accès aux marchés publics et formation des artisans: Le respect des textes communautaires vivement souhaité

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L’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) a tenu sa 17ème session consulaire, le jeudi dernier à son siège. Consacrée à l’évaluation des réalisations 2017, cette séance s’est aussi penchée sur l’identification des défis, des contraintes et des perspectives au titre de 2018. Le chef de cabinet du ministre de l’artisanat et du tourisme, Ibrahim Litny, a présidé l’ouverture des travaux. C’était en présence du président de l’APCMM Mamadou Minkoro Traoré et des représentants des chambres régionales, des services concernés et des services déconcentrés de l’Etat. Prenant la parole suite au mot de bienvenue du représentant du maire du district, M. Traoré a, d’entrée de jeu, rappelé la tenue, en septembre 2017, de la 1ère édition du Salon international de l’artisanat du Mali. Un événement d’envergure internationale qui, selon lui, a été un véritable espace d’échange, de formation et d’apprentissage ayant regroupé plus de 1 200 artisans venus du Mali et de près de 14 pays d’Afrique. Un autre acquis est l’amorce du projet d’extension du siège de l’APCMM, en vue de la création d’offres de service de qualité, d’opportunités en formation et d’emplois durables pour les artisans, a insisté Mamadou Minkoro Traoré. Il a aussi rappelé la disponibilité de la carte biométrique des artisans et le début de leur affiliation aux régimes de sécurité sociale et de retraite. En termes de perspectives et de défis, le patron des artisans a plaidé pour leur accès aux marchés de l’Etat et la mise à niveau des entreprises à travers des formations appropriées et la mise à disposition d’équipements performants et adaptés à leurs besoins. Ce qui est conforme aux articles 56 et 62 du Règlement n°01-2014/CM/UEMOA du 27 mars 2014 portant code communautaire de l’artisanat de l’Union économique et monétaire Ouest africaine. Le premier qui traite du soutien à la formation des artisans, stipule que les Etats membres doivent mettre en place des mécanismes de financement de la formation professionnelle et de la validation des acquis de l’expérience. Quant au second, il énonce que les Etats membres sont tenus de faciliter l’accès des artisans et des entreprises artisanales aux marchés publics et de prendre à cet effet toutes les mesures appropriées. Dans son intervention, le chef de cabinet a réitéré la volonté des autorités de faire de la chambre un levier vital du développement socio-économique de notre pays. A cet effet, les autorités seront toujours attentives aux besoins et attentes des artisans pour la confection de produits de qualité et diversifiés, a-t-il promis. Il s’est ensuite engagé à assurer la diffusion du code communautaire de l’artisanat auprès des acteurs. Ce qui facilitera, selon lui, le renouvellement des instances des réseaux des chambres de métier du Mali dont le gouvernement vient d’adopter les textes législatifs et réglementaires. Mamadou DOLO Source : aBamako aBamako

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