Menace sur la liberté de manifestation : La caravane de l’opposition dispersée par la police

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Bilan : Des blessés, des véhicules saccagés et une dizaine de personnes arrêtées La caravane des partisans de l’honorable Soumaïla Cissé a été dispersée le vendredi 21 septembre 2018 dans l’après midi par les forces de l’ordre à l’aide des gaz lacrymogènes. Décidée à faire leur caravane pour dénoncer et lutter contre la fraude électorale, l’opposition a été confrontée au niet des forces de l’ordre. A cet effet, des échauffourées ont éclatés entre les manifestants et les forces de l’ordre dans plusieurs parties de la ville, particulièrement en commune IV du district de Bamako. Selon les responsables de l’opposition, lors de cette répression policière il y a eu : des blessés, des véhicules saccagés et une dizaine de personnes arrêtées. Dans un communiqué rendu public le vendredi 21 septembre 2018, le directoire de campagne de la Plateforme « ensemble restaurons l’espoir » a vigoureusement condamné les arrestations « arbitraires » et exhorte les responsables à se ressaisir en libérant immédiatement les victimes innocentes.

La journée du vendredi fut chaude à Bamako. Et pour cause, un climat délétère s’était installé entre l’opposition qui prévoyait une caravane dans les six communes du district de Bamako le vendredi 21 septembre, un meeting le samedi 22 septembre 2018 devant la Bourse du travail et les forces de l’ordre qui ont décidé d’empêcher lesdites manifestations. Les deux parties étaient donc campées sur leurs positions. C’est ainsi que les échauffourées ont donc éclatés entre les manifestants et les forces de l’ordre dans plusieurs parties de la ville, particulièrement en commune IV du district de Bamako. Même les journalistes n’étaient pas les bienvenues devant la bourse du travail, lieu de convergence des caravaniers. En commune IV du district de Bamako, les jeunes manifestants étaient parvenus à un moment donné, à repousser les forces de l’ordre. Le meeting programmé le samedi 22 septembre à 10 heures à la bourse du travail, n’a pas eu lieu car les forces de l’ordre étaient toujours aux aguets dans ces alentours. Selon les responsables de l’opposition, le bilan de cette répression policière est de : des blessés, des véhicules saccagés et une dizaine de personnes arrêtées. « La liste de nos camarades détenus au 1er arrondissement est : Niani Coulibaly dit Bouba Fall, Oumarou Diarra, Amadou Niangado, Sékou Ballo, Chiaka Berthé, Kassim Coulibaly, Mme Michèle Moncourt, Mme Fanta Gamby, Mme Adam Cissé, Mme Tinin Cissé. A noter que parmi ces personnes, il y a une femme enceinte et une maman de 69 », précise la directrice adjointe de campagne de Soumaïla Cissé, Mme Diakité Kadidia Fofana. Furieux de cette attitude des autorités maliennes visant à interdire les libertés démocratiques, le directoire de campagne de la Plateforme « ensemble restaurons l’espoir » a fait un communiqué le vendredi 21 septembre 2018 pour exiger la libération des détenus. « Le directoire de campagne de la plate forme ENSEMBLE RESTAURONS L'ESPOIR a adressé une lettre d'information au gouverneur du district de Bamako le 18 septembre 2018 relative à l'organisation d'une caravane a travers toutes les communes le vendredi 21 septembre 2018 suivi d'un meeting le samedi 22 septembre sur l'esplanade de la bourse du travail. En réponse le gouverneur du district d'abord par un simple SMS, puis par copie de lettre adressée au directeur de campagne a notifié ne pas pouvoir donner une suite favorable à ces manifestations. Nous rappelons que le droit de manifester au Mali, est un droit constitutionnel et que cette mesure d'interdiction est une violation de la loi et de la charte des partis. Elle ne repose sur aucun motif valable et procède tout simplement du fait du prince », souligne le communiqué produit par le directoire de campagne de l’honorable Soumaïla Cissé. Il ressort de ce communiqué que la plateforme a suffisamment démontré si besoin en était, son caractère pacifique et républicain lors de toutes les manifestations qu'elle a organisé et où aucun débordement n'a été constaté. La plateforme, indique le communiqué, rend le gouvernement entièrement responsable de toutes les conséquences issues de cette violation des libertés. « Une dizaine de personnes ont été arrêtées. Plusieurs véhicules des membres de l'opposition ont été saccagés par la police ainsi que le siège l'association Kaoural Renouveau en commune 4. La plate forme condamne avec la dernière rigueur ces arrestations arbitraires survenues ce jour 21 septembre 2018 et exhorte les responsables à se ressaisir en libérant immédiatement ces victimes innocentes. Nous prenons à témoin l'opinion nationale et internationale de cette volonté manifeste de la part d'un état policier de confisquer les libertés démocratiques en utilisant la force contre des manifestants pacifiques aux mains nues. Nous resterons debout et mobilisés pour défendre la démocratie et la République », conclu le communiqué du directoire de la plateforme d’alliance « Ensemble restaurons l’espoir ».

Aguibou Sogodogo

Source : aBamako

aBamako

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