Deuxième conférence du Mouvement Fédéraliste Panafricain (MFP) : La mobilisation pour une seule Afrique

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En prélude de la seconde conférence de Bamako du Mouvement Fédéraliste Panafricain (MFP) qui regroupera seize pays de l’Afrique de l’Ouest au Mémorial Modibo Kéita, les 25 et 26 mai 2018, le Comité National préparatoire Mali CNP du Mali du MFP, a organisé une conférence de presse, le 17 mai 2018, à a Tour de l’Afrique. La dite conférence de presse était animée par le président du CNP du Mali du MFP, Mahamadou Wadidié, le parrain champion du Mouvement Fédéraliste panafricain du Mali, Adama Samassékou, le coordinateur du mouvement Fédéraliste panafricain de l’Amérique du comité national préparatoire du Sénégal, Joomaay, un des ambassadeurs du mouvement, Tiken Jah Fakoly, l’ancien ministre de la culture et ambassadeur du Mali au Gabon, Diadié Dagnoko. L’objectif général de la rencontre, indique le président du CNP du Mali du MFP, Mahamadou Wadidié, est de créer les conditions de la réussite du premier congrès fédéraliste panafricain à la date fixée par le Comité d’initiative International provisoire (CIIP). Le but principal, dit-il, est d’accélérer le processus de la naissance des Etats africains Unis (EAU), par l’organisation dans chaque pays africain d’un référendum invitant les citoyens à voter pour ou contre l’adhésion à la fédération de leurs Etats. Ainsi, dans le cadre du présent forum à Bamako, explique le président du MFP du Mali, les organisateurs envisagent de profiter de cette rencontre internationale pour célébrer la journée de l’Afrique de manière toute particulière et inédite. A cet effet, ajoute Mahamadou Wadidié, il est attendu plusieurs invités, venant de toutes les régions du Mali, de l’Afrique et de sa diaspora. « On n’a pas le choix que d’aller vers une unité en Afrique. Si l’Afrique veut se faire entendre, veut se faire respecter, veut qu’elle soit écouter, il faut que les Etats africains et leurs peuples s’unissent, parlent le même langage. Ce qu’on attend de nous, c’est d’être ensemble et de faire de notre continent un continent stable. Nous n’avons pas le choix si on veut avancer, se développer, si on veut cesser d’être à la merci des autres. Dieu a tout donné à l’Afrique y compris la richesse de son sous sol pour se développer, pour être indépendant. Mais si on reste divisé le petit Mali seul ne pourra rien contre les Etats-Unis d’Amérique qui sont plus de 50 Etats ensemble, la petite Côte d ‘Ivoire seule ne peut rien contre l’Union Européenne qui fait plus de 20 pays ensemble, etc. Tout le Chocolat qui est mangé dans ce monde il y a 80% qui viennent de l’Afrique. Le Coltan qui fait que les ordinateurs ont une mémoire, de même que les téléphones et autres, est produit à 80 % en République Démocratique du Congo. Tout ce qui fait fonctionner le monde en bref vient de l’Afrique. On est dernier de tout car on est faible, on est désunit, on est divisé, on ne veut pas s’entendre. Nos pères ont été assassinés, combattus, dénigrés pour que l’Afrique ne soit pas unie. Achevons leur lutte qui ne passera que par les peuples de l’Afrique et non par les dirigeants qui craignent de leur destitution, de ne pas être réélu, etc. Avec ce mouvement, je pense qu’on pourra faire quelque chose », insiste Tiken Jah Fakoly. Adama Samassékou s’est réjoui de la création de ce mouvement qui permettra sans nul doute aux dirigeants de prendre des décisions, de se conformer aux résultats des différents référendums qui seront organisés partout en Afrique et où les africains sont, pour amener les dirigeants à respecter la voie des urnes. Le Sénégalais Joomaay de dire que ce qui bloque l’unité africain c’est le fait que jusqu’à présent, le débat est resté au niveau des personnes qui sont plus contre d’aller à l’unité africaine (les gouvernants) que les peuples souverains de l’Afrique. Hadama B. Fofana Source : aBamako aBamako

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