Répression de la marche de l’opposition : Le régime d’IBK sur la sellette

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La répression policière contre la marche de l‘opposition a suscité une vague de réprobation à travers le monde. Après la répression de la marche organisée à Bamako par des partis politiques de la Coalition pour l’alternance et le changement et la société civile le 2 juin, les réactions de condamnation se sont multipliées contre le gouvernement malien. Ainsi, dans un communiqué du Département d’Etat a condamné le refus du gouvernement du Mali d’autoriser la marche politique de l’opposition et l’utilisation subséquente de la violence et des gaz lacrymogènes par les forces de sécurité. « S’attaquer à des marcheurs non armés engagés dans un dialogue pacifique est une atteinte aux valeurs démocratiques fondamentales. Les États-Unis exhortent le gouvernement du Mali à permettre le rassemblement pacifique de tous les citoyens et groupes, et encouragent le gouvernement à soutenir le dialogue public, la liberté d’association et la liberté d’expression en tout temps et particulièrement avant les élections de juillet », poursuit le communiqué du Département d’Etat américain. Aussi, l’administration Trump indique que le peuple malien, comme partout dans le monde, mérite un gouvernement qui favorise un espace d’idées ouvert, une gouvernance transparente et responsable, l’égalité de traitement en vertu de la loi et la capacité d’exercer ses droits sans crainte de représailles. De son côté, l’Union Européenne a indiqué dans un communiqué que les manifestations doivent se dérouler de manière pacifique. Elle a aussi précisé que tous les acteurs, y compris les forces de l’ordre, sont appelés à faire preuve de retenue. «Il est important que le scrutin présidentiel de 2018 se tienne dans des conditions de paix, crédibles, transparentes et inclusives afin de renforcer la stabilité du Mali », poursuit le communiqué de l’UE. Autre voix entendue, c’est celle d’Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU qui a estimé que l’état d’urgence en cours ne doit pas empêcher les partis politiques et la société civile à organiser des marches pacifiques. Par ailleurs, les Européens ont expliqué qu’ils seront pleinement engagés pour contribuer à la stabilisation du Mali, à travers, entre autres, le déploiement d’une mission d’observation électorale. Même constat la France où le gouvernement encourage tous les acteurs politiques comme ceux de la société civile à faire preuve de retenue et appelle au maintien d’un dialogue constructif dans le cadre du processus électoral en cours au Mali. « Le dialogue entre toutes les composantes maliennes est essentiel en vue de la tenue d’élections présidentielles transparentes et crédibles », souligne un communiqué des autorités françaises. D’autres organisations internationales comme l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont exprimé aussi leurs inquiétudes face à la détérioration du climat politique dans notre pays. « Je suis particulièrement préoccupée par les récents évènements à Bamako. En cette période cruciale pour la consolidation de la paix et de la démocratie au Mali, j’appelle au nom de la Francophonie, toutes les parties prenantes à la plus grande retenue et les invite à éviter toute situation qui pourrait compromettre les acquis nécessaires à l’organisation et à la tenue d’élections inclusives, transparentes, démocratiques et apaisées », a déclaré Michaëlle Jean, la Secrétaire générale de la francophonie. Même tonalité dans le communiqué de L’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH). Elle condamne l’utilisation excessive de la force et les atteintes à la liberté de la presse. En outre, l’organisions de défense des droits de l’homme prévient : « L’AMDH se fait le devoir de rappeler à toutes les parties prenantes que la Cour Pénale Internationale (CPI) suit avec beaucoup d’attention les périodes Pré-électorales et post-électoral au Mali. Le Mali a déféré sa situation à la juridiction internationale en juillet 2012 en vertu de laquelle saisine la CPI peut ouvrir des enquêtes sur des crimes internationaux sur n’importe quelle partie du territoire Malien ». Mémé Sanogo Source : aBamako aBamako

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