Hamady Sangaré, président de Mali IBK 2018 : « Le bilan d’IBK me paraît très édifiant. Il est la solution pour le Mali. Je sais qu’il va gagner ».

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Il y a un an, l’homme était quasiment inconnu du grand public. Depuis quelques mois, le nom de Hamady Sangaré crève l’écran ; il draine des foules, côtoie la jeunesse, qui l’adule si elle ne le vénère. Les hommes politiques le respectent et le courtisent. Hamady a décidé de sortir de l’anonymat pour, d’une part, aider la jeunesse malienne, en perdition et en déperdition et, d’autre part, sauver le Mali en s’impliquant corps et âme pour la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Comment compte-t-il s’y prendre.

L’opérateur économique qui a vêtu le treillis politique à la question dans une interview exclusive accordée à notre directeur de publication. Mais d’emblée, le verdict de notre interlocuteur est sans appel : IBK va gagner ! Qui est Hamady Sangaré dont le nom tourne en boucle dans les activités politico-associatives en cette de fin de mandat du président IBK ?

Je suis natif de Nara. Opérateur économique. J’ai une entreprise de construction, mais je suis dans d’autres formes d’activités économiques. J’assure la représentation de plusieurs sociétés internationales. Je vis actuellement en Commune IV du District de Bamako où je suis président de l’Association Jeunesse et Alternance.

Justement, parlez-nous qui fait tant entendre sa voix aujourd’hui

L’AJA, Association Jeunesse et Alternance, est une association que j’ai créée il y a juste un an quand j’ai commencé voir que tout tournait à la dérive, surtout le comportement de la jeunesse ; cette jeunesse du Mali qu’on voulait trainer sur une pente glissante à travers les réseaux sociaux, très préjudiciables à l’éducation primaire que l’on connait chez nous ici. J’ai dit qu’il ne saurait être ainsi et qu’il faudrait que ça change, que nous retournions à nos habitudes, à nos valeurs traditionnelles. Je ne pouvais pas laisser la jeunesse se dévoyer. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de créer l’Association Jeunesse et Alternance pour expliquer aux jeunes ce qu’ils perdaient à s’attaquer mutuellement, à vouloir déstabiliser le pays, en insultant nos notoriétés, les ulémas, les chefs religieux, les chefs coutumiers et les autorités du pays. Ce n’est pas digne de la jeunesse.

Ce faisant, j’ai compris que le chômage en était pour beaucoup ; alors j’ai expliqué à la jeunesse de la Commune IV comment chercher à sortir du chômage. Voilà pourquoi j’ai créé l’AJA. Et comme une traînée de poudre, l’association s’est étendue à toutes les communes de Bamako, puis à l’intérieur du pays et même aujourd’hui au-delàs des frontières du Mali, en France et aux Etats-Unis. L’AJA est présente partout maintenant pour dire qu’il faudrait que les jeunes travaillent, qu’ils soient de très bons citoyens et que c’est en cela qu’ils peuvent réussir leur vie et assurer la relève de leurs pères.

D’opérateur économique, vous avez allègrement franchi le pas de la politique avec force parce vous avez été élu président du mouvement « MALI IBK 2018 » dans le cadre de l’élection présidentielle 2018. Comment ?

Ce n’est pas difficile à franchir, c’est une question de conviction. Quand je commençais, j’ai vu une sorte d’instrumentalisation sur les réseaux sociaux pour tronquer la réalité et tromper l’opinion par la désinformation. Je ne pouvais rester indifférent face à cela. Parce que, je sais tout ce que le président IBK a fait pour le Mali, un pays qu’il a trouvé en lambeau en 2013. Et la façon dont il a relevé les institutions, ça n’a pas été facile. Je savais que tout ce qu’on disait de lui n’était pas fondé. Il fallait que des patriotes se lèvent pour donner de la voix, pour défendre la vérité. Et aujourd’hui, dans le vif des élections, son bilan me paraît très édifiant par rapport à tout ce qu’il a fait et qu’on a dû cacher. C’est comme ça que je me suis levé et me suis battu pour cela. Il faut que je continue parce que je veux une stabilité dans ce pays. Je n’ai pas besoin des perturbateurs, des opportunistes, des arrivistes qui veulent coûte que coûte venir au pouvoir. Je n’ai rien contre l’Opposition, qui n’est d’ailleurs pas mon souci.

Mon souci, c’est que notre choix pour IBK en 2018 n’est pas fortuit. On sait tout ce qu’il a fait comme œuvre de pacification du nord du pays. Notre armée est requinquée. Aujourd’hui, nous dormons en paix quand bien même qu’il y a des difficultés. Le contexte géopolitique est très difficile. Le problème peut exister dans un Etat, mais, est-ce qu’il faut tout ramener à la seule responsabilité du Chef de l’Etat ? Non. La question est plutôt de savoir est-ce qu’on l’accompagne réellement. Il faut que des voix se lèvent pour appeler à l’esprit de justice et d’équité, pour défendre ceux qu’on veut attaquer à tort mais qui ont tout donné à ce pays. Sinon, nous n’aurons jamais de martyrs. Il ne faudrait pas que ceux qui sont censés être nos martyrs deviennent nos bourreaux.

