Mali: Boubeye Maïga à Ménaka pour rassurer des populations en plein désarroi

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Ménaka est dans le grand nord-est du Mali, tout proche de la frontière avec le Niger. Dans cette zone, les groupes armés et représentants de communautés touaregs, daoussahak et peules dénoncent les exactions contre des civils, dont une centaine a été tuée en quelques semaines. La situation pourrait devenir vite incontrôlable, et ce malgré la présence de la force Barkhane et des casques bleus. C'est dans ce contexte que les mouvements Gatia, MSA et Ganda Izo ont signé un protocole d'accord le 5 mai à Bamako. Les états-majors des groupes d'auto-défense imghad, touarègues, daoussahak et peuls affirment prendre acte des crimes de masse et demandent l'appui de Bamako, de Niamey, de Barkhane et de la Minusma pour sécuriser les personnes et les biens du cercle de Ménaka. Qui a initié cet accord ? Le président IBK ? Les groupe d'auto-défense sur le terrain ont-ils été consultés ? Peuvent-ils mettre en application ce texte ? N'est-il pas trop tard ? Le cycle attaques-représailles a détruit ce que les signataires de l'accord appellent « le légendaire vivre ensemble du peuple malien ». Autre question : la force Barkhane qui travaille déjà avec le Gatia et le MSA va-t-elle collaborer aussi avec Ganda Izo ? Pour le chercheur André Marty, ce rapprochement opérationnel sur le terrain avec de tels groupes ou milices ne peut pas apporter la paix. « Le risque est d'être contre-productif à terme. Peut-être que cela peut donner quelques résultats militaires sur le moment, mais à long terme, je pense que cela attise les conflits. » Source : aBamako aBamako

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