Le Mali est « en train de renaître » (Le Drian)

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Bamako, 23 sept 2018 (AFP) - Le Mali, dont le président a entamé un second
mandat de cinq ans, est "en train de renaître", a estimé le chef de la
diplomatie française Jean-Yves Le Drian, selon qui les autorités maliennes
doivent dorénavant "être au rendez-vous" de la paix.
"Le Mali est en train de renaître, maintenant il faut être au rendez-vous"
et mettre en oeuvre les accords de paix signés en 2015 à Alger avec
l'ex-rébellion à dominante touareg et jamais appliqués, a affirmé à l'AFP le
ministre français à l'issue d'un déplacement à Bamako au cours duquel il a
notamment assisté à une parade militaire à l'occasion du 58e anniversaire de
l'indépendance, un "défilé de la fierté retrouvée".
"Le Mali a retrouvé sa fierté et les conditions sont réunies pour qu'une
phase de stabilisation et de réconciliation se mette en oeuvre, tous les
éléments sont là", a ajouté M. Le Drian, qui sent "une réelle volonté" en ce
sens du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et du Premier ministre
Souleymou Boubeye Maïga qu'il a rencontrés.
Mais cet "espace" est "contraint" selon lui. L'Etat malien, très
centralisé, doit "engager la régionalisation". Le président IBK "veut le faire
par une réforme de la constitution", selon le ministre.
Il doit également mettre en oeuvre le processus de démobilisation et de
désarmement des groupes armés signataires de l'accord. Il faut également
"renforcer la présence de l'Etat malien au centre (du pays), dont il a
tendance à disparaître, en laissant le champ libre à la katiba Macina", un
groupe jihadiste, a-t-il plaidé. Le Premier ministre lui a indiqué qu'il irait
à Mopti (centre) lundi à l'occasion de la rentrée des classes, a-t-il noté.
"Si tout ça se met en oeuvre, il ne devrait pas y avoir de difficultés pour
reconduire normalement la mission des Nations unies au mois de mars prochain",
selon lui.
Lors du renouvellement du mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma)
en juin, les 15 membres du Conseil de sécurité ont mis en garde les parties
maliennes sur la nécessité d'obtenir des progrès rapides dans le processus de
paix, sous peine de mettre fin à la mission.
La Minusma mobilise 15.000 personnes, dont 12.000 militaires.
Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes
jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une
intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui
se poursuit actuellement.
Malgré l'accord d'Alger censé isoler les jihadistes, les violences de ces
derniers se sont étendues du nord vers le centre et le sud du Mali et vers le
Burkina Faso et le Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits ethniques
mra/dar

Source : aBamako

aBamako

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