Les jeunes aveugles de l’UMAV lancent le Mouvement « Alternance 2018 » : Issa Camara, candidat aux élections pour la Présidence de l’UMAV en juillet prochain

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Les jeunes aveugles de l’Union Malienne des aveugles du Mali (UMAV) ont procédé au lancement de leur Mouvement afin de présenter leur candidat aux prochaines élections pour la présidence de l’institut devant avoir lieu le 24 juillet 2018. C’était au carrefour des jeunes, le samedi, 26 mai 2018. Ils étaient très nombreux à solliciter la candidature d’un des leurs. Il s’agit d’Issa Camara, juriste de formation, travailleur au ministère de la justice. Après une minute de silence observer à l’intention du premier président de l’Institut, M. Ismaël Konaté (paix à son âme), l’honneur est revenu à Madame Mah Diakité de la 5ème promotion de dresser l’historique de l’institut, ses missions premières, les situations qui ont conduit à sa faillite. Selon Mme Diakité, les problèmes qu’endurent aujourd’hui l’institut relèvent des agents eux-mêmes de l’UMAV. Selon elle, l’institut est confronté à une mauvaise gestion, à des querelles de personnes. Les élèves n’arrivent plus à étudier et les enfants sont obligés aujourd’hui de payer leurs études. Elle dira que ceux qui ont cassé l’IJA lors du coup d’Etat de 1991 s’étaient trompés et ont manqué leur cible. Aujourd’hui, cet institut se meurt au vu et au su de tout le monde, jetant des milliers d’enfants aveugles dans la rue en les vouant à la mendicité. Le président du Mouvement, Issa Camara a indiqué que les ateliers dans lesquels les aveugles travaillaient sont en faillites. L’atelier de la SOPRAM est en redressement judiciaire, chose qui risque de jeter les jeunes aveugles de l’IJA dans la rue. Aussi, plusieurs intervenants ont fait part de leur volonté et de leur engagement inébranlable à opérer un changement à la tête de l’institut. Selon M Boureima Daou, financier de son Etat, un jeune aveugle issu de l’institut, actuellement au DFM du ministère de l’agriculture, a également fait savoir que rien ne va plus à l’institut des jeunes aveugles du Mali. Pour M. Daou, c’est le Bureau exécutif national qui a pris en otage le fonctionnement de l’UMAV. Il a indiqué que leur Société de production(SOPRAM) a mis la clé sous le paillasson et les travailleurs font de nombreux mois sans salaire. Il a accusé les responsables de l’institut et a fait savoir que ce sont ces responsables actuels qui sont à la base de cette situation. Selon lui, les responsables de l’institut se sont livrés à un pillage des maigres ressources, à une mauvaise gestion au vu et au su des autorités actuelle du pays. Selon lui, les enfants de la 1ère à la 9ème année vivent dans des conditions inhumaines. Ils sont dans les dortoirs (7 enfants sur des lits superposés avec des toilettes nauséabondes, impraticables causant toutes sortes de maladies. L’institut est sans soin de santé même pour des soins élémentaires. Il dira que chaque enfant doit payer 30. 000 FCFA pour pouvoir suivre les cours. Au nom d’une école inclusive, les dirigeants ont introduit les enfants voyants et ceux-ci doivent s’acquitter de 80. 000 FCFA pour pouvoir suivre les cours. Malgré le nombre élevé de ces enfants voyants que les non-voyants, les dirigeants en ont fait le mercantilisme pour s’enrichir à tout bout de champ. La gestion des maigres ressources ne permet plus une bonne étude pour les jeunes aveugles qui sont enclins à l’abandon pour s’adonner à la mendicité, a-t-il dit. Ce fut le même son de cloche pour d’autres intervenants comme Mohamed sidy, secrétaire général des jeunes et Soumaïla Dembélé, vice-président des jeunes aveugles en commune V. Le premier a parlé des élections à l’UMAV, comment elles sont organisées. Il a indiqué que les responsables violent tous les temps les statuts et règlements lors des élections et utilisent les forces de l’ordre contre tous ceux qui veulent de la transparence. Selon lui, tous les délégués des régions ont été élus sauf ceux du District de Bamako, surtout en commune II et en commune VI. Le second a interpelé les autorités du pays de voir la situation qui se passe à l’institut si les personnes en situation de handicap sont réellement dans leurs préoccupations. Fakara Faïnké Source : aBamako aBamako

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