Qu’est-ce que MALI IBK 2018 que les gens prennent pour une (simple) association, à l’mage de AJA, An ka ben ?

C’est le collectif des associations, groupements et clubs de soutien au président IBK sur toute l’étendue du territoire malien, et à la diaspora. Il faudrait qu’on fasse la différence : IBK 2018 révèle exclusivement de la société civile ; Ensemble pour le Mali est constitué des partis politiques. En réalité, il y a eu des plateformes, qui ont signé deux conventions. D’abord, il y a la plateforme des partis politiques qui étaient au nombre de 68 et qui ont fait allégeance au camp IBK/RPM et qui ont signé une convention avec le RPM.

Et juste après, ce fut le tour des associations et des clubs de soutien à IBK qui ont aussi signé une convention avec le RPM. Et moi, je suis le président de ce collectif d’associations, de groupements et de clubs de soutien au président IBK. Nous l’avons dénommé M.A.L.I IBK (Mouvements, Associations, Libres, Idéaux). Donc IBK 2018 n’a pas de récépissé. Ce sont des leaders d’associations faitières et de regroupements qui composent le collectif. C’est cet ensemble que je gère. Comme étant membres, vous y trouverez des artisans, des mécaniciens, des médecins, des enseignants, des syndicats, et tous ceux qui ne s’affilient pas forcément aux partis politiques. A priori, la plupart de ces gens sont apolitiques et ont décidé de choisir celui qui doit prendre les décisions de l’Etat pour les cinq prochaines années. Voilà la nuance !

Quelles sont les actions que vous menez pour parvenir à l’objectif de faire élire IBK ?

Nous savons qu’IBK est bien aimé à travers le pays. Toutes ces associations, groupements que vous voyez qui se retrouvent tous autour de l’idéal d’IBK sont pour nous des gages très sérieux de la réussite de notre candidat. Nous avons nos coordinateurs partout. Nous avons nos membres un peu partout à travers le pays et même au-delà de nos frontières. Alors, nous travaillons en synergie pour aider notre pendant politique qui est Ensemble pour le Mali. Nous avons la certitude de gagner notre pari. Nous avons juste fait une démonstration spontanée le dimanche 8 juillet passé. Jamais le stade du 26 mars n’a connu autant de monde et en 48 heures seulement de mobilisation. Quant serait-il si nous avions eu une semaine de préparation ? Donc, notre objectif c’est la réélection du candidat, le président Ibrahim Boubacar Kéïta. Nous pensons que nous allons gagner ce pari parce que nous y croyons dur comme fer qu’il est l’homme de la situation. Il est la solution pour le Mali en tout cas. Je ne dévalorise pas les autres. Que Dieu m’en garde ! Mais, j’avoue que par ces temps qui courent, c’est l’homme qui peut nous sortir de là.

Certes le meeting a été une grande démonstration de force, mais l’élection se joue le jour du scrutin. Comment vous pouvez mesurer la dimension des électeurs que vous avez ?

Partout au niveau de nos représentants, il y a un grand registre qui nous aide à enregistrer tous nos éléments. Nous les aidons à chercher leurs cartes. Nous avons installé ou créer beaucoup de cellules et de bureaux par associations respectives. Toutes les associations faitières que vous avez vues ont travaillé d’arrache-pied depuis plus d’une année pour la plupart sur le terrain. Nous continuons à aller vers les électeurs dans le District et au-delà, en Europe, en Amérique. Donc c’est toute une ferveur qui entoure ces activités.

Ce que nous faisons, c’est du concert sur le terrain. Ce n’est pas le folklore qui nous intéresse. Ce n’est pas parce qu’on a rempli le stade du 26 mars que tout est gagné. Non, nous ne mesurons pas nos forces par rapport à ça. C’était juste une démonstration de force spontanée que nous avons fait en 48 heures. C’était pour donner la mesure des choses à ceux qui ne veulent pas croire qu’IBK 2018 est une réalité. C’est pour cela que nous nous activons et nous sommes sur le terrain. A l’heure où je vous parle nos membres sont sur le terrain dans tous les cercles, dans toutes les régions en train de travailler.

Le bilan du président IBK est suffisamment distillé à travers les médias et les réseaux sociaux. Mais, vous personnellement, quelles sont les 5 plus grandes réalisations que vous retenez ?

