IBK-Soumaïla Cissé au second tour : Flash sur les reports de voix possibles !

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Malgré les tapages politiciens nourris par les grandissimes favoris (IBK et Soumaïla Cissé), tout porte à croire qu’aucun candidat n’est en mesure de se faire élire dès le 1er tour de l’élection présidentielle du 29 juillet prochain.

Au regard du nombre de candidats en lice et du manque d’engouement des électeurs qui ne se bousculent point à hauteur de souhait pour aller retirer leur carte d’électeur, on peut dire avec certitude qu’il faut s’attendre à un second tour. Et si certains candidats croient réellement en leur capacité d’inverser l’ordre établie depuis 2013, à savoir le duel IBK-Soumaïla Cissé, il est à noter que c’est ce schéma qui se dessine à cette étape de la campagne électorale. Alors, si l’histoire se répète entre les deux hommes en août 2018, comment se présentera le tableau des alliances ? Notre analyse

La lutte pour l’alternance, tant chantée par les Maliens, sera très disputée pour être une réalité le 4 septembre 2018. A l’allure où vont les pronostics, ce sont les deux challengers du second tour de l’élection présidentielle de 2013 (IBK et Soumaïla Cissé) qui sont pressentis pour le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2018. C’est dire qu’avant même la tenue du scrutin du 1er tour, les esprits de l’opinion sont déjà fixés sur le second de l’élection où tout devrait se jouer cette année aussi. La seule particularité de l’élection présidentielle de 2018 est d’ailleurs qu’aucun des deux candidats annoncés au second ne peut, à présent, donner la certitude qu’il sera élu. L’enjeu de cette élection se trouve donc au second où chacun des deux grands favoris s’efforcera à rallier à sa cause le maximum de reports de voix.

IBK

En plus de l’Ensemble Pour le Mali, une coalition politique des partis de la Majorité présidentielle et de Mali IBK 2018 (l’ensemble des soutiens de la Société civile), qui porte sa candidature, le président de la République sortant, Ibrahim Boubacar Kéïta aura, nécessairement, besoin d’autres alliances au second tour pour se faire réélire pour un second et dernier mandat. Il n’est plus cet homme politique qui peut se contenter du bon commerce de son image. Ainsi, en cas de deuxième tour entre lui et Soumaïla Cissé, il pourra compter des soutiens de taille.

Soumaïla Cissé

Contrairement à 2013, la force de mobilisation du candidat de l’URD brouille tout pronostic possible en cas de second tour entre lui et le président IBK. Président d’un parti qui se classe comme la 2ème force politique du Mali et deux fois finalistes à l’élection présidentielle (en 2002 contre Amadou Toumani Touré et en 2013 challenger d’Ibrahim Boubacar Kéïta), celui que l’on surnomme Soumi champion a, aussi, le soutien du très populaire chroniquer malien, Youssouf Mohamed Bathily dit Ras Bath. Contrairement à la présidentielle de 2013, le candidat de l’URD n’est pas dans la course de l’élection présidentielle de 2018 pour être seulement au 2ème tour, mais, pour se faire élire président de la République cette fois-ci. En cas de deuxième tour, il pourra, à coup sûr, compter sur le soutien des membres de An Tè Abana et de certains candidats comme : Mamadou Oumar Sidibé, Moussa Sinko Coulibaly, Modibo Koné, Daba Diawara, Mohamed Ali Bathily, Modibo Kadjoké, Adama Kané, Kalfa Sanogo, Me Mountaga Tall.

Housseini Amion Guindo

L’ancien ministre de l’Education, Housseini Amion Guindo, a démissionné, certes, le lundi 7 mai 2018 du Gouvernement sur le mécontentement des responsables de la Majorité présidentielle qui défendaient le projet de candidature unique du président IBK. Mais, tout porte à croire que sa démission n’a rien avoir avec un quelconque problème avec le président IBK qui l’a défendu tout au long de son séjour dans le gouvernement notamment quand certains leaders sportifs avaient mis sa tête à prix lorsqu’il dirigeait le département des Sports. En toute évidence, Guindo veut juste tenter sa chance lors de l’élection présidentielle en tant que président d’une formation politique, la CODEM. C’est dire qu’en cas de deuxième tour entre IBK et Soumaïla, Poulo va soutenir la candidature du premier.

