Recrutement dans la police :Forte Affluence au dépôt des dossiers

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Le processus d’intégration du corps de la Police nationale est ouvert. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’engouement est au rendez-vous. Notre équipe de reportage a pu le constater lundi devant le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile où des centaines de candidats se bousculaient pour déposer leurs dossiers. Une ambiance électrique y régnait. Chacun voulant être sûr de pouvoir déposer sa candidature. Les futurs candidats viennent de plusieurs horizons. Coulibaly Lassana, âgée de 20 ans, étudiant à la FDPri (Faculté de droit privé) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, affirme qu’il se présente pour la première fois à ce concours. Il a choisi de postuler à partir de son diplôme du baccalauréat malien, car il n’est pas sûr d’obtenir rapidement un emploi après la Fac. Assetou Maïga, 20 ans, étudiante à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, visiblement épuisée, nous explique qu’elle en est à sa deuxième tentative. Elle assure avoir toujours aimé ce corps. Elle espère rejoindre le corps des sous officiers, espérant pouvoir poursuivre ses études après son intégration. «Depuis 6 heures du matin, je suis arrêtée ici mais jusqu’à présent je ne suis pas proche de l’accueil». Au bord du découragement, Assetou Maïga craint de ne pas pouvoir réaliser ses rêves, une fois de plus. Fodé Camara, 25 ans, étudiant à la FDPri, nous confie que cela fait 5 jours successifs qu’il attend de déposer son dossier, sans succès. La colère se lit sur son visage. Il avait pensé un temps rejoindre le corps des commissaires. Mais la peur du chômage fait qu’il se présente pour être sous officier, concourant avec les bacheliers. Cette année, la Police compte recruter quelque 2.200 fonctionnaires, dont 20 commissaires de police, 30 officiers de police et 2.150 sous-officiers. Le processus se poursuivra jusqu’au 30 juin, indiquent nos sources. Fadi CISSÉ Source : aBamako aBamako

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