Un candidat exige une présidentielle « crédible » fin juillet

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Un riche homme d’affaires malien, candidat à la présidentielle dans son pays, a exhorté jeudi toutes les parties à assurer que le scrutin ait bien lieu fin juillet et de manière « crédible », estimant qu’il en allait « de la survie même de l’Etat du Mali ». « Il faut que ce processus électoral ne soit pas pris en otage par l’incapacité du gouvernement actuel à organiser les élections », a estimé jeudi Aliou Boubacar Diallo, candidat à la présidentielle du 29 juillet, dans un entretien avec l’AFP lors d’un séjour à Paris. « Nous devons tous nous impliquer, opposition, majorité, partenaires bilatéraux et multilatéraux » pour que cette élection « ne soit pas une mascarade », a-t-il relevé, demandant « l’implication de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie, NDLR), de l’Union européenne et de la Minusma (Mission de l’ONU au Mali) pour que ces élections puissent se faire ». Pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Mali fait face à une menace jihadiste persistante, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix – censé isoler définitivement les groupes liés à Al-Qaïda – mais dont l’application accumule les retards. Des zones entières du pays échappent au contrôle des forces du Mali, de la France – à l’initiative d’une intervention militaire internationale depuis 2013 – et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières. Les élections régionales, déjà reportées de décembre à avril, ont de nouveau été repoussées à la fin de l’année. Les élections municipales, elles, avaient dû être reportées à plusieurs reprises, pour se tenir en novembre 2016 sur une partie seulement du territoire en raison des violences. « Le régime IBK (initiales du président Ibrahim Boubacar Keïta, NDLR) a montré sa grande incapacité à organiser des élections, on ne doit pas le laisser seul organiser ces élections-là », a martelé M. Diallo. « C’est important que ces élections se fassent et de manière transparente et crédible, il en va de la survie même de l’Etat du Mali », a-t-il lancé. M. Diallo, 58 ans, est notamment propriétaire d’une mine d’or au Mali. Il a également des actifs dans les secteurs pétrolier et gazier. Ce « fils de cheminot » et d’une mère au foyer, né dans une famille polygame de Kayes (ouest), se présente comme un « self made man » qui « a gravi tous les échelons ». Après avoir soutenu le président Keïta, son parti (l’Alliance démocratique pour la paix – ADP-Maliba) a quitté en 2016 la majorité pour rejoindre les rangs de l’opposition. Source : aBamako aBamako

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