Président de la 4ème force politique du pays, il avait lui-même expliqué à la presse que son départ du Gouvernement n’est une rupture ni avec la majorité, ni avec le président IBK pour qui il dit avoir la plus haute estime. « J’ai démissionné du gouvernement, mais pas de la majorité. La CODEM reste membre à part entière de la majorité. Je réaffirme mon soutien au président IBK et soutiendrai sa candidature à la présidentielle », disait-il à l’époque.

Dramane Dembélé

Candidat (à la surprise générale) malheureux lors de l’élection présidentielle de 2013, Dramane Dembélé, ancien ministre d’IBK, bien qu’il se soit opposé à la décision de son parti de soutenir le président IBK dès le 1er tour, ne s’est jamais attaqué ouvertement à celui-ci. Probant 3ème lors de la présidentielle de 2013 derrière le IBK et Soumaïla, il a défendu la candidature du président IBK au second tour. Mais cette fois, il serait étonnant de le revoir soutenir IBK au cas où l’histoire du second tour de 2013 se répétait.

Modibo Sidibé

Bien qu’il soit de l’Opposition, il est évident que le candidat du Nouveau Pôle politique a de la maille à partir avec Soumaïla Cissé dont il a toujours contesté le titre de Chef de file de l’Opposition. Ceci explique-t-il la création de la Gauche républicaine dont il fait partie des principaux initiateurs. En cas de deuxième tour contre Soumaïla Cissé, le président de la République sortant pourrait bien négocier une alliance avec Modibo dont les critiques contre le régime sont toujours « habillées ».

Choguel Kokalla Maïga

Grand soutien d’IBK lors du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2013, membre de la Convention de la Majorité présidentielle, l’ancien ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga est le président du Mouvement patriotique pour le Renouveau (MPR). Si son parti est resté fidèle à IBK durant ses 5 dernières années au pouvoir en le défendant sur toutes ses actions, c’est, sans doute, grâce à son effort personnel. D’ailleurs, certaines sources proches de son parti indiquent qu’il a bataillé fort pour convaincre les militants du parti à rester dans la logique de soutien à la candidature d’IBK lors de la présidentielle de 2018.

Mais, ceux-ci ont filament eu raison de lui après son retrait du gouvernement. Il est allé à l’élection présidentielle de 2018 contre son gré. Du coup en cas d’un nouveau duel entre IBK et Soumaïla au second tour, il risque, lui aussi, de donner des consignes de vote en faveur du président IBK.

Niankoro Yeah Samaké

Le candidat du PACP réclame aussi depuis quelque temps le fait qu’il n’a pas de dent contre le président de la République. En conférence de presse, le mardi 10 juillet 2018 à la Maison de la presse, il annonçait aux journalistes qu’il n’a pas été limogé de son poste d’Ambassadeur du Mali en Inde par le président IBK. «Le 20 septembre 2017, j’ai fait le déplacement de New York afin de rencontrer le président IBK pour lui faire part de mon intention de retourner au bercail pour préparer le scrutin présidentiel.

Ce jour-là, je l’ai remercié pour la confiance placée en ma modeste personne. En plus du président, j’ai informé aussi le ministre des Affaires étrangères le 18 décembre 2017, en précisant que je compte rentrer le 15 janvier 2018. Mais, à ma grande surprise, en début janvier, j’ai vu des dénigrements à mon égard sur les réseaux sociaux. Bref, je n’ai pas été limogé comme certains tentent à le faire croire et c’est la première fois que j’apporte ces éclaircissements», avait précisé le conférencier. C’est dire que l’Ambassadeur Yeah va sans doute s’aligner du côté de son ancien chef, IBK, en cas de deuxième tour. Comme en 2013.

Youssouf Z KEITA

Source : aBamako

aBamako

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