Investiture d’IBK: Beaucoup d’absents pour un début de mandat délicat

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Pourrait-on gouverner un pays fracturé dans tous ses segments comme le Mali d’aujourd’hui? C’est la question que bon nombre d’observateurs se posent. Investi le mardi 4 septembre 2018 au palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, IBK n’a pas réussi à réunir toutes les grandes figures politiques et religieuses pour une communion nationale. Sans compter qu’il entame son deuxième mandat sur fond de contestation et dans un pays fracturé.

Le Président de la République a été investi pour un second mandat dans un contexte des plus singuliers. Cette investiture qui devrait être le début du sursaut contre ces maux qui ruinent notre pays, a laissé plus d’un sceptique, en constatant l’absence de grandes figures. Comme les anciens présidents, Alpha Oumar Konaré, Dioncounda Traoré ; les anciens premiers ministres Abdoulaye Idrissa Maiga, Cheick Modibo Diarra, Modibo Sidibé ; le chef de file de l’Opposition Soumaila Cissé ; des leaders religieux comme Mahmoud Dicko, Bouyé Haidara et Chérif Ousmane Madani Haidara. IBK, qui entame son second et dernier mandat, selon la constitution, devrait rassembler tous les fils et toutes les filles pour sortir par la grande porte de l’histoire, car sans rassemblement, sans union, sans consensus, il échouera assurément. Les défis auxquels le Mali est confronté, dépassent la seule compétence de ceux qui s’agitent au sein de la majorité présidentielle.

Il y a aujourd’hui urgence à fédérer toutes les synergies, à rassembler toutes les sensibilités et à unir toutes les couches socio-ethniques pour un sursaut patriotique afin de sauver l’essentiel qui est le Mali. Cette célèbre citation de Martin Luther King doit inspirer nos gouvernants : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots »

Youssouf Sissoko

Source : aBamako

aBamako

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