Jean-Jack Mainier, Directeur Afrique de l’Ouest de la Fondation Aga Khan : « Nous souhaitons répondre de nouveau à cet engagement d’aller vers les populations les plus vulnérables… »

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Au cours de l’atelier national de partage d’expérience et de bonnes pratiques sur les Soins Essentiels dans la Communauté (SEC) qui a eu lieu en début du mois, le Directeur Afrique de l’Ouest de la Fondation Aga Khan Jean-Jack Mainier est revenu sur la mission et la vision de la fondation au Mali ainsi que le projet SECPro qui est mise en œuvre par la fondation depuis 2016. Ce projet contribue au renforcement de la stratégie des Soins Essentiels dans la Communauté et contribue aussi aux efforts de l'état du Mali de lutte contre la mortalité maternelle néonatale et infantile.

Quelles sont les missions de la Fondation Agakhan en Afrique de l’Ouest?

Je crois que la fondation Agakhan en Afrique de l’Ouest, c’est avant tout un engagement. Un engagement par rapport à une mission, à une vision qui est essentiellement inspiré par notre fondateur, notre guide qui est l’Agakhan lui-même, et qui vise à proposer des services aux populations les plus défavorisées afin d’améliorer leur condition de vie avec une attention particulière pour des segments encore qui sont encore plus vulnérables de la population qui sont comme les femmes et les enfants et allant un pas plus loin encore, une attention particulière est prêtée aux populations très pauvres.

Quels sont les domaines d’interventions de la Fondation ?

Pour implémenter cette mission et cette vision, il faut des outils. Et les principaux outils pour nous, c’est les secteurs de développement qui sont essentiellement aujourd’hui : la santé, l’agriculture et la sécurité alimentaire par le passé ça été l’éducation aussi. Donc, c’est dans ces secteurs là que nous intervenons en Afrique de l’Ouest. Et chose importante, on essaye de proposer, ce n’est pas toujours facile mais c’est une approche intégrée. C’est-à-dire qu’on arrive avec cet ensemble d’outils qu’on met à la disposition des populations dans des régions très sensibles, notamment si on parle du Mali, la fondation intervient surtout dans la région centrale à Mopti.

Vous avez cité trois secteurs essentiels dont le premier est la santé. Quel est le rôle que la Fondation joue dans ce secteur au Mali, notamment dans les Soins Essentiels Communautaires ?

Nous souhaitons répondre de nouveau à cet engagement d’aller vers les populations les plus vulnérables, des populations qui habitent dans les zones éloignées et d’accès difficile à tous les services dans ce cas particulier par rapport aux services de la santé. Dans un pays comme le Mali un des défis majeurs pour le ministère de la santé, c’est de pouvoir proposer des services dans des villages qui sont souvent très éloignés des agglomérations principales. Pour des raisons diverses, il est souvent difficile de déplacer des équipes ou d’installer des infrastructures dans des villages disséminés partout dans le pays. La stratégie qui est proposé par le ministère de la santé, c’est la stratégie SEC. Ce sont des services de santé orientés à la communauté et donc là interviennent essentiellement comme éléments central les Agents de Santé Communautaire (ASC). Voilà un des éléments principal d’attention de notre projet, le projet qui est soutenu par la Fondation Agakhan mais implémenter par d’autres acteurs de pouvoir mettre en place cette politique nationale de santé dans toutes ses composantes en prêtant une attention particulière de nouveau à assurer des services de santé de qualité via les agents de santé communautaire dans ses villages éloignés.

Quel est le projet de la Fondation qui s’occupe de ces agents de santé ?

C’est le projet SECPro, c’est un projet qui est soutenu par l’USAID et mise en œuvre par notre fondation en coordination avec d’autres acteurs. Donc, c’est un projet qui est assez vaste parce qu’il couvre différents secteurs et qui doit répondre à des différents défis aussi. Un des défis les plus importants c’est la pérennisation. Comme vous le savez les projets ont des cycles de vie très court et après il faut passer la main. Et la remise dans des projets aussi complexe que celui-là revient au ministère de la santé. Et un des éléments principaux de ce projet en termes de défis, c’est justement la possibilité que le ministère puisse prendre en charge les agents de santé communautaire. Or, il y’a dans ce pays des milliers d’agents communautaires qui sont impliqués dans l’implémentation de cette stratégie.

Propos recueillis par Ousmane Baba Dramé

Source : aBamako

aBamako

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