Élection présidentielle, MoussaSinko Coulibaly : Pour l’application de l’accord de paix et la réfondation de l’Etat

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S’il est élu président de la République à l’issue du scrutin du 29 juillet prochain, le candidat de la Plateforme pour le changement, Moussa Sinko Coulibaly compte mettre en œuvre pour la période 2018- 2023 plusieurs actions pour le développement du pays, avec un accent particulier sur la paix et la consolidation du tissu social.
Le candidat de la Plateforme pour le changement envisage d’aller vite à une paix durable dont des éléments de réponse pourraient, selon lui, se trouver dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. « Une fois à Koulouba, nous allons mettre en application l’Accord, et constater ensemble, avec les parties prenantes, les difficultés et/ou les oublis et manquements. A partir de là, les Maliens pourront se mettre à table autour d’un processus de dialogue, de discussion pour améliorer le texte de l’accord», promet-il. Parlant de la restauration de l’unité nationale, le candidat Moussa Sinko estime qu’il faut restaurer la confiance entre tous les Maliens. Confiance qui, selon lui, a été brisée par la « mauvaise gouvernance» et le «népotisme» dans le choix des hommes qui doivent occuper des postes de responsabilité.
S’exprimant sur le volet sécuritaire, le candidat de la Plateforme pour le changement explique que l’Accord d’Alger peut servir de base de départ. «Nous pensons que toutes les régions doivent être traitées de la même façon, car tout ce qui serait bon pour une région sera sans doute bon pour les autres régions. Nous n’avons pas la prétention de dire qu’un seul parti politique, une seule association ou un seul groupe de Maliens peut avoir la solution à tout, mais nous avons la prétention de dire qu’en allant vers tous les Maliens, on peut avoir la solution à tout», dit-il.
A propos des forces de défense et de sécurité, Moussa Sinko Coulibaly salue leur comportement disciplinaire et leur professionnalisme. Car elles se battent au quotidien pour la défense de l’intégrité du territoire national et la protection des personnes et de leurs biens, a-t-il estimé avant de fustiger le comportement peu catholique d’une certaine hiérarchie civile et militaire qu’il promet de «nettoyer».
Quant au volet développement, le candidat de la Plateforme pour le changement promet d’assainir l’environnement des affaires et de faire en sorte que l’Etat respecte ses engagements vis-à-vis des investisseurs nationaux et étrangers. «Nous allons faire de la destination Mali, une destination attractive, en luttant contre la corruption», a-t-il déclaré, en promettant la réalisation d’infrastructures économiques et services de base. Pour ce faire, le candidat compte procéder à une réforme de l’Etat pour qu’une partie des ressources soit affectée aux collectivités décentralisées pour leur permettre de créer des activités génératrices de revenus. «L’économie malienne qui repose surtout sur l’élevage, l’artisanat, l’agriculture, l’exploitation brute des matières premières, a besoin d’infrastructures et de matériels de production, de transport et de transformation pour une croissance véritable et durable. Nous voulons qu’il y ait une vraie production sur le sol national, qu’il y ait une vraie transformation des produits disponibles sur le sol national et c’est ce qui enclencherait le processus de création d’emplois», développe le candidat.
Sur le plan sanitaire, Moussa Sinko Coulibaly promet la création dans chaque Région, d’un hôpital répondant aux normes et offrant toutes les possibilités de soins aux Maliens.

Abdoul Karim COULIBALY

BIOGRAPHIE

Moussa Sinko Coulibaly était encore colonel et directeur de cabinet du président du CNRDRE lorsque les rênes du département de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire lui furent confiées, le 24 avril 2012, dans la première équipe constituée par la Transition en 2012. Il fut régulièrement reconduit à la tête d’un département dont l’intitulé ne sera modifié qu’une fois durant cette période. Le 20 août 2012, il perdit « l’Aménagement du territoire » avant de le récupérer le 11 décembre suivant.
Moussa Sinko Coulibaly s’est patiemment mais opiniâtrement attelé à l’organisation de l’élection présidentielle de 2013 dans un contexte où l’entreprise semblait mission impossible. Après le scrutin présidentiel, il est nommé directeur de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondé Bèye. Il a démissionné en 2018 à la grande surprise, c’était pour préparer sa candidature à l’élection présidentielle.
Né à Bamako le 14 juillet 1972, le général Coulibaly est marié et père de deux filles et d’un garçon. Après le Prytanée militaire de Kati, Moussa Sinko Coulibaly suit les classes préparatoires de la Flèche en France de 1990 à 1992. Il obtient en 1995, le diplôme de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, en 1996, et un brevet de chef de section du Génie militaire de l’Ecole supérieure et d’application du génie d’Angers. De 2009 à 2010, il bénéficie d’une formation au Collège interarmes de défense de Yaoundé, d’un cours de planification opérationnelle KAIPTC à Accra, au Ghana, en 2006. Son expérience professionnelle le fait nommer instructeur permanent à l’EMIA de Koulikoro, d’octobre 1996 à septembre 1998. De 2000 à 2001, Moussa Sinko Coulibaly est nommé commandant de compagnie de la 261è compagnie et de support. Il fut directeur de l’instruction de l’Ecole de maintien de la paix de 2010 à mars 2012 et directeur de cette même école.
Polyglotte, le général Moussa Sinko Coulibaly parle couramment bambara, français, anglais et possède des connaissances en allemand et russe.

Source : aBamako

aBamako

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