Mali: des membres d’un groupe armé arrêtés par Barkhane

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amako, 28 sept 2018 (AFP) - L'armée française a arrêté à Ménaka, dans le
nord-est du Mali, une dizaine de combattants de l'ex-rébellion à dominante
touareg soupçonnés de collusion avec des jihadistes, au cours d'une opération
qui a mobilisé jeudi 120 parachutistes, a-t-on appris vendredi de sources
concordantes.
"Les parachutistes français ont arrêté jeudi à Ménaka, dans le quartier
général de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion),
huit combattants soupçonnés d'être des infiltrés des jihadistes dans le
mouvement", a déclaré à l'AFP une source de sécurité malienne.
"On sait qu'il y a une aile jihadiste au sein de la CMA. Tout le monde le
sait. Les huit personnes arrêtées sont soupçonnées de faire partie de cette
aile", a expliqué un élu de Ménaka sous le couvert de l'anonymat.
"Je crois que les Français avaient des informations précises sur le sujet.
Des armes et des munitions ont été également saisies", a-t-il affirmé.
Un dirigeant de la CMA, Almou Ag Mohamed, a dénoncé sur sa page Facebook
"l'aveu d'impuissance de la force Barkhane face aux GAT (groupes armés
terroristes) dans cette région", citant les noms de neuf "éléments de la CMA"
arrêtés. Leurs armes ont été saisies, ainsi qu'un véhicule, tandis qu'un autre
a été endommagé, a-t-il ajouté.
Dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l'ONU en août, un groupe
d'experts accuse des membres de groupes signataires de l'accord de paix de
2015, censé isoler les jihadistes, d'être "impliqués dans des activités
terroristes", notamment des attaques contre l'armée malienne.
Devant le Conseil de sécurité le 30 août, la France a évoqué des
"responsables intermédiaires de groupes armés qui, sur le terrain, nuisent
volontairement à la mise en oeuvre de l'accord par leurs liens avérés avec des
activités criminelles ou terroristes", proposant leur "désignation au titre du
régime de sanctions".
L'armée française a largué jeudi matin 120 parachutistes dans la région de
Ménaka, où ils ont rejoint au sol une compagnie de Barkhane et des troupes
maliennes, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger.
"On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les
groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu'on est capable de
venir rapidement", avait expliqué le porte-parole.
Quelque 200 personnes, dont de nombreux civils, appartenant surtout aux
communautés peul et touareg, ont péri depuis le début de l'année dans cette
région proche de la frontière nigérienne où s'affrontent notamment des
jihadistes ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) et deux
groupes principalement touareg soutenant Barkhane et l'armée malienne.
sd/siu/sst/jpc

Source : aBamako

aBamako

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