Pacte pour la paix : Ça coince entre le Gouvernement et les Groupes Armés

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Les rideaux peinent à tomber sur les travaux de la 28e session du Comité de suivi de l’accord pour la paix. Le pacte pour la paix initié par les Nations Unies en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali qui piétine depuis plus de trois en est la cause. Gouvernement et Groupes armés signataires dudit Accord ne parviennent pas à s’accorder sur le contenu du document en question.

En marge des travaux de la 73e session de l’ONU qui a vu le mandat de la MINUSMA prolongé d’un an, le Gouvernement malien et les Nations Unies ont signé un document dénommé « Pacte de la paix » visant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et non le remplacer.

«Le pacte ce n’est pas un nouvel accord, au regard des blocages qui ont fait que certains ont été taxés de mauvaise foi ; cela, à tort ou à raison, le pacte permet de renouveler l’engagement des parties dans la mise en œuvre de l’Accord pour faire en sorte que des actions soient entreprises pour la mise en œuvre de la feuille de route à laquelle les parties sont déjà parvenues», dit Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, Secrétaire Général de la CPA.

Les travaux de la 28e session du Comité de Suivi de l’Accord de paix ont été mis à profit pour étudier avec les Groupes armés signataires le contenu de ce pacte. Un travail qui prend plus de temps que prévu.

«On est en train de voir le contenu qu’il faut mettre dans ce pacte. Parce que ce n’est pas nous qui avions fait la première mouture de ce pacte. C’est seulement après ce travail que nous pouvons donner le feu vert au Gouvernement», expliqua Mamadou Djery Maïga de la Coordination des Mouvements de l’Azawad.

Ce pacte qui est une initiative des Nations Unies appelle les parties à la mise en œuvre de l’Accord dans un délai de 6 mois, quand on sait que la mise en œuvre de l’accord depuis 3 ans ne connaît pas d’avancées significatives.

«Les dividendes de cet accord reviennent à nos populations. Alors qu’on vient nous dire qu’il faut accélérer sa mise en œuvre, ça doit même nous faire honte alors que c’est pour les Maliens. C’est pour vous dire que nous sommes tous dans la logique d’aller vers la signature de ce pacte », rassure Mamadou Djery Maïga.

Censé être signé hier, les tractations n’ont pas permis de le faire. C’est finalement aujourd’hui que ce pacte doit, en principe, être signé repoussant ainsi de 24 heures la fin des travaux de la 28e session du Comité de Suivi de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger.

Ce pacte devant accélérer la mise en œuvre de l’Accord constitue aujourd’hui un nouveau facteur de blocage entre le Gouvernement et les Groupes armés.

Mohamed Sangoulé DAGNOKO : LE COMBAT

Source : aBamako

aBamako

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