Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMPABB) : Le Général de Brigade Cheick Fanta Mady Dembélé installé dans les fonctions de Directeur général

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Nommé directeur général de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, le tout nouveau Général de brigade Cheick Fanta Mady Dembélé (il a été promu Général de Brigade le 16 mai dernier), a pris fonction le jeudi 31 décembre 2018 avec comme première activité la tenue de la 20e session ordinaire du Conseil d’administration de l’école. Il affiche déjà des ambitions pour l’ Empabb. Voici son portrait ! Produit de la promotion 1990-1993 de l’école spéciale militaire de Saint Cyr/Coëtquidan en France dont il obtient son diplôme d’officier en plus du Master en relations internationales avec les félicitations du jury, le Général de Brigade Cheick Fanta Mady Dembélé, jusqu’à sa nomination récente comme directeur général de l’Empabb, occupait la fonction d’Officier chargé de la gestion des conflits et de la planification stratégique au département paix et sécurité de l’Union africaine à Addis Abéba (Ethiopie). Au cours de ses années de service à l’Union africaine, le Général de brigade Dembélé fut le coordonnateur de l’entraînement et la formation de la force africaine en attente. Il a, en outre, été un élément central dans la planification, aussi bien au niveau stratégique qu’opérationnel, de nombre d’opérations et d’initiatives de paix conduites sur le continent. Il s’agit de l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (Lra), la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (Caric), la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), la Force multinationale mixte des Etats du Bassin du Lac Tchad contre Boko Haram, la Force conjointe du G5-Sahel. Les qualifications du Général Dembélé Ingénieur des constructions civiles (Master en ponts et chaussées), diplômé de l’Université de l’Armée fédérale Allemande à Munich, le Bénéral de brigade se préavaut d’autres qualifications. En effet, il est breveté de l’Ecole de guerre de Paris (2006-2007) avec mention spéciale ; breveté de l’Ecole d’Etat-major de Koulikoro où il est sorti major de la promotion. Il a une licence d’histoire de l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il a fait les classes préparatoires en mathématiques supérieures et spéciales (Mathsup et Mathspé) d’où il a préparé l’entrée aux Grandes écoles, au Prytanée militaire de la Flèche, en France. Comme décorations, le Général Cheick Fanta Mady Dembélé est Chevalier de l’Ordre national du Mali. Il est également détenteur de la Médaille du Mérite militaire, de la Médaille des Blessés, de la Médaille d’or de la Défense nationale française, de la Médaille de Commandeur dans l’Ordre national de la reconnaissance centrafricaine. Outre le Français, le Général écrit et parle couramment l’Anglais et l’Allemand. Les ambitions du Directeur Général Le Général Cheick Fanta Mady Dembélé a des ambitions pour de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (Empabb). Il nous a confié qu’il ne veut pas donner l’impression que rien n’était fait à l’Empabb avant son arrivée. Il a tenu à rendre hommage à ses prédécesseurs, les généraux Souleymane Sidibé, Mahamane Touré et Moussa Sinko Coulibaly, ainsi que tout le personnel malien et le personnel international qui ont travaillé et contribué à l’installation de l’Empabb dans le paysage malien. “Personne ne peut dire qu’elle n’a jamais entendu parler de l’Empabb à Bamako. Dans les autres pays africains, l’Empabb a de la côte. Je salue ces actions. Mais elles ne suffisent jamais. Il faut toujours adapter l’outil au besoin. Donc, il faut consolider les ressources humaines de l’Empabb en amenant du personnel plus jeune, plus motivé, plus compétent que nous et qui est capable de se projeter dans l’avenir du Mali et avec l’avenir de cette école. Parce que ces jeunes doivent savoir que, de ce qu’ils feront, dépendra leur propre avenir. Donc, il faut les amener et les exposer pour leur mettre en situation de contribution. Cela est le premier point” dit le Général. Il poursuit : “Le 2e point, j’ai été instructeur dans à l’Empabb, j’ai même construit une partie des bâtiments en tant qu’ingénieur. J’y ai été directeur de stage. A l’époque, on nous disait que l’Empabb est le niveau tactique des opérations de maintien de la paix. On va faire le niveau opérationnel à Accra, le niveau stratégique à Abuja. Cela était valable en 2002. Mais quand on regarde les problématiques qui sont dans le Sahel, dans la bande Sahélo-sahélienne et une partie du centre de notre pays, ces problématiques font que l’Empabb est au cœur de cette zone de nouvelles crises avec des enjeux émergeants. Donc, l’Empabb est obligée de se transformer de manière dynamique. Et personne d’autre ne le fera parce que l’Empabb est de facto devenue le creuset d’une réflexion et d’une action pour faire face non seulement aux questions de radicalisation, mais aussi s’adresser à la jeunesse pour implanter au sein de notre jeunesse, dans le monde universitaire et avec d’autres interlocuteurs plus jeunes que nous, la culture de la paix de la manière durable C’est ce qui perdurera au-delà de nos forces” affirme-t-il. “Et enfin, dit le Général, je veux aussi que l’Empabb devienne un creuset de réflexion, un incubateur d’idées. Certaines personnes sont passées par des situations de conflits plus dures que le Mali avec des atrocités de masse. Il ne faut pas négliger ce qui se passe dans notre pays où il y a des situations dramatiques et où les gens perdent la vie tous les jours. Nous devons prendre ça au sérieux. Mais d’autres sont passés par des situations plus violentes et sont arrivés à appliquer des solutions qui ont donné des résultats plus ou moins probants. Alors, nous souhaitons amener des personnalités de haut niveau pour avoir des conversations avec elles afin de savoir à quel moment elles ont pensé telles solutions appropriées. Mais il faut que, nous Maliens, nous nous appropriions ces idées en les adaptant à nos réalités. Et que nous fassions nôtres les solutions de sortie de crise. Et nous voulons que l’Empabb participe à toutes ces pensées stratégiques prospectives pour demain à la résolution des crises multidimensionnelles auxquelles nous sommes confrontées”, a-t-il proposé. Siaka DOUMBIA Source : aBamako aBamako

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