, pis de replis tactiques en cascade, à une posture d’offensive, de traque des jihadistes jusque dans leurs sanctuaires. Selon le Général de Division Bruno Guibert commandant, depuis juillet 2017 de l’opération Barkhane, il n’y a plus de sanctuaire terroriste en territoire malien. En même temps que les FAMa montent en puissance, elles s’efforcent de conserver l’initiative. Dans un contexte où persiflage et catastrophisme sont devenus le sport favori de certains Maliens, les pertes (humaines et matérielles) des FAMa sont devenues un morbide fonds de commerce. L’attaque du camp militaire de Soumpi, le 27 janvier, au cours de laquelle 14 soldats maliens ont été tués et le camp pillé, est mise à contribution pour contredire la tendance positive des FAMa. Une tendance illustrée une fois de plus par la neutralisation, le vendredi 20 avril dernier, de quinze islamistes armés au cours d’une opération de ratissage dans la forêt de Tina, cercle de Ténenkou, dans la région de Mopti, selon un communiqué officiel. Les Forces armées du Mali, au cours de l’opération, ont récupéré des armes et détruit des motos, moyens de déplacement de prédilection des jihadistes qui mènent des attaques éclairs pour se fondre ensuite dans la nature. À propos de l’attaque de Soumpi, une source sécuritaire internationale considère : « même si des équipements militaires ont été emportés, les FAMa ont plus combattu cette fois-ci, en comparaison de ceux qui avaient fui lors de la dernière attaque du chantier Sogea-Satom. Les pertes ont même été plus importantes du côté des terroristes. » Suite à l’attaque le samedi 14 avril 2018 du camp de la Force onusienne et celui des Forces françaises de l’Opération Barkhane, à Tombouctou, c’est les Forces armées et de sécurité maliennes qui, à travers leurs commandos, ont assuré la sécurité du ‘’Super Camp’’ avec le contingent suédois dans toute la nuit du 14 au 15 avril 2018 autour du camp de la MINUSMA à Tombouctou permettant aux soldats Onusiens de dormir tranquillement. C’est aussi les FAMa, à la demande de la MINUSMA, qui ont assuré, le 15 avril 2018 en fin de journée, l’escorte du centre-ville à leur camp de 4 véhicules transportant 14 membres de la police onusienne qui avait trouvé asile dans le camp non climatisé des FAMa. L’on comprend aisément que le Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Anadif, après avoir condamné « la lâcheté des groupes terroristes face à laquelle les Nations Unies et leurs partenaires continueront d’opposer une détermination sans faille », a vivement félicité les Forces Internationales et… « les Forces de Défense et de Sécurité maliennes (FAMa) pour leur courage face à l’attaque contre le camp de Tombouctou ». Comme quoi dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, il faudra désormais compter avec les FAMa qui montent en puissance, dans un silence qui entoure leur bravoure et leur sacrifice. Le 14 août 2017, quand un petit groupe de djihadistes a attaqué le quartier général de la MINUSMA à Tombouctou, ce sont les FAMa qui sont venus à la rescousse, à pied. Les 6 assaillants ont été abattus, alors que des témoins affirment que MINUSMA a frôlé le pire ce jour. Le même jour, au matin, une autre attaque est menée à Douentza où un soldat malien et un Casque bleu togolais sont tués, ainsi que deux assaillants. Là également, les FAMa venaient en renfort des Casques bleus. Le principe de la réciprocité ne saurait en aucune manière occulter la détermination des Forces armées et de sécurité maliennes à faire échec aux terroristes. Les nombreux témoignages de sources autorisées illustrent à suffisance de cette montée en puissance des FAMa. Les ennemis ont été « rendus littéralement fous » par « la montée en puissance du G5-Sahel » et la « détermination farouche » des FAMa, a déclaré IBK. Pour Mahamat Saleh Annadif, l’épisode peut se lire également comme la manifestation de « l’énervement des terroristes face aux nouvelles dispositions prises ». Le commandant de la force Barkhane avait apporté le 22 mars son soutien à ses compagnons d’armes maliens. « Je ne connais pas d’armée qui serait capable d’être engagée sur le terrain massivement comme elle l’est et en même temps de se restructurer en profondeur. Donc, il est facile de critiquer, mais l’action est plus difficile. Moi, je tiens à saluer les efforts de cette armée malienne », a-t-il déclaré à la presse le 22 mars 2018. De son côté, une source sécuritaire algérienne explique à Middle East Eye : « Les différents groupes de terroristes dans le nord du Mali subissent une grosse pression avec toutes ces opérations de ratissage des troupes africaines, maliennes et françaises ». Par Bertin DAKOUO Source : aBamako aBamako

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