Accord pour la paix et la réconciliation : Les partis prenantes signent un pacte pour accélérer le processus

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La 28ème session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA) s’est tenue, hier, à Bamako. A l’issue de la rencontre, les parties prenantes ont signé un pacte pour la paix dont l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre intégrale et inclusive de l’Accord de paix. Le document a été paraphé par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, les représentants des mouvements signataires (la Coordination des mouvements de l’Azawad et la Plateforme) et le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif.

Dans une déclaration à la presse, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale a affirmé que ce pacte est la preuve que les parties signataires de l’Accord sont capables de se dépasser et de se surpasser afin d’être à la hauteur, chaque fois que l’enjeu l’exige et le demande. Pour consolider cet acquis, Lassine Bouaré a appelé les uns et les autres à maintenir cette dynamique. «C’est de cette façon que nous allons produire les résultats», a-t-il déclaré.

Pour le ministre, le plus important est de traduire en réalité concrète la teneur de ce pacte, parce que «nos compatriotes attendent et ont beaucoup attendu de nous pour voir les dividendes de cette paix». Cela, a-t-il estimé, ne peut être concrétisé que lorsque «nous essayons d’être réalistes». Enfin, il a réitéré l’engagement du gouvernement à appliquer l’accord dans son intégralité.

Intervenant sur d’autres points inscrits à l’ordre du jour de cette session, le président du CSA a révélé que la rencontre visait à faire en sorte que les points concernant les autorités intérimaires et le MOC soient parachevés, avant la fin du mois de novembre. «En effet, chacune des parties maliennes s’est engagée à faire son devoir, à veiller à ce qu’on ne revienne pas «à la prochaine session sur ces mêmes questions», a-t-il dit.

Ahmed Boutache a, en outre, mis l’accent sur la mise en œuvre du deuxième volet des mesures de l’Accord, notamment la Charte nationale pour la paix et la réconciliation et la révision constitutionnelle.

A ce propos, il s’est réjoui du fait que le gouvernement s’est engagé à prendre toutes les mesures requises afin de favoriser le lancement de ces chantiers dans le délai requis et de répondre ainsi aux attentes de la communauté internationale.

Bembablin DOUMBIA

Source : aBamako

aBamako

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