En guise de reconnaissance envers l’Arabie Saoudite : La grande mosquée de Bamako baptisée “Mosquée Roi Fayçal bin Abdulaziz”

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Inaugurée le 30 juillet 1976, la grande mosquée de Bamako sise à Bagadadji porte désormais le nom du Roi Fayçal Bin Abdoul Aziz d’Arabie saoudite. Cette décision a été prise par Décret présidentiel pris en conseil des ministres le 5 avril 2017. La cérémonie de baptême s’est déroulée quelques jours après, sous la présidence du Ministère en charge des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, en présence de plusieurs personnalités dont l’Ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Mali, Son Excellence, Masaud Ali Alharthy.

L’Ambassadeur du Royaume a saisi cette opportunité pour adresser ses sincères remerciements aux autorités maliennes, plus particulièrement au président de la République pour la décision courageuse de donner le nom du Roi Fayçal à la Grande mosquée. L’histoire de la Grande mosquée, dira-t-il, remonte de la visite du Roi Fayçal au Mali le 17 septembre 1966, sous le régime de l’ancien président Modibo Kéita qui a permis la réalisation de ce joyau, qui fait aujourd’hui la fierté de la communauté musulmane au Mali.

Cette cérémonie de baptême a été marquée par la remise d’un tableau d’honneur par l’Ambassadeur de l’Arabie Saoudite au président de la République.

Notons que la Grande mosquée de Bamako, construite en 1948, a subi une reconstruction à partir de 1966 grâce au soutien du Royaume d’Arabie saoudite sous la direction du Roi Fayçal. Elle fut inaugurée le 30 juillet 1976 par l’ancien président de la République, le Général Moussa Traoré.

El Hadj A.B. HAÏDARA

Coopération : Visite d’une délégation du Ministère saoudien des Affaires Islamiques à Bamako

Une délégation du ministère saoudien des Affaires Islamiques du Royaume d’Arabie Saoudite a séjourné à Bamako, du 29 mai au 1er juin 2017. Cette visite de travail s’est déroulée, juste un mois après la visite d’Etat du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, du 17 au 22 avril dernier, en terre saoudienne. Cela sur invitation du Roi Salman Ibn Abdel Aziz Saoud, Serviteur des deux grandes mosquées.

Elle a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de partenariat. Il s’agissait donc pour la délégation du Ministère saoudien des Affaires Islamiques de matérialiser certains accords signés entre les deux pays. Et la moisson a été bonne puisque la partie saoudienne a décidé de rénover la Grande mosquée du vendredi de Bamako, qui porte désorais le nom du Roi Fayçal.

La Maison du Hadj sera aussi dotée d’un nouveau bâtiment grâce à un fonds saoudien. Le département des Affaires religieuses et du Culte et l’Institut Khalid d’Hamdallaye bénéficieront de l’appui de l’Arabie Saoudite. C’est pourquoi, Thierno Hass Diallo était un ministre très comblé en recevant cette délégation conduite par Abdul Majeed M. A. Omari (directeur des Affaires extérieures au ministère saoudien des Affaires islamiques). Il était accompagné par trois autres personnalités dont Ali Zaguiby (directeur des Centres) l’Ingénieur Abdallah Zaharani (directeur des projets) et Hamade Bahous (membre du Cabinet).

Il faut rappeler que l’Arabie Saoudite est un pays ami du Mali et les liens de coopération entre les deux pays sont au beau fixe. L’Arabie Saoudite a été le deuxième pays à reconnaitre le Mali indépendant, après la République Fédérale d’Allemagne.

