La rentrée solennelle des auditeurs de justice promotion 2018: « Au concours, la transparence sera désormais le genre de la maison ; les fraudes et les passe droits appartiennent au passé » dixit le Ministre de la Justice

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La promotion 2018 des auditeurs de justice a célébré, le lundi 18 juin 2018 dans la cour de l’institut National de Formation Judiciaire (INFJ), la rentrée solennelle de la dite promotion. La cérémonie de célébration présidée par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Hamidou Younoussa Maïga a eu lieu en présence de Nouhoum Tapily, président de la Cour Suprême, Toubaye Koné, Directeur général de l’INFJ et M. Kamaté, Directeur national de l’administration de la justice. Ont également pris part à cette importante cérémonie les hautes autorités judiciaires, les membres du conseil supérieur de la magistrature, les autorités politiques et administratives. La promotion 2018 comprend 40 auditeurs de justice, 30 pour l’ordre judiciaire dont un docteur endroit et deux féminins et 10 pour l’ordre administratif dont un docteur et un féminin. Le démarrage des cours est prévu le 2 juillet 2018. La formation durera 24 mois. Selon Toubaye Koné, Directeur général de l’INFJ, l’école a pour ambition de former des femmes et hommes capables d’assumer au plus haut niveau d’exigence et d’excellence possible les immenses pouvoirs et responsabilités que la société va leur confier. Il a poursuit en disant que l’école n’est pas une école ordinaire compte tenu de la délicatesse de sa mission. Car, explique-t-il, elle est le seul institut au Mali chargé de la formation initiale et continue de l’ensemble des acteurs de justice. Dans les jours à venir, souligne le Directeur général de l’INFJ, vous prêterez serment, l’un après l’autre de « garder religieusement le secret professionnel et de vous conduire en tout moment un digne et loyal auditeur de justice. Ce rite de passage dans le monde judiciaire vous permettra désormais d’accéder au cœur de l’office du magistrat, non seulement aux dossiers judiciaires eux-mêmes, mais aussi à toutes les audiences et surtout aux délibérés des juges. Cette prestation de serment vous donnera aussi l’occasion pour la première fois de revêtir la robe de magistrat, l’épitoge en moins. Dans son introduction, le ministre en charge de la Justice, Hamidou Younoussa Maïga, avec une grande émotion, a fait savoir que des auditeurs de justice de la promotion 2018 seront des cadres valables sur le plan intellectuel. Car, disait-il, certains candidats à l’oral ont échoué avec une moyenne de 12,50/20. Le ministre Maïga a félicité le succès largement mérité des auditeurs de justice de la promotion 2018. Il a pensé aussi à deux catégories de candidats qui n’ont pu accéder à ces places prestigieuses. Le premier groupe est constitué de ceux qui ont bien travaillé, qui ont eu des moyennes honorables, mais qui ont échoué parce que les places disponibles étaient très limitées. Le ministre de la Justice et Garde des sceaux a encouragé ce groupe à doubler d’effort car ils gardent leurs chances d’arracher des victoires dans les prochains concours. Le deuxième groupe est constitué de ceux qui étaient persuadés qu’ils n’avaient aucune chance, car, se fondant sur des expériences passées n’avaient aucune confiance dans la sincérité du concours. Pour cette raison, ces candidats n’ont fait aucun effort pour réussir. A ce groupe, M. Maïga dira que les fraudes et les passe droits appartiennent au passée. Il a, donc, invité ce groupe aussi à mieux se préparer pour les concours prochains, car, dit-il, la transparence sera désormais le genre de la maison. Par ailleurs, une opportunité historique s’offre à nous aujourd’hui, dira le ministre Hamidou Younoussa Maïga, par l’engagement des PTF à assister le Mali dans l’œuvre de modernisation de notre appareil judiciaire. La coopération internationale a contribué grandement au renforcement des infrastructures de l’institut, notamment la construction en cours d’un amphithéâtre de 600 places, d’une cafétéria et une bibliothèque. A cela s’ajoute une salle vidéoconférence moderne, financée par l’Union Européenne. Le changement tant souhaité passe nécessairement par l’amélioration de la qualité de la formation de nos magistrats. C’est pourquoi un des axes majeurs de notre stratégie est bâti autour de l’INFJ, appelé à devenir un puissant outil de modernisation du système judiciaire. Source : aBamako aBamako

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