Opérationnalisation des nouvelles régions: quatre gouverneurs seront nommés en juillet

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Le ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag ERLAF a affirmé, hier jeudi, à l’Assemblée nationale que l’opérationnalisation des nouvelles régions en cours nécessitera au moins un financement de 100 milliards de FCFA. Il répondait ainsi aux questions orales à lui adressées par l’honorable Zoumana N’Tji DOUMBIA. En 2012, l’État malien a pris la décision d’ériger neuf nouvelles régions. À part Ménaka et Taoudenit, les autres localités s’impatientent dans l’application de la loi les offrant le statut de région. Car dans le chronogramme initial, de façon séquentielle, le processus devrait prendre fin en 2019. À quelque mois de cette échéance, il y a un retard patent, a constaté l’honorable député Zoumana N’Tji DOUMBIA pour justifier son interpellation du ministre Mohamed Ag ERLAF. En effet, il demandait des explications au ministre sur ce retard dans le chronogramme de mise en œuvre de la loi consacrant l’opérationnalisation des nouvelles régions au Mali. En réponse à l’interrogation, le ministre interpellé a affirmé que le retard était dû à la situation que le pays a connue à l’époque. Selon lui, après l’adoption de ladite loi, le pays a eu des difficultés dans plusieurs secteurs. Ce qui a fait que les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, a-t-il expliqué. Sans les événements de 2012, à ce jour, on serait certainement très avancé sur le chronogramme, a ajouté Ag ERLAF. Toutefois, a-t-il promis, l’État ne faillira pas à son engagement. « L’État respectera son engagement pour la mise en œuvre de la loi de 2012 consacrant la création de nouvelles régions. Mais sa mise en œuvre intégrale nécessitera au moins un financement de 100 milliards de FCFA », a indiqué le ministre de l’Administration territoriale. Un fonds qui doit être recherché par l’État, selon le ministre. Ce montant semble être surévalué, a réagi l’honorable interpellateur qui a expliqué que la localité de Bougouni, à titre d’exemple, n’a pas besoin de beaucoup d’investissements pour être érigée en région. Il a souligné que sa localité dispose déjà des acquis en termes d’infrastructures. En prenant en compte ces aspects, argue-t-il, le budget du processus est élevé. « Le cas de Bougouni n’est pas le cas type d’exemple. En dehors de Bougouni, les autres localités ont beaucoup de défis à relever. Si je prends Nioro, Nara et Kita par exemple, je trouve qu’il y a beaucoup à réaliser. Je confirme que 100 milliards de FCFA est le minimum à investir dans ce processus », a répliqué le ministre Ag ERLAF. Avant cette interpellation, les ressortissants des localités concernées se sont regroupés au sein d’une association dénommée le Collectif des régions non opérationnelles. À plusieurs reprises, ils avaient manifesté pour réclamer l’application de la loi de 2012. Dans les jours à venir, ils comptent appeler à des désobéissances civiles dans leurs localités respectives, en représailles toujours à la lenteur de l’opération, a informé l’honorable Zoumana N’Tji DOUMBIA. Sans coup férir, le ministre Ag ERLAF a rassuré que le processus va se poursuivre de façon séquentielle jusqu’à son terme. « L’Etat est une continuité et conformément à ce principe, la loi de 2012 sur la création des neuf nouvelles régions sera exécutée. Déjà, je vous informe qu’au mois de juillet de prochain, les gouverneurs de Nioro, de Dioila, de Bougouni et de Kati seront nommés par l’État », a-t-il déclaré. Après ce travail, il sera question de déterminer les localités (cercles et communes) à relever de chaque région. Pour le ministre, c’est un autre travail difficile qui va commencer, car déjà, il y a des communes relevant de Djitoumou qui se réclament de la région de Bougouni. Par Sikou BAH Source : aBamako aBamako

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