Crise intercommunautaire au centre du Mali : L’accord trouvé entre les parties prenantes, en phase de se dégénérer

17

L’accord signé entre la communauté peule et la communauté dogon de Koro à la fin du mois d’août pour instaurer un cessez-le-feu dans la zone crée de nouveaux remous. Ni Da Na Amassagou, ni Tabital Pulaaku ne s’y reconnaissent. Cette situation n’est pas sans crainte.

À la fin du mois d’août dernier, un nouvel espoir naissait dans le cœur de tous les Maliens par la signature d’un accord entre les peuls et les dogons. Un accord de cessation de toutes les hostilités qui font de la région de Mopti une zone d’insécurité. Mais les espoirs sont sur le point de fondre comme du beurre au soleil, depuis hier lundi, où des reculades se font sentir.

En effet, cet accord passé entre la communauté peule et dogon de Koro est en phase de devenir un nouveau problème, dans la mesure où certaines parties de ces groupes ne se reconnaissent plus dans les clauses de cet accord. Rappelons que cet accord faisait état des causes de ce conflit qui n’a que trop duré entre ces deux communautés de Koro.

Outre cela, il évoque la question du partage des ressources entre elles. Les choses seront en train de se dégénérer parce que le groupe d’auto-défense dogon, Da Na Amassagou rejette et désapprouve cet accord en soutenant qu’il n’est pas temps de déposer les armes et qu’il faudrait continuer à défendre la population. De leur côté, les peuls, à travers Tabital Pulaaku, rejettent également ledit document en soutenant : « Nous n’avons pas été associés aux négociations. Nous voulons plus de garanties pour nos populations. Surtout que les attaques se poursuivent », dixit Abdoul Aziz Diallo, président de cette association peule du Mali.

Ce bras de fer au centre du pays entre des différents groupes ethniques du pays ne dit rien au pouvoir central qui ne se préoccupe que de sa réélection. Voilà le Mali de nos ancêtres ! Les fils des Babemba Traoré, des Samory Touré, des Soundjata Keita ! Le Mali de tous ces héros !

Fousseni TOGOLA

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here