J’évoque tout de suite les efforts en faveur des militaires, notamment la Loi d’Orientation et de Programmation militaire, LOPM. L’Armée de l’air du Mali n’existait presque plus car elle n’avait pas un seul avion qui volait. C’est avec IBK que nous avons assisté à une renaissance des flottes aériennes militaires. Nous sommes dans une guerre asymétrique où l’ennemi peut surgir de nulle part pour frapper et disparaitre.

C’est seulement avec la flotte aérienne, les hélicos, les avions de chasse de type Super Tucano A29, canons ultra léger qu’on peut les réduire. Pour preuve, on a inversé la tendance sur le terrain. Les hommes qui sont sur le terrain sont entrainés et les officiers sont à la tâche. Tout cela il faut le mettre à l’actif d’IBK. Il a su requinquer le moral de la troupe. C’est extrêmement important pour parler de projet de développement et s’assurer que la sécurité est là. Aujourd’hui, nous avons une armée qui nous soulage. C’est une grande réussite.

Dans le domaine de l’agriculture, malgré le problème de pluviométrie, nous avons réussi beaucoup de choses en devenant premier producteur du coton dans sous-région avec plus de 700 000 tonnes. Ensuite, quand on gratifie les paysans par la subvention des tracteurs et des motoculteurs et qu’on baisse le prix des engrais et des intrants, franchement il faut dire merci au président IBK. Cela n’a pas été accompagné par des bruits de trompette. Et ceux qui étaient censés dire tout ça aux gens refusent de le dire parce qu’ils ne veulent pas que ces actions soient à l’actif d’IBK. Nous ne sommes pas d’accord, il faut que les gens sachent.

Il y a aussi les infrastructures routières. IBK a à son actif 822 km de routes. C’est beaucoup pour un pays qui est en guerre.

Regardez aussi les conditions des fonctionnaires. Il y a eu une augmentation de salaire de 21%. Ce n’est pas donné à tout le monde. Alors, que voulons-nous de plus ? Oui, nous voulons toujours aller de l’avant. IBK a su faire tout ça en cinq ans après avoir trouvé un pays en lambeau. Cela ne relève pas du miracle certes, mais je dirais que ce sont les prouesses d’IBK.

Les échangeurs multiples de Ségou, les ponts de Kayes et de Kayo à Koulikoro, les Aéroports de Kayes et de Bamako, voilà autant d’éléments de développement. Il faudrait que les gens comprennent qu’il y a eu un grand changement dans le pays.

Enfin, il faut signaler que Bamako est une ville propre, Ségou en est une, Kayes tout autant. On travaille dans le pays. Mais, le tout ne peut venir en un jour. Il faut qu’on se remette au travail. C’est pourquoi, je dis et je le redis : IBK a beaucoup fait.

Est-ce que vous êtes sûr que les élections auront lieu le 29 juillet et sur une grande partie du territoire national ?

Je suis convaincu que les élections auront bel et bien lieu le 29 juillet 2018. Je suis aussi convaincu qu’elles auront lieu dans la plupart des localités sur le territoire malien. Parce que les zones les plus contestées dont l’Opposition voulait se saisir pour dénoncer ou décrier, sont aujourd’hui heureusement les zones réceptives à la tenue des élections. En tant que président d’un mouvement de soutien de la société civile, j’ai des représentants un peu partout à Kidal, à Tessalit, à Taoudéni, à Gao et Tombouctou.

Mopti oui ! Mais, ce n’est pas parce qu’il y a une circonscription qui a maille à aller avec les rebelles ou quelques forces dissidentes, que cela peut entacher la tenue de l’élection. Le Mali est vraiment vaste. Si on a le drapeau malien qui flotte à Kidal et que les gens peuvent vaquer à leurs occupations. Nous avons connu une crise sporadique, multiforme. Mais, il ne faut qu’on donne l’impression que nous sommes un pays en guerre où il ne fait pas bon vivre, où il n’y a que les balles qui circulent çà et là. Nous ne sommes pas Waterloo. C’est faux et archifaux. Le vote aura lieu.

Vous ne pensez pas que la communauté internationale semble s’impliquer assez trop dans cette élection présidentielle à l’image de l’OIF, la CEDEAO, l’UE et la MINUSMA, en plus d’hommes politiques français qui parlent d’ « un régime actuel au Mali qui n’est pas à la hauteur » ?

Au fait, c’est nous même qui avons fait un très mauvais commerce de notre pays. Ce sont les Maliens eux-mêmes qui ont travaillé à livrer leur pays en pâture. Ils ont créé un climat délétère chez nous aux yeux de la communauté internationale. Il faut qu’ils arrivent ici pour se rendre compte de la réalité. Nous avons des émissaires qui se transforment en ennemis. Il y a certains qui jouissent de leur relation pour tronquer la réalité parce qu’ils veulent simplement faire mauvaise presse d’IBK et de son mandat.

