Aminata Boré, auteure di livre “tremper la plume dans les plaies” : “L’écriture est devoir de génération…pour la culture de la mémoire collective de l’humanité”

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Journaliste, communicante et littéraire de formation, Aminita Boré (23 ans) est l’auteure du livre ” Tremper la plume dans les plaises ” un recueil de poèmes qui traite plusieurs thèmes, notamment la condition de la femme, l’amour et la réconciliation. Passionnée de livres et de lecture, Aminata Boré est également présidente fondatrice de l’association ” Lire Pour Exister “. Une association engagée dans la promotion et la culture du livre au Mali. Nous l’avons rencontrée pour discuter autour de son livre qui est sans doute le premier d’une longue bibliographie.

Aujourd’hui-Mali Parlez-nous de votre livre ” Tremper la plume dans les plaies ” ?

Aminata Boré : “Tremper la plume dans les plaies” est un premier bébé, le rêve d’une petite fille devenu réalité. C’est une passion manifestée, parce que passionnée des livres et de la lecture ! C’est un petit pas pour une jeune dame dans le monde majestueux de la littérature ! C’est une contribution en tant que jeune, à la construction culturelle d’une nation comme le Mali, avec une population majoritairement jeune ! “Tremper la plume dans les plaies” est né aussi et surtout d’une forte volonté d’écrire et de partager des idées avec le reste du monde ! C’est un recueil de poèmes de 94 pages sur une cinquantaine de poèmes, qui va au-delà du rêve connu des poètes, qui garde les pieds sur terre et qui traite des thèmes de la vie tout simplement ! Des sujets de notre quotidien décrits à travers des vers parfois sur du lyrisme personnel, mais aussi du lyrisme social engagé.

Qu’est-ce qui vous a motivée à écrire cet ouvrage ?

Ma motivation débute depuis le bas âge ! J’ai eu la chance d’avoir une mère qui avait pris l’habitude d’orienter ses enfants vers le livre et la lecture à tendre enfance. Du coup, je savais déjà lire le syllabaire avant même d’être inscrite à l’école. Et à l’école j’ai eu la chance d’avoir des maîtres, des professeurs, qui m’ont toujours encouragés et guidés dans ma passion pour les livres et la lecture. Et donc ayant lu et pris goût à un certain niveau, des suites dans les idées ont commencé à surgir pour le quotidien, ma société, avec tout autour de moi. J’ai vraiment eu envie aussi de partager mes idées avec d’autres personnes et donc à travers l’écriture, le livre, les moyens par excellence pour moi de livrer mes pensées. Pas forcément les faire accepter, mais juste les dire.

Votre livre traite une multitude de thèmes, alors y’a-t-il un message particulier que vous voulez faire passer ?

Effectivement oui, il traite de plusieurs thématiques. De l’amour à la guerre, de la paix à la réconciliation nationale (tous à l’honneur de notre pays le Mali) de la femme à sa condition sociale. Du genre aux droits humains. Le message particulier que je cherche à faire passer sur ce recueil et par thèmes dont il traite, c’est vraiment celui d’un monde d’humanisme, d’égalité, d’amour entre les Hommes, de paix et de respect des droits fondamentaux de chaque être humain du monde. Quels que soient sa provenance, sa race, son ethnie ou son genre.

Le titre “Tremper la plume dans les plaies” est accrocheur et dénote de la souffrance, dites-nous ce qu’il renferme !

C’est une extrapolation. Assez poignante oui, et cela pour signifier que les textes de ce recueil traitent des réalités sociales, des maux de notre société, de certains aspects de nos cultures, des pages de notre histoire nationale. Des pages douloureuses dont ne sommes pas vraiment fiers, mais qui restent dans les annales de notre histoire et qui doivent être évoquées pour non seulement condamner le passé, mais aussi et surtout pour conseiller sinon mettre en garde les générations futures à ne pas reprendre les mêmes erreurs. Donc “Tremper la plume dans les plaies” comme le reflet de nos pensées, de nos actions quotidiennes. Des questions que chacun se pose si souvent, mais auxquelles tout le monde n’a pas forcément des réponses. “Tremper la plume dans les plaies “essaie de”Tremper les mots” dans ces questions-là, en touchant son lecteur !

Pourquoi êtes-vous devenue écrivaine ?

Pour partager mes réflexions, mes idées avec l’humanité ! Pour laisser quelque chose d’utile et d’inspirant derrière moi pour les générations futures au fil des siècles à venir !

Avez-vous d’autres projets d’écriture en cours ?

C’est un début de carrière d’écrivaine oui, même si je compte œuvrer dans le domaine de l’humanitaire et donc évidemment les projets d’écriture sont là et les prochaines publications sont trois œuvres, à savoir un recueil de poèmes, encore, une nouvelle et un roman. Le recueil de poèmes sera assez particulier sur le style avec un mélange des langues nationales d’ici et d’ailleurs sur des proverbes ou parler populaires afin de préserver ce patrimoine de nos mémoires culturelles africaines. La nouvelle qui va s’intituler “Un si long email”, va tenter de parler de la société malienne et de son évolution sur des questions d’égalité, de liberté et d’émancipation de la femme et de certaines couches sociales. Et le roman, je préfère taire le titre et l’idée générale pour la surprise.

Un message pour les jeunes écrivains, notamment écrivaines ?

Je leur dis ça n’est pas facile de faire une production littéraire, d’avoir le courage qu’il faut pour écrire et partager ses écrits avec le reste du monde. Mais c’est un devoir de génération, un devoir de l’intellect pour la culturelle de la mémoire collective de l’humanité ! Donc qu’ils n’hésitent pas à tremper leur plume dans les mots pour partager leurs idées avec les autres et les inspirer.

Quel est votre dernier mot ?

Je l’adresse à la jeunesse. C’est beau d’être jeune ! Mais c’est encore plus beau de savoir saisir cette chance d’être jeune encore, pour accomplir de belles choses. Œuvrons pour libérer nos esprits des chaînes de l’ignorance.

Youssouf KONE

Source : aBamako

aBamako

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