Carnages dans la région de Ménaka : Le PARENA dénonce « le silence et l’inaction du président de la République face aux exactions contre les populations civiles… »

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Le Parena a dénoncé, hier jeudi 3 mai 2018, la mort de 64 civils en moins d’une semaine dans la région de Ménaka. Pour le parti de Tiébilé Dramé, face aux« carnages dans la région de Ménaka », l’indifférence ne peut continuer. « Une prise de conscience générale et un sursaut national s’imposent face à la montée de la violence, aux carnages de masse, aux affrontements intercommunautaires, à l’instrumentalisation de l’ethnie ou de la tribu et au nombre trop élevé de victimes civiles », selon le parti qui explique être « préoccupé par-dessus tout par le silence et l’inaction du président de la République face aux exactions contre les populations civiles maliennes dans les régions au Nord-Est et au centre. » Rato Moto En moins d’une semaine, entre le 26 avril et le 1er mai 2018, 64 civils ont été tués dans la région de Ménaka. Selon la coalition GATIA-MSA, deux groupes armés qui mènent une lutte commune contre le terrorisme dans la région de Ménaka, les terroristes ont procédé, le mardi 1er mai dernier, à l’exécution sommaire de 17 personnes à Tindinbawén et Taylalene, deux localités de la commune de Ménaka. Ce carnage intervient après l’assassinat de 31 civils, le vendredi 27 avril 2018, à Wakassa près d'Infoukaretane. Un jour avant, le jeudi 26 avril 2018, 12 civils ont été froidement abattus par des hommes armés non identifiés qui ont fait irruption dans un campement à Aklaz, localité située à l'Est d'Anderamboukane, à Ménaka, vers la frontière entre le Mali et le Niger. L’attaque du 1er mai 2018, selon la coalition GATIA- MSA, a atteint un niveau d’horreur jusqu’à là inégalé́. « Des personnes âgées ont été́ brulées vives dans leurs maisons. Les assaillants après leur forfait ont emportés des biens appartenant aux populations. » « La coalition GATIA- MSA tout en condamnant ces crimes d’une horreur inexplicable, appelle la division des droits de l’homme de la MINUSMA, les organisations des droits de l’homme ainsi que toutes les autorités compétentes à diligenter une enquête pour situer les responsabilités et traduire les auteurs de ces crimes devant les juridictions compétentes. » La coalition GATIA-MSA a réitéré « son appel aux gouvernements du Mali et du Niger ainsi qu'à toutes les personnes physiques et morales concernées à tout mettre en œuvre pour endiguer cette vague de crimes de masse. » Le mardi dernier, la Minusma avait condamné l’escalade de la violence et les attaques contre les civils dans la région de Ménaka. « Bien que les circonstances précises de ces attaques et de la mort de ces personnes ne soient pas encore déterminées, les premières informations à la disposition de la MINUSMA indiquent qu’au moins dans le campement d’Awakassa, les personnes auraient été tuées en dehors d’une situation de combat », selon un communiqué de la mission de l’ONU au Mali. La force française Barkhane a aussi condamné, le même jour, les actes terroristes commis « à l’encontre de familles civiles ». Les auteurs de ces « exactions appartiennent vraisemblablement à l’Etat islamique dans le grand Sahara. », selon Barkhane. « Indifférence » des autorités maliennes Hier jeudi 3 mai 2018, dans un communiqué, le Parena, parti de l’opposition malienne, a exprimé « sa profonde inquiétude devant l’escalade de la violence dans la région de Ménaka et les massacres de populations civiles perpétrés ces derniers temps. » Le Parena a condamné ces attaques contre les populations civiles maliennes et nigériennes. « La côte d’alerte est atteinte. L’instabilité fait des ravages. Au cours du seul mois d’avril, plus de 200 personnes ont perdu la vie au Nord-Est et au centre du Mali. Du 1er janvier au 31 mars 2018, au moins 316 personnes sont mortes dans notre pays, du fait de l’insécurité », d’après le parti du bélier blanc qui ajoute que l’indifférence ne peut continuer : « Une prise de conscience générale et un sursaut national s’imposent face à la montée de la violence, aux carnages de masse, aux affrontements intercommunautaires, à l’instrumentalisation de l’ethnie ou de la tribu et au nombre trop élevé de victimes civiles. » Selon les responsables du parti, par-dessus tout, le Parena, est préoccupé par le silence et l’inaction du président de la République face aux exactions contre les populations civiles maliennes dans les régions au Nord-Est et au centre. M.K. Diakité Source : aBamako aBamako

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