Pharmacie populaire du Mali : Les activités marchent bien à la PPM

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Le comité syndical de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) et la direction sont appelés à dialoguer, alors qu’un préavis de grève avait été déposé le 26 juin 2018. Le mémoire en défense de la direction précise que le préavis de grève s’articule autour de deux points, tandis que les points cités avaient fait l’objet d’accord. Les activités marchent bien à la PPM qui a reçu beaucoup de stocks au point que les capacités de ses magasins sont dépassées, le projet des entrepôts modernes de Bamako et des régions est en cours, l’approvisionnement du pays est assuré à souhait surtout les régions du Nord, le parc logistique a été renouvelé etc.

«Ils sont désavoués par le personnel car le syndicat est à la solde de certains individus. Ce bureau syndical qui est provisoire a épuisé son mandat, un renouvellement est prévu ce mois de juillet », souligne une source proche de la direction. Le mémoire en défense fournit par la direction donne des explications, en réaction au préavis de grève du comité syndical de la PPM déposé le 26 juin 2018, communique les éléments de réponse aux deux points des revendications du comité syndical.

S’agissant de l’annulation des décisions N°027 et N°029 du 26 février 2018 portant affectation d’agents, la direction rappelle que ces décisions ont été prises dans le respect du cadre légal et des textes en vigueur à la Pharmacie Populaire du Mali. Ainsi, le comité syndical de la PPM ne saurait s’opposer au pouvoir d’organisation, de décision et de direction du PDG en tant qu’autorité administrative.  « Si le grade appartient à l’agent, s’il en est le titulaire, l’emploi est à la disposition de l’autorité compétente, c’est à dire qu’elle détient une liberté étendue en ce qui concerne leur affectation », indique le mémoire en défense.

L’autorité administrative a le pouvoir d’appréciation en tenant compte des aptitudes et des capacités des agents ainsi que des besoins du service. « elle les place dans les emplois où ils peuvent le mieux servir l’intérêt général, l’intérêt du service public », poursuit le mémoire.

Et la direction de préciser que conférer à un agent des fonctions de chef de service n’est pas prononcer une promotion ; lui retirer ces fonctions n’est pas infliger une sanction. Mieux, cela rend admissible la liberté appartenant à l’autorité administrative en matière d’affectation aux emplois, sauf si elle est limitée par une inamovibilité spécialement instituée par la loi ; la mobilité étant le principe qui est présentée comme une garantie fondamentale de la carrière des agents.

Selon, la direction, bien que notifiées aux intéressés, ces différentes décisions  n’ont pas fait l’objet de recours idoine de leur part. Par ailleurs, le comité syndical de la PPM et le Syndicat national de la Santé, de l’Action sociale et de la Promotion de la Femme s’étaient engagés à un compromis sur la base d’un chronogramme convenu. Il s’agissait de voir selon le cas les mesures d’accompagnement à accorder aux agents affectés tout en restant dans le cadre réglementaire. Cette décision a été prise suite à la réunion de conciliation organisée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique le 7 mai 2018, en présence des parties prenantes et du Syndicat national de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme et le PDG.

En ce qui concerne le second point du préavis, le paiement de la dotation de l’exercice 2016, le PDG s’est engagé à prendre des décisions d’approbation des membres du Conseil d’Administration de mise en place du comité de gestion et des ressources après les vérifications comptables nécessaires. « C’est ainsi que, la dotation du fonds social au titre de 2016 correspondant à sa période de prise de service a été effectivement allouée. Ce fonds n’est pas encore utilisé par le comité de gestion composé des travailleurs », rapporte le mémoire en défense de la direction.

Pour ce qui est de 2015, étant antérieure à la prise de service du PDG, et ne figurant dans aucun document de passation de service entre son prédécesseur et lui, le PDG a souhaité trouver les moyens légaux de sa justification pour procéder à son allocation. Cette information a été portée à l’attention des membres du Conseil d’administration du fonds social tenu le 05 juin 2018.

Soumaila T. Diarra

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Source : Maliweb

Maliweb

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