El Hadj A.B. H

Thierno A.Oumar Hass Diallo, ministre des affaires religieuses et du culte

“Nous portons l’Arabie Saoudite dans notre cœur. Et nous avons constaté un nouvel élan dans les relations diplomatiques entre nos deux pays ces dernières années”

Pour cet événement, il faut d’abord remercier très sincèrement le représentant du Serviteur des deux saintes mosquées au Mali, l’Ambassadeur Masaud Ali Alharthy. Depuis son arrivée, nous avons constaté un nouvel élan dans les relations diplomatiques entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment dans le cadre de la coopération islamique. Vous savez, le chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, a eu à faire deux visites en Arabie Saoudite, notamment une visite d’Etat. A chacune de ses visites, le président de la République a bénéficié d’un traitement particulier de Sa Majesté le Serviteur des deux Saintes Mosquées : avion personnel pour faire la Omra. Je peux témoigner parce que je faisais partie de la délégation. Aussi, vous avez vu, quand vous prenez toute cette coopération qui s’annonce en matière de développement pour le Mali, le Fonds saoudien, vous pourrez revenir à la question religieuse, il y a cette prise en charge pendant le pèlerinage. Cette année, le Mali a eu le plus grand nombre de quota d’invités royaux. Ensuite, il y a cette assistance que l’Arabie Saoudite nous apporte dans le cadre de l’organisation du pèlerinage. Je crois qu’il est à saluer. Unanimement, les uns et les autres sont d’accord de la bonne réussite de la campagne 2018 du pèlerinage. Certains m’ont dit que c’est historique. Je profite de cette occasion pour saluer l’implication de l’Ambassade et du Consulat d’Arabie Saoudite au Mali qui nous ont facilité tout le processus, notamment l’empreinte digitale, l’accélération des procédures de visas.

Je crois que là-dessus, nous pouvons espérer voir cette coopération, surtout le plan religieux, en ce qui me concerne, aller en profondeur avec un nombre d’actes que nous comptons poser pendant ce second mandat du président de la République.

L’Arabie Saoudite, tout le temps quand j’ai la chance de rencontrer les autorités saoudiennes, je leur dis que les autres vous aiment mais nous, nous vous portons dans notre cœur. Pour nous, l’Arabie Saoudite est en nous. Nous avons eu des souverains en des temps médiévaux qui ont fait le pèlerinage quand d’autres ne savaient pas où se trouvait la direction de la Kaaba et qui ont contribué à faire rayonner l’Islam dans la sous-région. Donc, l’Arabie Saoudite est vraiment une belle rose que nous travaillons à protéger.

Pour nous, l’Arabie Saoudite est un pays frère. Terre de naissance du Prophète (Paix et Salut sur Lui), de l’Islam, terre de la Kaaba, terre de la mosquée de Médine. Alors pour nous, pour tout croyant, nous tenons à l’Arabie Saoudite comme à la prunelle des yeux.

Pour ce qui est de l’anniversaire de la fête nationale qui sera célébrée le 24 septembre, je pense que c’est de participer aux côtés de l’Ambassade d’Arabie Saoudite au Mali à célébrer cela, parce que ce pays nous a aidés à être ce que nous sommes aujourd’hui sur le plan religieux. Vous savez, la grande mosquée de Bamako est un don saoudien. Nous avons décidé de baptiser cette mosquée au nom du Roi Fayçal Ibn Abdelaziz. J’espère bien viendra bientôt le moment de réaliser la rénovation totale de cette mosquée.

Aujourd’hui, nous sommes en train d’étudier un certain nombre de développementd d’axes sur le plan religieux que nous pourrons développer ensemble. Je pense que, vivement, ce pays est une puissance économique dans la sous-région du Golf arabique.

Il est bon, avec fierté, que nous nous assumions à côté de l’Arabie Saoudite, avec son dynamique Ambassadeur qui, aujourd’hui, se fond en ce peuple malien. Quand nous sommes des musulmans, nous sommes des frères. Je crois que c’est cela l’expression que nous donnent les comportements de l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Mali. Donc, bonne fête à eux pour des relations plus renforcées, pour d’autres visites du président de la République en terre sainte, pour une meilleure assistance de ce pays à ce département des Affaires Religieuses et du Culte pour le triomphe de l’Islam et de l’Islam tolérant».

