Élection présidentielle : Et Kidal dans tout ça ?

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Pour l’heure, les bousculades des candidats se succèdent à un rythme soutenu dans la capitale et dans les autres régions administratives du pays excepté les régions de Kidal, Taoudéni et Ménaka. La plus interrogative de ces régions reste Kidal ou le silence semble être le maitre mot de la campagne de cette élection présidentielle.

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Kidal, une région avec toutes ses spécificités stéréotypées dont la gestion semble ne plus être faite de même manière que les autres régions du Mali.

Quelques semaines avant l’ouverture des campagnes électorales, les cartes d’électeurs des Kidalois ont été acheminées à Kidal ville. Une très bonne stratégie a été mise en œuvre pour éviter tout tiraillement : les chefs des fractions viennent retirer les cartes d’électeurs des habitants de leur localité car, ils sont des personnalités incontestées dans la circonscription. Une façon de montrer que lorsque la volonté y est, les choses se passent comme dans le meilleur des mondes.

Avec cette stratégie de livraison à domicile, la région de Kidal est largement en avance dans la distribution des cartes par rapport aux autres régions du Mali. Une satisfaction qui ne doit pas laisser indifférente les autorités administratives du Mali. Mais le bât commence à blesser, car, jusqu’à preuve de contraire, seuls quelques candidats sont arrivés dans la région. Les autres candidats semblent être pris de myopie sur la voie conduisant a Kidal ou par crainte devenir une chair à canon ou encore une proie facile d’éventuels ravisseurs.

Pourtant dans leur slogan de campagne, ils affirment tous l’unité du pays, la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la création d’emplois et autres astuces motivant les électeurs à voter en leur faveur. La vérité commence déjà à les rattraper malgré le manque de pertinence de certains électeurs qui ne voient pas la réalité en face. Ces mêmes candidats harangueurs de foule n’ont pas le courage et la bravoure de fouler le sol de Kidal. Cette attitude a son pesant d’or et est signe d’un abandon d’une des parties du puzzle Mali, la 8e région administrative du Mali.

“Qui ne dit mot consent”, affirme-t-on dans le langage populaire. Tous les candidats devraient voir leurs agendas de campagne et mettre dans leur priorité que Kidal est bel et bien une partie du Mali. Le gouvernement pour sa part a déjà joué son rôle et sa responsabilité : le gouverneur est en partie présent, l’armée est aussi présente à travers le Moc.

Face à cette attitude des candidats (le fait de ne pas mettre le cap sur Kidal) et leur réticence à aller dans la localité suscite une interrogation qui revient sans cesse sur les lèvres des observateurs les plus avertis : l’élection présidentielle aura-t-elle lieu à Kidal vu l’absence des dix candidats potentiels à la magistrature suprême ?

Avec ce vent de mouvance çà et là, Kidal est presque devenu l’occiput du chien pour les candidats qui se disent détenir les solutions au problème du pays.

Espérons qu’avant la fin de la campagne, certains auront le courage d’atterrir à l’aéroport de Kidal. .

La rédaction

Source : aBamako

aBamako

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