Politique Nationale de Volontariat au Mali : Les acteurs en conclave pour valider le document

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Les acteurs intervenant dans le volontariat au Mali se sont rencontrés le mardi 17 juillet dernier à la Maison des Aînés pour partager l’avant-projet du document de Politique Nationale de Volontariat afin de l’enrichir et de le valider. Les travaux étaient présidés par Idrissa Guindo, secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne. Il avait à ses côtés, Ives Nassouri, représentant la secrétaire général de la Francophonie et Pr Adama Samassékou, conseiller à la Présidence.

«Le volontariat national est un statut juridique sous lequel, toute personne physique sans distinction de sexe ou de religion s’engage pour une durée déterminée et à titre exclusif à se consacrer à un projet d’intérêt général. De la création du Centre National de Promotion du Volontariat(CNPV) en 2013 à nos jours, les besoins des structures d’accueil, notamment les services publics, les collectivités territoriales, les partenaires au développement et les organisations de la société civile s’amplifient d’année en année. L’engouement des populations pour le volontariat, singulièrement celui des jeunes, se renforce au profit de l’Etat et des collectivités», s’est réjoui Idrissa Guindo. Avant d’ajouter que les volontaires nationaux s’activent à appuyer les communautés dans l’accès aux services sociaux de base notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, du développement social et des micros projets générateurs des revenus. Selon lui, les initiatives entreprises par les volontaires ont un double objectif : fournir aux populations pauvres un accès amélioré aux infrastructures socio-communautaires de base et contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de la gouvernance locale.

«Conformément à la volonté du président de la République qui est de rassembler les filles et fils du Mali autour d’un projet de reconstruction du pays, la Politique Nationale de Volontariat permettra d’appuyer et de consolider le Volontariat National dans sa marche vers d’autres progrès. Je demeure convaincu qu’au cours de cet atelier, vous examinerez en toute objectivité et avec professionnalisme, le document de politique nationale de volontariat qui vous est soumis» a-t-il indiqué.

Ives Nassouri, représentant de l’OIF pour sa part dira que la mobilité des jeunes dont le volontariat est l’un des six objectifs majeurs de la stratégie jeunesse de la francophonie. Une stratégie qui souligne la nécessité d’agir en faveur de la mobilité des jeunes et leur mise en réseau au niveau national, local et régional.

«Pour la francophonie, le volontariat est une opportunité pour les jeunes de découvrir leurs potentiels, de mieux se découvrir aux contacts des autres car c’est avec cela que les jeunes réalisent mieux ce qu’ils sont en partageant entre jeunes des valeurs de paix, de vivre ensemble. C’est aussi un levier qui permet de développer la solidarité et de promouvoir le sens de l’engagement chez les jeunes. C’est dans cette perspective que l’OIF va s’investir à appuyer le Mali pour mettre en œuvre les recommandations de cet atelier et à toutes les initiatives visant à renforcer les capacités des États à élaborer des politiques publiques et inclusives capables de répondre aux besoins des jeunes » a-t-il laissé entendre.

«Volontaire depuis toujours et c’est toujours un honneur pour moi d’être à la famille des volontaires. C’est la chose la plus sublime. Je dis souvent que le volontariat fait partie de notre ADN culturelle nous les africains parce que nous avons été éduqués à l’ouverture, au respect et à la solidarité envers les autres. Nous sommes en permanence avec les autres. En regardant le texte, je suis resté sur ma faim. Si j’avais un conseil à vous donner, c’est de vous recentrer sur nos propres dynamiques culturelles. Il est aussi utile d’intégrer davantage les éléments liés à la relation entre votre structure et celle de la culture et de l’éducation parce que les fondements de cette démarche sont dans cette éthique, jeunesse-éducation-culture » a expliqué Pr Adama Samassékou.

Moussa Sékou Diaby

Source : aBamako

aBamako

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