Caravane de l’opposition le 21 septembre: où est le sérieux ?

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Au moment où le Mali célébrait le 58e anniversaire de son indépendance avec des invités de marques, venus d’Afrique et d’ailleurs, signe probant d’une souveraineté nationale retrouvée, l’Opposition déstabilisatrice, continuant à contester les résultats de la présidentielle 2018 qui a vu la victoire du Président sortant IBK, a tenté une nouvelle fois de ternir l’image de notre pays. L’objectif était de montrer, à tout prix, à la face du monde que le peuple du mali est divisé. Mais pour quel intérêt ?

Moment privilégié de joie, de recueillement et de communion pour les Maliens, la célébration du 22 septembre a été écornée par l’inopportune tentative des partisans de Soumaila CISSE à saboter la fête.
En effet, nonobstant l’interdiction formelle par le gouverneur du District de Bamako de la manifestation au regard du contexte, Soumaila CISSE a appelé ses militants à organiser une caravane dans les six Communes du District de Bamako pour converger au Monument de l’indépendance, y passer la nuit, afin de se manifester le lendemain, jour de la célébration du 22 septembre. Sachant bien que c’est en cet endroit précis qu’Ibrahim Boubacar KEITA, le Président élu, devrait déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des pères de l’Indépendance.
Comme il fallait s’y attendre, les forces de l’ordre ont réprimé les manifestants, dont certains ont été arrêtés et détenus à la Police. Mais le hic, c’est que parmi les manifestants ne figuraient aucun responsable de taille. D’ailleurs, le premier concerné, Soumaila CISSE, n’était même pas à Bamako.
Pour bon nombre de nos compatriotes, l’occasion était mal indiquée. Car elle donne à la face du monde, l’image d’un pays déchiré.
Et pourtant, le gouvernement a autorisé depuis le 8 juin dernier, pratiquement toutes les marches de l’Opposition. Pour l’amour et l’honneur du pays, elle aurait dû attendre le départ des étrangers pour reprendre les manifestations de rue.
La situation du pays que Soumi et ses partisans dénoncent n’est-elle pas meilleure à celle de 2012 ? Où il a fallu une forte solidarité internationale pour éviter à notre pays l’abime.
Les Maliens se rappellent, comme si c’était hier, ces mêmes responsables politiques avaient appelé la communauté internationale à appliquer l’embargo économique contre le Mali.
Aujourd’hui, il y a des problèmes d’insécurité et de développement, à travers le pays, mais il y a eu une nette progression par rapport à 2012 où c’est l’existence même du Mali qui était en cause.
Pis, c’est une utopie de la part de Soumi champion et partisans de réclamer l’appartenance du peuple de son côté et de parler en son nom. Car non seulement nul ne peut enlever la souveraineté au peuple, mais également une partie du peuple ne saurait être le peuple.
Et ce qui est sûr, il n’est un secret pour personne, une sortie définitive de la crise de 2012 ne s’obtiendra pas sans la réconciliation des cœurs et des esprits et l’union sacrée des Maliens autour de l’essentiel.
Toute chose que semblent oublier ces éternels contestataires qui continuent inutilement de défier l’autorité de l’Etat, et refuser la main tendue du Président IBK. inon, comment comprendre qu’au moment où la situation du pays recommande la conjugaison des efforts de tous ses fils, certains se radicalisent dans la contestation pour déstabiliser le régime.
Heureusement, certains candidats, notamment Aliou Boubacar DIALLO, arrivé en 3e position, semblent conjuguer les élections au passé, et se sont mis dans la dynamique du dialogue et de la réconciliation nationale. Son cas devrait inspirer le camp des contestataires qui doivent comprendre que la marche de l’histoire ne va pas à reculons.

Par Sékou CAMARA

Source : aBamako

aBamako

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