Le Canada pourrait envoyer plus d’hélicoptères au Mali

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Le gouvernement Trudeau pourrait envoyer plus d’hélicoptères au Mali afin que les Forces canadiennes soient en mesure de procéder à des évacuations médicales 24 heures sur 24 dans un environnement qui devrait être périlleux. Le Canada s’apprête à envoyer deux hélicoptères de transport Chinook et quatre escortes Griffon armés à la nation africaine cet été dans le cadre d’un engagement à soutenir la mission de l’ONU dans ce pays. Ces hélicoptères et environ 250 militaires devraient partir en juillet et commencer à travailler le 1er août, a déclaré mercredi à La Presse canadienne le colonel Chris McKenna, le commandant du détachement d’hélicoptères. Alors que le détachement sera probablement appelé à déplacer des troupes et de l’équipement à travers le paysage aride, comme l’exigent les officiels de l’ONU, sa mission principale sera d’évacuer les blessés, et notamment des Casques bleus. Cela impliquera d’avoir un Chinook et deux Griffons en «veille perpétuelle, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7», a déclaré M. McKenna, «de sorte que nos équipages dorment essentiellement près de l’aéronef prêt à être lancé». «Nous voulons nous rendre sur le site de l’incident le plus rapidement possible afin de pouvoir offrir des interventions vitales aux soldats et à toute autre personne que les Nations Unies choisiraient d’évacuer», a-t-il dit. Ces services médicaux sont particulièrement importants compte tenu de la nature de la mission de l’ONU au Mali, qui a vu des dizaines de Casques bleus être tués ou blessés lors d’embuscades et d’attentats à la mine improvisée. Bien que ce rythme élevé puisse à lui seul constituer un lourd fardeau pour le détachement, la chaleur extrême et la poussière de la mission de l’ONU à Gao, où les Canadiens seront basés, ne devraient pas simplifier les choses. Les Allemands et les Néerlandais ont perdu des hélicoptères dans la région au cours des dernières années, lors d’accidents attribués à des problèmes techniques causés par l’environnement. Les accidents ont tué quatre Casques bleus. M. McKenna, dont le détachement a récemment terminé plusieurs jours d’entraînement à la Base des Forces canadiennes Wainwright en Alberta, a décrit l’environnement comme «le plus grand ennemi». «Nous parlons de faire voler des hélicoptères de pointe dans la région du Sahel subsaharien où les températures peuvent atteindre plus de 50 degrés et où il y a une quantité énorme de poussière», a-t-il dit. «Et comme on le sait d’après notre expérience en Afghanistan, cela peut être assez compliqué du point de vue d’un hélicoptère.» Selon M. McKenna, il existe des façons de gérer ces défis, notamment en veillant à ce que les équipes connaissent bien l’environnement et en instaurant un régime de maintenance rigoureux et efficace. Mais la question de savoir s’il faut envoyer des hélicoptères de rechange au Mali, soit maintenant, soit à un autre moment au cours de la mission de 12 mois, se profile également à l’horizon. «On m’a donné une marge de manœuvre (pour demander) des appareils de rechange si nous pensons que c’est nécessaire, a-t-il dit. Et le gouvernement est toujours en train de déterminer si nous aurons ou non ces appareils de rechange.» Les hélicoptères et le personnel militaire canadiens remplaceront leurs homologues de Belgique et d’Allemagne, ce dernier exploitant des hélicoptères de transport et d’attaque au Mali depuis plusieurs années. L’arrivée du Canada au Mali survient seulement quelques mois après que le Conseil de sécurité de l’ONU eut autorisé la mission de maintien de la paix à offrir des évacuations médicales et des services de transport à une mission multinationale de contre-terrorisme dans le pays. Lorsqu’on lui demande si cela signifie que sa force pourrait être appelée à soutenir la soi-disant force du Groupe des cinq du Sahel, M. McKenna répond seulement que son rôle sera de soutenir le mandat de la mission de maintien de la paix. «Nous n’avons pratiquement aucune restriction, a-t-il ajouté. Alors nous travaillons pour ce (commandement) et nous exécutons ce qu’il nous demande de faire tant que c’est à l’intérieur de nos capacités et de nos risques.» Source : aBamako aBamako

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