Mali: le candidat de l’opposition maintient la pression sur la présidentielle

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Bamako, 25 août 2018 (AFP) - Plus de 5.000 partisans de l’opposant malien
Soumaïla Cissé, officiellement battu à la présidentielle par le président
sortant Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ont marché samedi à Bamako pour
contester les résultats de ce scrutin, ont annoncé les organisateurs.
"Non aux résultats proclamés" ou "IBK, ne vole pas notre victoire",
pouvait-on lire sur des pancartes lors de cette marche dans le centre de
Bamako, sur une dizaine de km.
Les manifestants ont été encadrés sans incident par les forces de l’ordre.
Des marches ont également été organisées en province et à l’étranger, selon le
camp de Cissé.
"Nous voulons un pays en paix, tranquille, stable mais pas un pays ou le
président est élu par la fraude, le bourrage des urnes et la falsification des
résultats", a déclaré Soumaïla Cissé, lors de la marche, d’abord interdite
puis autorisée.
Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a obtenu 67,16% des suffrages au second
tour le 12 août, pour 32,84% à Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances
de 68 ans. La plus haute juridiction du pays a rejeté toutes les recours de
l’opposition, les jugeant irrecevables ou infondés pour manque de preuves.
M. Keïta avait dit le 20 août "tendre la main" à son "jeune frère" de
l’opposition.

"Il serait convenable et souhaitable qu’ici et maintenant, on prenne la
main que j’ai tendue à mon jeune frère Soumaila Cissé pour qu’il gère le réel
et non des illusions", avait-il déclaré jeudi à Nouakchott, où il a effectué
un bref déplacement, le premier depuis l’annonce de sa réélection.
Pour son deuxième mandat de cinq ans, qui débutera le 4 septembre, Ibrahim
Boubacar Keïta aura la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en
2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg.
L’accord avait été signé après l’intervention de l’armée française qui, en
2013, avait repris le contrôle du nord du Mali, où les jihadistes avaient
instauré la charia pendant un an.
Sa mise en oeuvre accumule les contretemps et n’a pas empêché les violences
de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le
Niger voisins.
str-mrb/jh

Source : aBamako

aBamako

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