Les acteurs du secteur de la microfinance en conclave à l’Hôtel Olympe de Bamako

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C’est maintenant une tradition établie au niveau de l’Association Professionnelle du Système Financier Décentralisé (APSFD) de respecter son rendez-vous de tous les deux ans qui est l’organisation d’une semaine nationale de la microfinance. Cette semaine est d’une part un cadre de promotion des membres de l’association et du secteur de la microfinance, d’autre part, elle est un véritable espace d’échange entre les différents acteurs du secteur de la microfinance, leur permettant de conjuguer davantage leurs efforts afin de relever le défi qui se pose au secteur pour redonner une vitalité à la microfinance, détecter des pistes de solutions aux préoccupations et défis auxquels le secteur reste confronté. C’est dans ce cadre que l’Association Professionnelle du Système Financier Décentralisé a organisé du 3 au 4 Mai 2018, la 8ème édition de la semaine de la microfinance à l’Hôtel Olympe International. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Ministre de l’Investissement et de la Promotion du Secteur Privé, Baber Gano. La cérémonie a enregistré également la présence du Directeur Générale de la BMS, Babaly Ba et plusieurs personnalités du secteur financier du Mali. Le Président de l’APSFD, Adama Camara, dans son allocution a affirmé qu’avec plus d’un million de clients/membres, la microfinance est l’un des plus gros contributeurs à l’inclusion financière de la population malienne et constitue un outil privilégié pouvant permettre à l’Etat d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté par le financement des activités génératrices de revenus et la création d’emplois. Le secteur de la microfinance à travers l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Mali (APSFD), conscient de son rôle primordial dans la vie économique du Mali a fait son diagnostic afin d’assurer la pérennisation des activités des SFD et de sécuriser les avoirs des épargnants. Pour cela le secteur prend les dix engagements: 1. Respecter les lois, les règlements, les textes et les politiques en vigueur dans le secteur, par ses dirigeants et ses employés; 2. Mettre en place des systèmes et moyens nécessaires à la bonne gouvernance en se dotant impérativement : de manuels de procédures administratives, financières et comptables; d’un dispositif de contrôle interne adéquat et efficace; d’un système d’information et de gestion approprié et performant pour la gestion, le suivi et le contrôle et d’une manière générale le pilotage de l’institution; d’une organisation interne formelle consacrant la séparation des responsabilités, incompatibles, à savoir les fonctions de décision, d’exécution, de détention de biens physiques et des valeurs monétaires et de contrôle; d’une organisation fondée sur la séparation des responsabilités et tâches des élus de celles des techniciens ; d’un plan d’affaires réaliste et partagé entre les différentes instances de l’institution servant de cadre de mise en oeuvre des activités; d’un engagement des dirigeants et des employés à préserver les biens et les actifs du SFD dont ils ont la garde ou qui sont sous leur contrôle. 3. S’assurer que toute fonction en son sein et au sein des SFD membres sera exercée avec loyauté, honnêteté et intégrité. 4. Veiller à travers ses politiques, procédures, produits et services, à lutter contre le surendettement de ses membres ou clients. 5. Donner, de manière fidèle et transparente, à ses membres ou clients sur toute l’étendue du territoire, selon leurs besoins, et avant toute conclusion d’une relation d’affaires, toutes les informations requises quant aux caractéristiques des produits et services offerts tout en veillant à une tarification responsable. 6. Participer activement en fonction de ses ressources disponibles à l’éducation financière de ses membres ou clients afin d’amener ces derniers à éviter le surendettement. 7. Bannir dans ses relations avec les membres ou clients, la corruption, le rançonnement, les abus de confiance, les harcèlements sexuels, les pressions morales, physiques, financières, l’utilisation de méthodes non conventionnelles de recouvrement. 8. Diffuser, à l’endroit des institutions soeurs et de l’Association Professionnelle, toute information pouvant permettre de mieux gérer les risques et préserver les intérêts de l’ensemble du secteur. 9. Offrir des produits et services diversifiés et adaptés aux besoins des acteurs économiques (femmes, hommes, jeunes, adultes, la clientèle urbaine, les TPE, les PME-PMI etc....); 10. Atteindre les résultats suivants en 2020: • Toucher 2 millions de membres/clients • Injecter plus de 200 milliards dans l’économie sous forme de financement; • Ramener de taux de dégradation du portefeuille à 3%; • Couvrir l’ensemble du territoire national; • Contribuer substantiellement au taux de bancarisation élargi. • Le respect du droit des SFD à recevoir les salaires et les pensions. • Le dédommagement des SFD qui ont été victimes de la rébellion au nord du pays. Le constat de l’évolution actuelle de la microfinance prouve à suffisance que le secteur de la microfinance est décidé de servir l’ensemble de la population malienne en produits et services de qualités et au moindre coût. Pour cela le président de l’APSDF, Adama Camara a lancé un appel à la famille de la microfinance, aux dirigeants des SFD aux agents techniques des SFD à oeuvrer dans la dynamique actuelle pour contribuer à mériter la confiance de la population malienne. Fsanogo/abamako.com Source : aBamako aBamako

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