Oumar Ibrahim Toure, ministre commissaire à la sécurité alimentaire

“L’Arabie Saoudite a toujours répondu présente à chaque fois qu’il y a eu crise au Mali dans le domaine de la sécurité alimentaire ou humanitaire”

En ce qui concerne les relations entre la République du Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, le constat que nous faisons, ce sont de très bonnes relations. La preuve, la visite que le président de la République a effectuée en Arabie Saoudite au cours de laquelle plusieurs accords ont été signés. Je veux tout simplement rappeler, par exemple, l’engagement de l’Arabie Saoudite à construire un 4ème pont à Bamako, à construire un hôpital ultramoderne et à reconstruire la route Sévaré-Gao.

Nous pensons que ce sont des actes très forts. Nous pensons aussi qu’à toutes les occasions, nous avons bénéficié d’une grande considération, de grande estime de la part de l’Arabie Saoudite, des autorités saoudiennes.

Egalement, le président de la République a pris part à un impressionnant exercice militaire à Dahzran. Un autre point important à notre égard, un pays qui est crise, qui connaît beaucoup de difficultés au plan sécuritaire, le G5 Sahel a été mis en place. Je crois que le principal donateur, le principal partenaire du G5 Sahel est l’Arabie Saoudite. C’est ce pays qui a déboursé environ 100 millions d’Euros pour venir en appui au G5 Sahel et particulièrement à son installation et à son opérationnalisation. Donc, ça veut dire qu’il y a beaucoup d’espoirs.

Et je vois également l’Ambassadeur Masaud Ali Alharthy se battre au quotidien et constamment pour assainir les relations entre l’Arabie Saoudite et le Mali. Je crois que l’Ambassadeur m’avait demandé si chacun de nous pouvait s’investir pour qu’après l’investiture du président IBK qu’il puisse effectuer sa première visite en Arabie Saoudite. Ce sont là des témoignages. J’ai eu des échanges avec lui.

De façon générale, ces relations existent entre l’Arabie Saoudite et le Mali depuis 1960. Et il y a des réalisations qui sont palpables, notamment le 2e pont, la grande mosquée, etc. Il y a tellement de réalisations.

Et ce qui nous concerne, dans le domaine humanitaire, dans le domaine de la sécurité alimentaire, chaque fois qu’il y a eu crise dans notre pays, l’Arabie Saoudite a répondu présente. Je crois que ce sont quelques points qui ont été soulignés en guise de témoignages. De façon générale, je considère les relations entre l’Arabie Saoudite et le Mali comme d’excellentes relations. Il s’agit pour nous, dans les perspectives, de pouvoir l’impulser et de faire en sorte que le Mali puisse aller toujours dans cette direction, parce que c’est un souhait ardent des autorités saoudiennes.

Pour le Hadj 2018, j’ai eu également l’occasion d’être parmi les invités du Roi. J’ai eu cet honneur, ce privilège de conduire une délégation de 20 personnes sur les Lieux Saints de l’Islam à l’invitation effectivement du Serviteur des deux saintes mosquées, le Roi Salman bin AbdoulazizAl Saoud et du Prince héritier Mohamed ben Salman pour cette générosité à notre faveur, en faveur du Mali. Et le constat que nous avons fait, c’est que le Mali a eu la délégation la plus forte en nombre. Au-delà des 20 personnes de ma délégation, il y avait également une délégation de 15 personnes constituée des ulémas. Et à ce niveau, nous avons pu bénéficier d’une attention plus particulière de la part des autorités saoudiennes.

Nous avons reçu d’abord la visite du ministre chargé des questions religieuses et islamiques venu nous voir à l’hôtel. Cela nous a permis non seulement de remercier les autorités saoudiennes, mais également de lui exprimer notre reconnaissance car tous les musulmans sont des frères. Donc, l’occasion nous a été donnée non seulement de prier pour la paix, mais de prier également pour le raffermissement des relations entre notre pays et l’Arabie Saoudite et prier pour nous-mêmes. Je crois que cela est extrêmement important parce que là, on nous permet en fait de réaliser un pilier extrêmement important de la vie musulmane, un des piliers de l’Islam.

