Réforme du secteur de la sécurité: in projet de stratégie nationale adopté

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Le Premier ministre, Soumeylou Boubèye MAIGA, a présidé, le vendredi 6 juillet dernier, la cérémonie d’ouverture de la session du Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité. Cette réunion avait pour objectif d’adopter un projet de stratégie nationale pour la réforme du secteur de la Sécurité. La session s’est déroulée à la Primature, en présence des membres du Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité.

Dans ses propos introductifs, le chef du Gouvernement a affirmé la nécessité pour notre pays d’adopter une stratégie de sécurité pour atteindre les objectifs en matière de sécurité. Il a souligné qu’actuellement le champ sécuritaire est vaste et ouvert à toutes sortes d’approches. D’où la nécessité de procéder à des innovations.
Pour la présente session, le Premier ministre a précisé qu’il ne s’agissait pas de faire un nouveau document, mais plutôt se mettre d’accord sur les grandes lignes.
Après l’ouverture, les travaux ont été dirigés par le ministre de la Défense et des anciens combattants, Tièna COULIBALY. À l’issue des travaux, le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, l’inspecteur général Ibrahima DIALLO, a rappelé que depuis 2013 notre pays travaille sur la réforme du secteur de la sécurité. Selon lui, depuis son arrivée au pouvoir, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a instruit de mettre en œuvre un processus de réforme du secteur de la sécurité.
Il a informé qu’au cours de cette session, le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité a adopté un Projet de stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité. Pour l’inspecteur général Ibrahima DIALLO, ce document permettra d’avoir désormais une vision nationale du secteur de la sécurité ; d’identifier les objectifs à atteindre ; spécifier les axes stratégiques qu’il faut emprunter pour atteindre les objectifs fixés.
« Après l’adoption de cette stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité, le Commissariat s’attèlera à l’élaboration d’un plan d’action pour aller dans les détails des objectifs et identifier clairement les axes stratégiques, les moyens qu’ils faut mobiliser et les hommes qu’il faut pour y arriver », a affirmé le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité.
Il a précisé que le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité mène des réflexions sur la situation sécuritaire et que l’aspect opérationnel revient au ministère de la Sécurité.
Rappelons que le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité est placé sous l’autorité du Premier ministre. Il a pour mission la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité. Dans sa mission, le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité est chargé de définir les orientations stratégiques et de fixer les priorités nationales en matières de réforme du secteur de la sécurité ; de valider les projets et stratégies nationales et des plans à court, moyen et long terme élaborés par le Commissariat ; de contribuer, en coordination avec la Commission d’intégration, à la définition des critères, quotas et modalités d’intégration des combattants dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces armées et de sécurité ; de superviser l’élaboration des listes des combattants des différents mouvements candidats à l’intégration ; de veiller au respect des critères de recrutement et d’incorporation dans les Forces armées et de sécurité ; de procéder à une évaluation détaillée du système de défense et de sécurité ; de donner son avis sur tout dossier de sécurité à lui soumis par le Premier ministre ; d’évaluer périodiquement la mise en œuvre de la réforme.
Présidé par le Premier ministre, le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité est composé de tous les membres du Gouvernement, de dix représentants de la CMA, dix représentants de la Plateforme, du chef d’État-major général des Armées, du Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, du Directeur général de la Police nationale, d’un représentant de la Commission Défense nationale, de la sécurité et de la protection civile de l’Assemblée nationale, d’un représentant du Haut conseil des Collectivités et du Directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée.

PAR MODIBO KONE

Source : aBamako

aBamako

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