La CMA a peur

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La CMA a peur

80 commandos parachutistes de la force française Barkhane, basée au Mali, ont été largués jeudi 27 septembre 2018 matin au-dessus de Ménaka (Nord). Le Bureau régional de la Cma de Ménaka a été perquisitionné le même jour par Barkhane, après plusieurs heures, qui a ensuite arrêté toutes les personnes qui étaient à l’intérieur du Bureau, sans aucune explication. Les personnes arrêtées par Barkhane au bureau de la Cma à Ménaka sont : Daoud Ag Midoua, Ahmed Ag Zeiny, Mohamed Ag Dahassan, Oumar Ag Agaly, Zeidan Ag Wattan, Ibrahim Ag Hamed Almaktar, Ismaël Ag Fily, Bika Ag Bilal, Mohamed Ag… avec leurs armes et munitions. Un véhicule emporté et un autre endommagé par les éléments de Barkhane. Sur les 8 personnes arrêtées et acheminées à Gao, dans la soirée du vendredi 28 septembre 2018, 5 personnes ont été libérées. Les 3 autres sont qualifiées de complices des terroristes.

La célébration du 22 septembre 2018, avec un défilé sur l’avenue du Mali, a occasionné beaucoup de couacs. Les couacs étaient nombreux, en plus du fait que plusieurs participants à cette fête n’étaient pas concentrés sur le défilé. Cela s’est illustré par les différents échanges entre le président Déby et IBK. Mieux, il faut se demander ce que les Maliens ont retenu de cette fête. IBK est arrivé avant certains chefs d’Etat et ils ont commencé l’hymne national avant l’arrivée de Déby. Déby s’est arrêté jusqu’à la fin de l’hymne… Au départ, ADO a attendu 30 minutes debout à côté de sa voiture ; Sassou s’est assis énervé pour attendre sa voiture. Le PM de la Côte d’Ivoire attendait perdu. À Koulouba, au déjeuner, des gens sont entrés avec la carte d’invitation au défilé et ont pris la place de ceux qui avaient celle du déjeuner et qui n’ont pu pas entrer. Beaucoup d’amateurisme à ce niveau. Mais faut-il être surpris ?

Nouvelle embuscade

Le 26 septembre, aux environs de 17h, une mission des Fama est tombée dans une embuscade entre Douentza (Mopti) et Bambara Maoudé (Tombouctou). Le véhicule a d’abord sauté sur une mine artisanale avant des échanges de tirs nourris à l’arme automatique. Bilan : 7 soldats tués et un civil. Il s’agissait d’une mission d’escorte du GTIA-DEBO. Deux camions civils en provenance de Bambara Maoudé et à destination de Douentza ont sauté sur une mine à peu près 50 km au nord de Douentza. Selon nos renseignements, ladite embuscade a été menée par 2 véhicules KIA équipés de mitrailleuses de 12,7 mm, emportés par l’ennemi lors de l’embuscade du 07 septembre 2018 contre une mission des Fama sur l’axe Douentza-Hombori et un 1 pick-up blanc. Sur les 7 morts, il y a 5 éléments du GTIA Debo, 01 élément de Tombouctou, 01 gendarme prévôtal de Douentza. 5 blessés ont été évacués sur le Centre de santé de Douentza ; 02 VLRA sont détruits dont 01 totalement calciné.

Le niet des magistrats

Échec des négociations avec les magistrats. Lesquels refusent de suspendre leur mot d’ordre de grève. Les pourparlers entre les syndicats de la magistrature et les leaders religieux ont échoué mercredi 26 septembre 2018. Seid Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du groupement spirituel des leaders religieux, à la tête d’une délégation composée de l’imam Kokê Kalé de la grande mosquée, ont rencontré les magistrats afin qu’ils suspendent leur grève. Après 2h30mn de discussions, les deux syndicats de la magistrature ont finalement opposé leur refus de suspendre leur mot d’ordre de grève. Les deux syndicats ont respectueusement demandé aux émissaires de bonne foi d’aller rencontrer le chef de l’Etat, IBK, qui, selon eux, est le seul à avoir la solution à la présente crise. Quant à la rencontre entre les deux syndicats et le président de la Cour suprême, ce fut une cuisine interne, car rien n’a filtré.

