Modibo Sidibé après son investiture à la prochaine présidentielle par le NPP : «Pour lutter contre la corruption, je compte en premier lieu sur les nouvelles générations»

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Le week-end dernier était particulièrement chargé en activités politiques. En effet, après l’investiture du président de l’Urd, le président des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare Anaka Wuli), Modibo Sidibé, a été investi candidat du Nouveau pôle politique de la Gauche républicaine et démocratique (Npp) à l’élection présidentielle du 29 juillet. C’était le dimanche 13 mai dans une salle archicomble, notamment la salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampaté Ba. Tous les partis politiques membres du Npp, les mouvements de jeunes et de femmes, les associations de la société civile, les Maliens de la diaspora, avaient pris d’assaut la salle Bazoumana Sissoko pour être des témoins de l’évènement. Aussi, la salle chantait à l’unisson : “Modibo Sidibé, le meilleur candidat. Nous vous promettons la victoire le soir du 29 juillet”. Prenant la parole en premier, le rapporteur du Nouveau pôle politique de la Gauche républicaine et démocratique(Npp), Amadou Tiéma Sangaré, a affirmé que l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé est un leader exemplaire, travailleur et rigoureux car il a l’un des meilleurs projets de société pour le Mali. Selon lui, le président des Fare Anka Wuli est le seul candidat qui peut résoudre les problèmes que les Maliens vivent. Aussi, dit-il, le choix de Modibo Sidibé comme porte étendard du Npp n’est pas fortuit. Il a été choisi sur la base de son expérience et son programme ambitieux pour le Mali. Et de rassurer le candidat Modibo Sidibé de l’accompagnement et du soutien inconditionnel du Npp. Modibo Sidibé dénonce le blocage du processus de paix au Mali Lui succédant au pupitre, Modibo Sidibé, après avoir remercié les partis politiques du Npp et tous les mouvements et associations qui ont porté sa candidature, a déploré les conditions désastreuses dans lesquelles les futures élections doivent se tenir. Pour lui, la violence s’est répandue partout à travers le pays. Après le nord, le centre de notre pays est devenu invivable du fait de l’insécurité caractérisée par des affrontements intercommunautaires que le Mali n’avait jamais connus. Selon le candidat, tout cela est dû à la difficulté de la mise en œuvre de l’accord de paix et réconciliation issu du processus d’Alger. “Donc, l’accord d’Alger a été un échec”, a-t-il martelé. Il a saisi l’occasion pour rendre hommage aux victimes de l’insécurité dans notre pays. Aussi, il s’est prononcé sur le cas des enfants dont la guerre a interrompu la scolarité. Et d’affirmer qu’une fois président, il dégagera immédiatement les moyens conséquents pour le retour à l’école de ces enfants. Pour le candidat du Npp, l’élection du 29 juillet sera le choix entre une gouvernance de l’impuissance, de l’immobilisme et de l’affairisme et une politique résolument engagée dans la refondation d’un Etat malien crédible, aux institutions républicaines fortes et adaptées aux défis en cours et dont la sécurité est assurée sur toute l’étendue du territoire national. S’agissant de son programme, “Mali Horizon 2030”, il dira que ce dernier offre de véritables opportunités aux générations futures, permet de jeter les fondamentaux en matières institutionnelle, sécuritaire, infrastructurelle, éducative, scientifique, technologique et d’innovation. Evoquant la Transition institutionnelle et démocratique vers un Etat fort, juste et intègre, le candidat promet de faire de la défense et la sécurité ses priorités. Et de poursuivre que cette transition économique s’impose non pas vers la simple autosuffisance alimentaire, mais pour faire du Mali une puissance régionale dans les domaines où il y a des atouts encore mal ou insuffisamment exploités. “Il faut une expansion des infrastructures fondées sur un meilleur équilibre et une plus grande complémentarité entre les régions dans le cadre d’une vision globale et stratégique de l’aménagement du territoire tentant à réaliser des opportunités égales pour tous et à préparer le pays au décollage économique”, a-t-il ajouté. La jeunesse au cœur du dispositif de lutte contre la corruption Aussi, l’ancien Premier ministre a indiqué que la transition générationnelle, à travers la créativité des jeunes Maliens, doit être mise au service de la patrie, à tous les niveaux de responsabilité. Et pour cela, il a promis de faire de la jeunesse, l’actrice de la lutte contre la corruption. ” Pour réussir les chantiers, particulièrement la lutte contre la corruption, je compte en premier lieu sur les nouvelles générations “, a déclaré Modibo Sidibé. A l’en croire, la jeunesse sera associée à ce changement. “Le quinquennat qui s’annonce sera celui de la transition générationnelle”, a-t-il déclaré. Dans les domaines de la santé, de l’Agriculture, du commerce, de la culture, de l’industrie…, Modibo Sidibé a expliqué son projet. Il a également rappelé les grands moments de ses tournées à l’intérieur et à l’extérieur du pays et ses passages dans les “grin”. Ainsi, il a affirmé avoir échangé avec les Maliens. Selon lui, ces échanges ont permis de recenser les préoccupations de chacun. En conclusion, il a précisé que son programme peut, sans nul doute, résoudre tous les problèmes des Maliens. Et d’inviter les électeurs à lui apporter leur soutien pour le bonheur du pays. Signalons que le porte-parole du Cdr, le célèbre chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, a affirmé dans un langage très clair que le bilan du quinquennat d’IBK a été catastrophique. Il a mis l’occasion à profit pour alerter l’opposition sur les cas de fraude électorale que le régime prépare minutieusement. Boubacar PAÏTAO Source : aBamako aBamako

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