Je dis simplement que ce sont des vendus. Parce que pour cinq ans de mandat, on ne détruit pas ses acquis, on n’amène pas son pays en pâture, on n’expose pas son pays sur du faux. Donc, ces observateurs sont ici pour se rassurer de toutes les correspondances qui leur arrivent, selon l’humeur d’un tel ambassadeur ou d’un autre. Ou bien par exemple, quand à l’Assemblée nationale française, le responsable du comité de défense parle de politique au Mali et dénigre le régime. Surtout quand il dit que le pouvoir actuel n’est pas à la hauteur. Lui, il est à la hauteur de quoi ?

C’est parce qu’il a des accointances avec quelqu’un de l’Opposition ici. Il n’entend qu’une cloche, qu’un son. Au moment où il disait ça, le Premier ministre français était en train d’apprécier notre Premier ministre. J’étais à Paris. C’est dire qu’il n’a même pas consulté sa base, ni écouté ses chefs. Il s’est juste mis à dire ce qu’il veut. Et moi je veux qu’on sorte de là. Je pense que ces Occidentaux sont des arbitres du sort du Mali. Quand il s’agit des problèmes maliano-maliens, qu’on laisse tomber franchement les avis des étrangers. Ce monsieur n’est pas un Dieu sur terre. Il ne connait pas le Mali mieux que nous. Alors on ne peut pas se fier à des petits commentaires venant d’un élu d’une circonscription de la France. Est-il qui pour nous ? Est-il Modibo Kéïta, Soundiata Kéïta ou Babemba ? Est-il Diarra, Sidibé, Coulibaly ou Touré ? Absolument pas ! A-t-il foutu les pieds au Mali ? Non !

C’est ça l’esclavage mental. Que l’on pense que nous devons nous soumettre à ce que ces Occidentaux disent là-bas. Qui sont-ils ? Que savent-ils de notre pays mieux que nous-mêmes ? Voilà, c’est un peu minable. Il ne faut pas que les intellectuels de l’Opposition se tapent la poitrine et soient contents de cela. Mais, demain, c’est leur tour. Nous sommes un pays souverain. Ces Français n’ont jamais cherché notre avis sur la composition de leur Gouvernement. Sarkozy est venu, il a fait tout ce qu’il a voulu. Ils ne nous ont pas écoutés. Pourquoi nous allons écouter ? Vraiment c’est fâcheux ! Ce que Trump fait aux Etats-Unis, notre avis lui importe peu ; les lois de chez eux le protègent contre tout ; les lois de chez nous ne nous protègent absolument contre rien. Et nous voulons boire au petit bonheur tout ce que ces Occidentaux nous disent. Sachons raison garder !

Est-ce que pensez que le président IBK peut passer dès le 1er tour ?

Cela est mon combat de toujours. J’ai pensé et je dis que c’était à la société civile en faveur d’IBK de faire une telle déclaration. J’ai tout le temps travaillé pour le Takokelen afin qu’on puisse faire l’économie d’un deuxième tour, parce que cet argent pourrait servir à satisfaire à beaucoup de doléances recensées çà et là par nos populations et nos travailleurs. Quand on regarde toute la ferveur qui entoure notre candidat et au regard de tout ce que l’on a recensé, je pense que nous pouvons réussir le Takokelen.

Un mot à l’endroit des électeurs

Je lance un appel à tous les Maliens d’avoir le courage d’aller retirer leurs cartes d’électeurs. Il ne sert à rien de rester à la maison et de dire que mon candidat va gagner. Il faudrait aller voter. Je travaille activement pour cela. Et le taux de pourcentage est extrêmement important. Ça nous évite les bulletins nuls. Je dis que pour cinq ans de mandat on ne détruit pas les acquis de son pays, on ne déstabilise pas son pays, on ne détruit pas ses bons rapports qui ont toujours prévalu dans notre société. Cinq ans, c’est vite passé, mais le Mali nous l’avons trouvé là et nous le laisserons à nos enfants.

Donc, nous demandons vivement aux uns et aux autres de la retenue. La campagne, c’est une période de liesse, de fête comme nous l’avons connue par le passé. Il ne faudrait qu’on cultive la haine çà et là. Ce n’est pas du tout malien, ce n’est pas musulman. Nous avons tout le temps connu le vivre ensemble, l’amitié, la fraternité, le cousinage. Nous ne sommes pas forcément de la même position politique aujourd’hui, mais c’est toujours la grande convergence pour le Mali qui l’emporte. Je respecte l’Opposition qui compose mes frères. Ce sont des Maliens. Mais IBK, c’est mon choix. Je souhaite que ce soit lui qui gagne. Ce qui ne veut pas dire que ceux qui ne vont pas gagner déméritent non plus. Faisons la fête. Je sais que mon candidat va gagner.

Réalisée par Sékou TAMBOURA

Source : aBamako

aBamako

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