Au nom du Mali

Le Mali est un pays qui nous appartient à tous, que l’on soit opposant ou du côté du pouvoir. Le Malien vivant en dehors de son pays a toujours mérité du respect dans les différents pays d’accueil. Cette image de voir un chef d’Etat se faire hué en dehors de son pays n’est pas propre aux Maliens. On peut critiquer notre président en lui disant tout ce qu’on veut, mais avons-nous besoin de nous exhiber aux yeux du monde dans d’autres pays pour insulter notre président ? Si c’est pour faire mal au président, non, nous faisons mal à nous-mêmes, car c’est notre propre image qu’on dégrade. De toute façon, on est habitué à tout dans ce pays, un pays où on frappe le président de la République.

Non Kassim !

Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec le jeune frère Kassim au sujet des manifs contre IBK à New York. En volant de manière grotesque les élections, c’est IBK qui a piétiné le premier nos valeurs sociétales qui condamnent le vol et le mensonge. À ce titre, il ne mérite absolument rien. Il ne peut plus faire la morale à quiconque, surtout pas à ces jeunes de New York ou d’ailleurs. Notre société ne doit plus continuer à fonctionner dans l’hypocrisie généralisée et le mensonge maladroitement enveloppé dans nos VALEURS. Dr. Brahima Fomba.

Jeune frère Kassim

Te sachant non politicien et sans doute de bonne foi, je sais que tu auras fort à faire pour argumenter ta condamnation de la manif de New York. Que peut-on objectivement reprocher à ces jeunes qui protestent légitimement contre un président : -qui n’a rien foutu durant son premier mandat sauf le pillage à grande échelle des deniers publics ;-qui a volé ouvertement son second mandat-qui organise le rapt de ses citoyens dans des conditions d’humiliation inqualifiables ; -qui instrumentalise à outrance nos leaders coutumiers et religieux totalement bafoués et discrédités de nos jours ; -qui inocule à grande dose comme un poison le venin des contre-valeurs de la démocratie et de notre culture séculaire ; – qui va loger lui, sa famille et ses affidés dans un hôtel de luxe avec l’impôt de nos pauvres parents qui ne peuvent ni se soigner ni disposer de l’eau potable pour ne citer que ces exemples. Quelle exemplarité IBK exhibe-t-il ainsi à ses jeunes maliens ? Je considère pour ma part qu’il est indéfendable dans cette affaire de New York. Les esprits doivent nécessairement et définitivement s’émanciper désormais des chaînes d’embrigadements culturels qui les retiennent et qui ne contribuent en réalité qu’à perpétuer la misère politique, sociale et culturelle que nos gouvernants sans scrupule nous imposent comme une fatalité. Le peuple malien et surtout sa jeunesse a l’obligation d’assumer son refus catégorique à cette mentalité ringarde. Bravo aux Maliens de New York pour cette vision du futur. Dr. Brahima Fomba.

BK déconsidéré

Selon Sonia Rolley, envoyée spéciale de RFI à l’Assemblée générale des Nations unies, IBK était «le seul chef d’État présent à la réunion spéciale consacrée au Sahel, le 26 septembre». Aucun autre président du G5 Sahel n’a cru utile de faire le déplacement. Pas même le président en exercice du G5 ! «Où sont les autres?» La réunion sur le G5 Sahel a déçu délégations et journalistes. La petite salle de réunion était à moitié vide et le seul chef d’État présent (IBK) n’était pas du tout concentré et semblait inquiet et soucieux tout au long de la rencontre. Les Maliens d’Amérique venaient de gâcher la première sortie de son 2è mandat obtenu au forceps à coup d’irrégularités et de fraudes massives.

Transféré à Bamako

La force conjointe du G5 Sahel, qui peine à être opérationnelle selon IBK, une force qui avait son poste de commandement à Sévaré, vient de le transférer à Bamako à l’ACI 2000. Très loin de la zone des combats, ce commandement sera doté de 101 hommes, commandé par le général mauritanien qui a remplacé le général Didier Dakouo. La force du G5, malgré les multiples réunions, ne parvient pas à avoir le financement souhaité encore moins une résolution des Nations unies. La réunion de haut niveau à New York n’a rien servi parce qu’aucun acquis n’a été obtenu. Ce désaveu de la communauté internationale doit pousser les Maliens à se ressaisir et à faire face à leur sécurité.