Également, nous avons eu cet honneur, moi particulièrement, d’être parmi ceux qui étaient là pour présenter les vœux au Roi Salman bin le lendemain de la fête. Nous avons retenu dans son discours un certain nombre de points, notamment de maintenir le Mali par rapport à ses accréditations. Et cela est un message fort du Prophète Mohamed (PSL) en invitant les musulmans à travers le monde. Cela m’a permis de savoir qu’à travers le monde, c’est plus de 5 000 personnes qui ont été invitées cette année par le Roi Salman. Toutes ces personnes étaient dans d’excellentes conditions pour pouvoir accomplir le devoir religieux.

J’ai également retenu un autre point extrêmement important, c’est-à-dire l’ambition du Royaume d’Arabie Saoudite d’accroître ce nombre-là. Parce que, ce qui nous a été révélé, ces deux dernières années l’Arabie Saoudite a enregistré 150 millions de visiteurs ou pèlerins. Cette année 2018, nous étions à 9 millions déjà dont 2,5 millions de pèlerins. Donc, ce sont des chiffres extrêmement importants. Surtout, un point sur lequel le Roi Salman avait mis l’accent, c’est la lutte contre le terrorisme. Pour quelqu’un qui vient du Mali, c’est un message extrêmement important.

Au-delà de la fraternité qu’il a exprimée entre l’ensemble des peuples musulmans, le Roi a martelé que l’Arabie Saoudite va être intraitable dans la lutte contre le terrorisme et qu’elle s’engage partout où il y a le terrorisme pour apporter son soutien. Je crois que pour un pays comme le Mali cela est extrêmement important. De façon générale, c’est pour dire simplement que j’ai été très heureux d’être parmi les invités du Roi aussi bien que ma délégation. Même à notre retour, l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Mali nous a entourés de toute la fraternité. Nous avons été invités à son domicile où nous avons partagé des moments importants parce qu’au niveau de la vie musulmane, partager un repas ensemble est extrêmement significatif.

En plus du repas, il nous a également invités à participer à la fête du Roi de l’Arabie Saoudite qui doit être célébrée au Mali le lundi 24 septembre. Pour dire tout simplement que l’Arabie Saoudite dont on va fêter le 88e anniversaire de la naissance du Royaume est un pays millénaire. Nous serons tous heureux d’être à cette fête parce qu’elle nous permet également de savoir davantage également tout ce que l’Arabie Saoudite souhaite pour notre pays en termes de relations, d’inventions, de progrès, de développement. Donc, je ne peux que souhaiter longue vie à l’Arabie Saoudite et souhaiter que notre relation se renforce davantage.

Jean Claude Sidibé, ministre en charge des sports :

“Il est nécessaire aujourd’hui que le Mali et l’Arabie Saoudite tissent une coopération sportive”

Le Ministre des Sports, Jean Claude Sidibé
Le Ministre des Sports, Jean Claude Sidibé
La République du Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite sont de vieux amis depuis les 13è et 14è siècles avec le célèbre voyage de Kankou Moussa sur la Mecque, qui selon les historiens modernes, aurait été le premier à développer l’industrie de l’or sur l’Asie médiévale. De l’indépendance à nos jours, l’Arabie Saoudite n’a cessé de développer un lien de coopération avec le Mali, notamment dans le cadre de l’organisation du Pèlerinage à la Mecque en passant par des appuis budgétaires, un prêt de solidarité et la construction des mosquées. Sans oublier le renforcement islamique.

Sur le plan sportif, l’Arabie Saoudite a récemment invité la sélection nationale junior pour livrer deux matches amicaux. Il s’agira maintenant que le Mali et l’Arabie Saoudite puissent tisser désormais une coopération sportive.

Il est bon de souligner que l’Arabie Saoudite est en train de prendre des dispositions afin d’aider le département des Sports à construire des salles de Gym dans certaines régions. Il s’agit là de muni-palais des Sports.

En tout cas, nous ferons tout pour intensifier davantage nos liens de coopération sportive afin de tisser des partenariats bénéfiques pour le développement du sport. Cela dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du sport».

