Makan Koné, président du mouvement «Les Engagés» : «On ne peut pas obtenir meilleur accord que cet accord issu du processus d’Alger»

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Création, objectifs, activités réalisées par le mouvement «Les Engagés», la situation dans le pays en général et en particulier les élections à venir, la crise sécuritaire au Nord et au centre, la liberté de la presse, la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Ce sont autant de sujets abordés par le président du mouvement «Les Engagés», Makan Koné, non moins ancien président de la Maison de la presse et ancien conseiller à la communication à la Primature, au cours d’un entretien qu’il a bien voulu nous accorder. Selon son président, le mouvement «Les Engagés» a été créé le 22 février 2017 par des jeunes du quartier de Sogoniko, de diverses professions, pour pouvoir mettre en place un cadre légal afin d’apporter leur contribution à la gestion du pays. Au départ, a-t-il indiqué, le mouvement n’était composé que d’amis du quartier de Sogoniko. À ce jour, il y a eu beaucoup d’adhésions à travers les réseaux sociaux. Aux dires de Makan Koné, le mouvement est apolitique, mais est composé de militants de divers partis politiques. Au cours de cet entretien, il a rappelé les activités d’assainissement, de curage de caniveaux du marché de Sogoniko et de donations dans les différentes mosquées en commune VI, que le mouvement «Les Engagés» a réalisées, il y a quelques mois. «Nous sommes en train de fixer les balises de notre projet, celui d’un autre type de développement, un développement humain. Ce projet, nous allons le porter aussi longtemps que possible et traduire nos rêves en réalité pour nos quartiers, nos villes, nos campagnes et notre pays», a déclaré Makan Koné. Avant d’ajouter que son mouvement prévoit d’organiser un grand événement en commune V en fin juin avec les jeunes rappeurs pour lancer un appel par rapport à la mobilisation, à la sensibilisation aux élections à venir et à l’environnement. «Le mouvement n’est contre personne et n’est avec personne. Nous sommes un mouvement de contre-pouvoir, c’est-à-dire, de la société civile. On ne donne aucune consigne de vote. Mais ce qu’on va faire, à la limite, c’est approcher les différents candidats pour leur dire par exemple d’indexer l’aide à la presse au budget d’Etat ou de construire des stades dans tels ou tels quartiers qui en ont besoin», a poursuivi le président du mouvement «Les Engagés». Et Makan Koné de rappeler aussi que lui et ses camarades se proposent d’être d’une vigilance intraitable quant aux engagements pris par les candidats aux élections à venir. Parlant de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le président du mouvement «Les Engagés» estime «qu’on ne peut pas obtenir meilleur accord que cet accord. Si sa mise en œuvre avait commencé dès sa signature, il allait nous sortir de cette situation. La partie du Nord a mieux préparé cet accord que la partie gouvernementale, parce qu’elle a eu des gens qui l’ont aidée et elle a également tiré les leçons des accords précédents. Seule la mise en œuvre de cet accord peut nous sortir de cette crise. Tout a été fait dans cet accord pour qu’on ne connaisse plus de nouvelles crises. C’est n’est pas grave de laisser les gens gérer leur terroir sous la houlette de l’Etat», a-t-il déclaré. En ce qui concerne l’élection présidentielle à venir, Makan Koné propose que tous les candidats s’engagent déjà à reconnaître les résultats, mais aussi à se mettre d’accord sur l’opportunité d’organiser des élections transparentes. Toutes choses qui, selon lui, permettraient d’éviter une crise post-électorale. Aussi, «Les Engagés», à en croire leur président, entendent prendre toute leur place dans le processus électoral de 2018 pour le relèvement du taux de participation. «À la veille d’échéances électorales cruciales pour le Mali, nous sommes obligés de nous intéresser au processus électoral, de nous impliquer dans la mobilisation et la sensibilisation pour consolider l’ancrage démocratique dans notre pays et soutenir l’organisation d’élections crédibles et transparentes», a déclaré M. Koné. Notre pays, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le 3 mai la journée internationale de la liberté de la presse. Et pour l’ancien président de la Maison de la presse, l’Etat doit faire plus d’efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes. Selon lui, le rôle du journaliste est un rôle de service public. «Il faut que le journaliste sorte et rentre tranquillement à la maison. Il ne doit pas avoir peur d’être attaqué ou offensé par rapport à ses écrits et à ses paroles». Au sujet de Birama Touré qui a disparu, il y a quelques années, Makan Koné a souligné qu’il faut qu’on sorte de cette affaire. «Aujourd’hui, personne ne peut dire avec preuve qu’est devenu notre confrère. C’est un dossier qui va continuer à ternir l’image du pays tant que la vérité n’est pas connue», a-t-il ajouté. Abordant la question de l’insécurité au centre du pays, le président du mouvement «Les Engagés» dira que le gouvernement doit s’impliquer dans la résolution de cette crise à travers les ressortissants des localités concernées. Selon lui, les leaders d’opinions du centre peuvent aller parlementer avec Amadou Koufa. D’autant que c’est au centre du pays, qu’on peut avoir le souci de l’organisation des élections. Le président du mouvement «Les Engagés» a enfin appelé les citoyens maliens à s’impliquer dans la gestion du pays. Notons que le mouvement «Les Engagés» a été officiellement lancé le jeudi 3 mai à la Maison de la presse du Mali. Diango COULIBALY Source : aBamako aBamako

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