Discussion à l’ONU sur le g5 sahel et la MINUSMA : Le président IBK demande la bonne foi des partenaires

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Dans un discours alarmiste très pressant, le mercredi 26 septembre 2018, le président IBK a appelé les donateurs à honorer leurs promesses d’appui au G5 Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C’était tout juste avant la réunion de haut niveau sur la question sécuritaire au sahel, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le président malien IBK n’est pas allé par quatre chemins pour convaincre les grands décideurs du monde sur l’urgence d’un renforcement des capacités de la MINUSMA et du G5 Sahel. Il a affirmé que la mission des casques bleus, au Mali, devait être inscrite sous le chapitre 7. Autrement dit, ils doivent être dotés d’un mandat leur permettant d’utiliser la force pour imposer la paix.

Le président IBK s’est aussi adressé aux donateurs qui ont promis d’appuyer financièrement les opérations du G5 Sahel. « Nous invitons nos partenaires qui ont fait des annonces de contributions financières en février 2018 lors de la conférence de Bruxelles à honorer leurs engagements en faveur de la force conjointe » a-t-il dit.

Le président malien a rappelé que tout le monde doit agir pour répondre efficacement aux terroristes qui n’épargnent personne. « La lutte contre le terrorisme au Sahel est une contribution importante à la sécurité mondiale », a souligné le chef de l’Etat.

Il faut noter que lors de la conférence des donateurs organisée à Bruxelles le 29 février dernier, plusieurs pays avaient promis des contributions à la hauteur de 414 millions d’euros. Mais jusqu’ici, les paroles ne sont pas en accord avec les actes. Ce qui fait que la force conjointe du Sahel connait de grandes difficultés de trésorerie malgré les efforts de la France et des 5 pays membres qui sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Mais avec les nouvelles orientations des missions onusiennes qui doivent alléger leurs tâches pour des raisons de coupes budgétaires, le Sahel devrait avoir des appuis pour se prendre en charge. En effet, le mardi 25 septembre 2018, il ya eu des discussions au cours desquels on a demandé de revoir le rôle que pourraient jouer les opérations africaines pour venir en soutien ou remplacer les missions onusiennes sur le continent.

C’est pourquoi le président IBK a pris le devant car les africains sont les mieux placés pour régler leurs propres problèmes si, avec une bonne volonté, les partenaires acceptent d’agir financièrement.

Au moment même où les dirigeants du monde parlaient de la lutte contre le terrorisme, le Burkina Faso et le Mali subissaient de nouvelles attaques.

Iba Diallo

Source : aBamako

aBamako

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