Boulkassoum Haïdara, président du conseil économique, social et culturel :

“La fête nationale d’Arabie Saoudite mérite d’être célébrée au Mali avec beaucoup d’attention de la part des autorités maliennes”

Boulkassoum Haidara
Je suis très heureux d’être parmi les invités du Serviteur des deux Saintes mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud pour effectuer le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Je profite de cette opportunité pour adresser ses sincères remerciements aux autorités saoudiennes plus particulièrement à l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite, Son Excellence Masaud Ali Alharthy pour m’avoir facilité toutes les procédures. Dieu merci, nous avons effectué ce 5ème pilier de l’islam dans de très bonnes conditions.

Personnellement, j’ai été impressionné par la culture de la sécurité dans ce pays. Et je pense que si notre vigilance avait atteint ce niveau, il y a beaucoup de dérapages sécuritaires qui nous seraient évités. Je prends quelques exemples. Il m’est arrivé de sortir pour accompagner un visiteur. J’avais laissé mon badge dans ma chambre. Les agents de sécurité m’ont très bien vu quand je sortais. Mais à mon retour, j’ai trouvé que l’équipe qui m’a vu sortir avait été remplacée. Et ce fut la croix et la bannière pour accéder à mon hôtel. Ils m’ont dit que je n’ai pas de badge et que rien ne leur prouve que je sois de cet hôtel. Il a fallu l’intervention du protocole royal pour que je puisse rejoindre ma chambre. J’ai beaucoup apprécié cela. Et la 2e grande impression. Un vendredi, nous sommes sortis en équipe pour aller prier. Le muezzin était accompagné par des officiers, des policiers en civil. Il nous a dit de nous arrêter. Le chien renifleur a fait le tour pour savoir entre le moment de la prière et notre retour s’l n’y a pas eu quelque chose de suspect. J’ai beaucoup apprécié cela aussi.

Je pense que la coopération entre le Mali et l’Arabie Saoudite est excellente. J’ai eu la chance d’être dans la délégation lors de la visite du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, en Arabie Saoudite avec de grands imams comme Mohamoud Dicko, l’imam de Tombouctou … et beaucoup de ministres. La délégation a été accueillie avec tous les honneurs. Cela veut dire que l’Arabie Saoudite accorde une attention particulière à notre pays. C’est pour vous dire que les relations entre le Mali et l’Arabie Saoudite se portent aujourd’hui très bien.

Il faut reconnaître que notre coopération d’amitié, de fraternité, date de plus d’un demi-siècle. Ce que témoigne le Pont Fahd. Je pense que cette relation peut s’améliorer.

Je pense qu’il est nécessaire que nous fassions tout pour renforcer nos relations avec l’Arabie Saoudite dans d’autres domaines. Quelqu’un m’avait même conseillé, si je pouvais avoir l’occasion d’inviter le Gouverneur de Médine au Mali pour mieux améliorer davantage la relation entre l’Arabie Saoudite et le Mali. Au moment voulu, je vais essayer d’en parler avec le chef de l’Etat ou avec le chef du gouvernement pour voir s’il y a une possibilité de le faire venir pour visiter le Mali.

En ce qui concerne la fête nationale, je pense que cette célébration se fait pratiquement chaque année, généralement le 23 septembre. Et sur la carte que j’ai reçue, cette année, l’événement sera célébré le 24 septembre prochain. Cela prouve que l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite attache un grand intérêt à cette journée. Et plusieurs fois il m’appelle personnellement pour me demander de bien vouloir lui faire honneur d’assister à cette journée. Et cela veut dire qu’il attache un intérêt particulier à cette fête nationale de son pays. Cette journée est une occasion pour rappeler les dispositions prises entre l’Arabie Saoudite et le Mali afin de renforcer nos relations. Je pense que c’est une journée qui mérite d’être célébrée avec beaucoup d’attention de la part des autorités maliennes. S’il plaît à Dieu, je vais prendre toutes les dispositions pour être là, le 24 septembre».