4 personnes enlevées

Le vendredi 28 septembre, un groupe terroriste identifié comme chasseurs donzos a fait irruption à Sewéré/Seworè se trouvant à 2 km de Saye/Sakaye dans la commune rurale de Sana vers 04h du matin. Les assaillants ont enlevé quatre personnes, Boucari Alaye Sow dit Boucari Saïdou, Yero Sow, Boulo Diallo et Gouro Diallo, le fils de l’imam du village. Nous rappelons qu’il n’y a aucun village ou hameau peul qui n’a pas fait l’objet de provocation des éléments armés terroristes donzos dans la zone de Ké-Macina et une partie de Djenné. Les quatre personnes enlevées auraient été tuées à quelques kilomètres du village.

Hadj, une autre réalité

Une autre toute petite réalité. Quand nous arrivions dans l’hôtel où nous logeons à Makkah, tout était propre. Des jours durant j’ai cherché mouches et moustiques en vain. Aujourd’hui, on en voit partout dans nos chambres. Des eaux usées, des ordures, un peu de tout un peu partout. Heureusement que ces insectes vont embarquer avec nous car dans nos valises, nous emportons un peu de tout, même les bols à usage unique.

Difficile application

Dans l’accord, c’est écrit au niveau des aspects politico-institutionnels : reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique ; création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad ; surseoir à l’organisation de toute élection jusqu’au retour des réfugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage. C’est pourquoi l’entreprise terroriste de l’Azawad a fait le tout pour le tout pour la mise en pratique de l’accord d’Alger. Alors, où est le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali ? Les problèmes du Mali ne leur préoccupent point, l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale qui doivent à jamais demeurer globale et indivisible. Comme pour dire que le Mali s’enfonce dans une poudrière. En clair, IBK a signé un accord prévoyant l’indépendance de l’Azawad ; il est clair que c’est la fin d’un Mali unifié… Voilà pourquoi, pour s’y rendre à Kidal, il faut d’abord négocier avec les Azawadiens.

Les 10 plus riches pays africains

Top 10 des pays africains les plus riches en 2018, selon la Banque africaine de développement (BAD) : Nigeria (581 milliards de dollars). 2- Afrique de Sud (276 milliards de dollars). 3-Égypte (264 milliards de dollars). 4-Algérie (170 milliards de dollars). 5- Soudan (124 milliards de dollars). 6-Maroc (121 milliards de dollars7)- Angola (104 milliards de dollars). 8-Éthiopie (93 milliards de dollars). 9-Kenya (77 milliards de dollars). 10-Tanzanie (52 milliards de dollars). Remarque : aucun pays utilisant le franc CFA ne figure dans ce classement et chaque pays figurant dans ce classement possède sa propre monnaie. C’est curieux non ?

18 chasseurs arrêtés

Les noms des 18 chasseurs arrêtés par les Fama le 18 septembre à la foire de Sofara et transférés à la brigade de recherche. Ils ont été libérés le 24 septembre sur instruction du gouverneur de Mopti. Ils étaient sur le point d’être transférés à Bamako après leur audition par la gendarmerie. Dans le procès-verbal, on les accuse d’atteintes à la sûreté de l’État, djihadisme, associations de malfaiteurs et détention illégale d’armes de guerre. Mamadou Coulibaly (46 ans), Yacouba Coulibaly (18 ans), Abdoulaye Tangara, Mama Konaké, Noumoudjan Plea (75ans), Mama Plea (41ans), Sekou Tounkara (41 ans), Adama Diarra (30 ans). Oumar Dembélé, Tahirou Plea (42 ans), Mamadou Plea (43 ans), Yaya Diarra (35 ans), Amadou Dembélé (57 ans), Oumar Bouaré (58 ans), Bougadary Plea (56 ansà), Sidiki Dembélé (45 ans), Issa Tangara (46 ans), Adama Tangara (58 ans). Tous sont originaires des villages de : Taga, Kounti, Pertakou, Dorobougou du cercle de Djenné. Les armes saisies n’ont pas été restituées et se trouvent au niveau de la brigade de recherche.

Source : aBamako

aBamako

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