De la préparation à la tenue du scrutin : l’ONU aux côtés du Mali

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Après la préparation, la Mission de l’ONU poursuit son appui logistique, technique et sécuritaire aux autorités maliennes. Pour la tenue de l’élection présidentielle 2018, les Nations Unies demeurent à leurs côtés.

Optimisation de la Fonction de Secrétaire et d'Assistant(e) de Direction
Le mandat de la MINUSMA enjoint à la Mission de soutenir le processus électoral au Mali, au plan logistique et technique mais aussi sécuritaire. Voilà pourquoi, tout au long de la préparation de l’élection présidentielle, la MINUSMA a ainsi transporté plus de 200 tonnes de matériels électoraux dans les régions du Nord et du Centre du pays, formé et déployé 70 agents électoraux et assistants logistiques munis de 49 véhicules. Durant ces dernières années et plus particulièrement ces derniers mois, la MINUSMA et l’équipe électorale intégrée des Nations Unies, ont participé au renforcement des capacités des acteurs de ce processus. Ainsi, plusieurs milliers de maliens parmi lesquels des membres d’organes de gestion des élections, de la Société civile, de partis politiques, ou encore des Forces de sécurité maliennes, ont reçu des formations et des initiations dans divers domaines liés aux élections.

Poursuivre le soutien en aval

Pour la MINUSMA, ce dimanche 29 juillet, c’est dès 8h du matin que les opérations ont débuté dans la majeure partie des bureaux de vote des grandes villes du Nord du Mali, où est déployée la Mission. Sur place, les Casques bleus et la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), ont intensifié leur présence aux côtés des Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FDSM). À Gao par exemple, entre les 28 et 30 juillet, les patrouilles régulières d’UNPOL dans la ville et ses alentours, sont passées à 5 heures de temps, 4 fois par jour. Intensification également pour la Force (les Casques bleus de la MINUSMA) dont les sorties pouvaient durer jusqu’à six heures chacune. Des hélicoptères ont également été déployés par la MINUSMA au-dessus de Tombouctou afin de soutenir le dispositif de sécurité en place.

Les médiateurs formés à travers le projet PACE (Projet d’Appui au Cycle Electoral) de l'UNIET (Equipe Electorale Intégrée des Nations Unies) ainsi que des équipes de rapporteurs, ont été dépêchés sur les lieux de vote, pour constater le bon déroulement du scrutin et le respect des droits de l’homme. Quant aux personnels civils de la MINUSMA dans les régions, ils se sont, en fonction de leur degré d’implication dans le processus, quasiment mis à la disposition des autorités qui l’ont souhaité. « À la demande du Gouverneur j’étais au Gouvernorat pendant toute la journée, pour suivre avec lui le processus et assurer une réponse immédiate en cas de besoin, » a déclaré Oumar Ba, le Chef du Bureau régional de la MINUSMA à Gao. Le Colonel-Major Sidiki Samaké, Gouverneur de Gao a également voulu que cet appui se poursuive après la fermeture des bureaux de vote pour : « que les centres de compilation et de centralisation au niveau des cercles soient renforcés en termes de sécurité, » a ajouté Oumar Ba avant de poursuivre en expliquant que « la Force et la Police de la MINUSMA ont appuyé le Commandant de zone des FAMa dans ce sens. Mardi prochain, les trois Préfets de la région de Gao seront acheminés pour le transport des résultats à Bamako ».

Si la journée s’est, dans l’ensemble, bien déroulée, des incidents sont néanmoins à déplorer. Ainsi, dans la Région de Kidal, le village d’Aguelhok et le camp de la MINUSMA ont essuyés des tirs de mortiers (dix impacts). Un obus est même tombé à quelques dizaines de mètres de l’école qui sert de bureaux de vote, sans toutefois faire de victime. Après un bref moment de panique, le vote a pu reprendre. Dans la Région de Tombouctou c’est le matériel électoral qui par endroits a fait l’objet d’enlèvements et parfois d’incendies délibérés.

Les Maliennes et les Maliens ont-ils sauvegardé l’essentiel ?

Il faut tout de même noter que dans toutes les zones de déploiement où les opérations de vote ont pu avoir lieu, les Maliennes et les Maliens ont accompli leur devoir citoyen dans le calme et la sérénité, sans heurts ni violences. Ceci, en respect aux nombreux appels à l’apaisement lancés par les candidats eux-mêmes, mais aussi, les leaders de la société civile, les leaders communautaires et religieux ainsi que la Communauté internationale, notamment par la voix du Secrétaire général des Nations Unies, Antonió Guterres. Dans un communiqué rendu public la veille du scrutin, le Chef de l’ONU appelait les Maliennes et les Maliens : « à maintenir ce cap de manière à ce que l'élection de dimanche soit une importante célébration de la démocratie. Le Secrétaire général encourage tous les acteurs politiques maliens à s'engager à faire de ce scrutin un processus pacifique, libre et transparent et à recourir aux institutions prévues à cet effet en cas de litiges, en accord avec la loi ».

De l’avis des observateurs, ce premier tour s’est donc relativement bien déroulé dans l’ensemble. Une dynamique dans laquelle il faudra se maintenir au second tour afin de ne pas rater ce rendez-vous du peuple du Mali avec son histoire et sans doute aussi avec son avenir.

Source : aBamako

aBamako

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