CULTURE : De nombreux sites saoudiens inscrits surla Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco

De Madâ’in Salih à la ville de Jeddah, on compte cinq sites de l’Arabie Saoudite inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). La pertinence de leur choix est incontestable. En tout cas, ils participent au rayonnement culturel du Royaume. La preuve…

En Arabie Saoudite, il existe cinq sites historiques qui ont été inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial après avoir été approuvés par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Tout a commencé par le site de Madâ’in Salih, qui a été inscrit en 2008, et le District d’at-Turaif à l’Ancien Diriyih a été ensuite inscrit en 2010. Et en 2014, la ville historique de Jeddah a également été inscrite, et l’Art rupestre de la région de Hail a figuré sur la Liste du Patrimoine mondial en 2015. Ensuite, l’Unesco, en 2015, a procédé à l’inscription de dix sites saoudiens sur la liste temporaire, qui est la première étape pour inscription sur la Liste du Patrimoine mondial, y compris “Oasis d’Al-Hasa” qui a été inscrit plus tard sur la Liste du Patrimoine mondial, précisément en 2018.

Madâ’in Salih

Madâ’in Salih, un site archéologique en Arabie Saoudite, est situé dans la province d’Oulâ de Médine, et occupe une position stratégique sur la route reliant la péninsule arabique sud, la Mésopotamie et le Levant et l’Egypte. Situés à 22 km, les Maisons de la tribu de Thamoud sont connues sous le nom de Hidjr depuis la nuit des temps, dans la vallée des villages entre la ville de Médine et Tabuk.

Le nom de Madâ’in Salih, les villes de Salih, du nom du prophète qui, d’après le Coran, aurait tenté de convertir au culte du Dieu Unique la tribu de Thamoud. Hidjr tire sa renommée historique de son emplacement sur la route de l’ancien commerce, qui relie le Sud de la péninsule arabique et la Grande-Syrie, ainsi que ses habitants, les Thamoudéens, les fils de Lahyâni ainsi que les Nabatéens.

La ville de Hidjr contient une énorme quantité d’inscriptions rhombiques de la tribu Lahyanéens dont les symboles doivent être étudiés pour mieux comprendre. Et les régions d’Oulâ, Didâni et Kherbah sont les traces de la tribu Lahyanéens, la plus ancienne et remonte probablement à 1700 avant J.-C., selon la littérature.

En 2008, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a annoncé l’inscription de la ville de Hidjr sur la Liste du Patrimoine mondial, devenant ainsi le premier site en Arabie Saoudite inscrit sur ladite liste.

District d’at-Turaif à Diriyah

District d’at-Turaif est l’un des sites politiques et géographiques les plus importants du Royaume d’Arabie Saoudite depuis la création du premier Etat saoudien, dans le Centre de la péninsule arabique, au nord-ouest de Ryad, plus précisément dans la ville de Diriyah. Fondée au 15e siècle, elle témoigne du style architectural Nadji, propre au cœur de la péninsule arabique. Au 18e et au début du 19e siècle, son rôle politique et religieux s’est accru et la citadelle d’at-Turaif est devenue le centre du pouvoir des Saoud et de la diffusion de la réforme salafiste au sein de la religion musulmane. Le bien comprend des vestiges de nombreux palais et d’un ensemble urbain érigé en bordure de l’oasis ad-Dir’iyah.

Le site du District d’at-Turaif à Diriay a été inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 1431-H correspondant à 2010. Il est un symbole national dans l’Histoire du Royaume d’Arabie Saoudite, dont il fut la première capitale de la dynastie saoudienne. En plus, il a marqué un tournant historique dans la péninsule arabique, après le soutien de l’Imam Mohamed bin Saoud à la réforme religieuse prêchée par Cheick Mohamed bin Abdul Wahab en 1157-H correspondant à 1744, dès lors, la ville de Diriyah est devenue la base de la fondation de l’Etat et la capitale administrative et de science jusqu’à 1240-H correspondant à 1824 où l’Imam Turqie a choisi Riyadh comme la nouvelle capitale administrative.

La ville historique de Djeddah

La ville historique de Djeddah, localement appelée (localité de Jeddah), est située dans le centre-ville de Jeddah, datant – selon certains sources – aux temps de pré-Islam. L’époque du troisième calife Othman ibn Affan, où il fit de Djeddah le port officiel de La Mecque en 26-H, correspond à 647. La ville historique de Djeddah comprend un certain nombre de monuments et bâtiments du patrimoine culturel, tels que les traces du mur de Jeddah ses quartiers historiques : le quartier sombre, le quartier de Sham, le quartier de Yémen et le quartier de mer.

La ville historique de Djeddah regroupe également un certain nombre de mosquées historiques, notamment : la mosquée Othman bin Affan, la mosquée Shafi’i, la mosquée Basha, la mosquée Oukash, la mosquée Al-Mi-imar, la mosquée Alhanaf, et encore moins des marchés historiques. La ville historique de Djeddah a été inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial le 21 juin 2014.

Parmi les plus célèbres et les plus anciens bâtiments existants jusqu’à nos jours : Dar Al Nassif et Dar Al Jamjoom au quartier de Yémen, Dar Al-Baeshen, Al-Cheikh et Al-Kabil, la Mosquée Shafi’i au quartier sombre, Dar Al-Banaja et Al-Zahid au quartier de Sham, et enfin Dar Al-Namir au quartier de Mer.Certains de ces bâtiments ont plus de 30 mètres de hauteur, et certains d’entre eux sont restés robustes et leur construction reste en bon état après des décennies. Les bois décoratifs utilisés dans les murs avec de grandes surfaces ont facilité la ventilation et la circulation d’air autour des maisons et la projection des ombres sur les murs de la maison afin tempérer la chaleur.

Oasis d’Al-Ahsa

L’Oasis d’Al-Hassa (Hassa ou Al-Ahsa,) est le plus grande oasis du Royaume d’Arabie Saoudite, située dans le désert de la province orientale saoudienne d’Ach-Charqiya. Elle couvre une superficie de 16 000 hectares (160 km2) avec plus de deux millions de palmiers, et elle est le cinquième site de l’Arabie inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial des sites Unesco.

L’Oasis d’Al-Hassa est une plaine fertile entre la plage du golfe arabique et les déserts (Dahna et Somani), elle comprend également de vastes zones plantées de palmiers, d’agrumes et de légumes, des terres agricoles plates à une altitude entre 120 et 160 mètres au-dessus du niveau de la mer avec une légère pente d’ouest en est.

L’Oasis se caractérise par ses nappes phréatiques. Elle fait également partie de la région d’Al-Ahsa, qui est l’une des zones tropicales à climat sec, où l’année est divisée en deux, un long été dure cinq mois de l’année, et l’hiver entre le froid et la modération. Le printemps et l’automne ne dépassent pas quelques jours. Il pleut en moyenne 50 à 100 mm, et des sources naturelles sont disponibles dans l’Oasis d’Al-Ahsa (grâce à la formation de la Néogène), les eaux venant de l’Ouest et du Sud-ouest. Les sources d’Al-Ahsa les plus réputées sont situées dans une zone limitée et une bande continue du côté ouest de l’Oasis.

Le nombre de palmiers dépasse deux millions, dont la production annuelle est estimée à plus de 100 000 tonnes de dattes. On cultive également des arbres fruitiers avec la culture de la datte, estimée à environ 400 000 arbres avec une production annuelle de 13 000 tonnes, tandis que les autres cultures agricoles ont une superficie de 1800 hectares.

Oasis Al-Ahsa a été inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco par la direction du patrimoine culturel lors de la 42e réunion du Comité du patrimoine mondial, tenue à Manama, Royaume de Bahreïn, du 28 juin au 2 juillet 2018. Le site comprend plusieurs monuments historiques, tels que la Mosquée Jawathy et le Palais d’Abraham, le Palais Sahod, le Palais Mehaires, le Palais d’Abou Jalal, le port Aqeer, le mont de Qarah le mont et le marché de Qaisoryah.

Source : aBamako

aBamako

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