Génies en herbe de l’OHADA : Le Mali cale en demi-finales

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La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires a servi de cadre pour les activités de la 10e édition du Concours international “Génies en herbe Ohada”. Une semaine durant (1er au 6 octobre 2018) les meilleurs étudiants des Etats-parties au traité Ohada se sont affrontés. Cette édition qui a vu la participation de 11 Etats (le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, le Niger, le Tchad, le Togo, le Sénégal, RDC et la Guinée) a coïncidé avec le 10e anniversaire de ce grand festival de la promotion du droit communautaire Ohada. Le Mali représenté par des étudiants de la Faculté de droit privé (FDPri) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) voulait bien le trophée mais a malheureusement été bloqué en demi-finales.

Dans cette compétition, les candidats se sont affrontés dans deux catégories d’épreuves : les questionnaires et la plaidoirie. Les questionnaires sont des épreuves écrites. Elles comportent trois rubriques : les questions à choix multiples (QCM), l’intégration africaine (IA) et le qui suis-je ? (Q)

Les QCM comme leur nom l’indique consistent à trouver la bonne réponse à travers plusieurs propositions de réponses. Il était soumis aux compétiteurs dix questions de dix points chacune avec un temps de deux minutes pour y répondre. Pour cette épreuve, la bonne réponse = 10 points ; la mauvaise réponse = – 5 points et abstention = 0 point.

A partir de la seconde abstention 5 points sont retranchés à l’équipe pour chaque nouvelle abstention. Pour cette édition spécialement, l’épreuve de QCM était portée en plus du Traité Ohada et du Règlement de procédure de la CCJA, sur les 10 actes uniformes de l’Ohada. Pour les premières phases éliminatoires, les cinq actes uniformes suivants ont été donnés à savoir l’Acte uniforme relatif aux procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, l’Acte uniforme portant sur le droit commercial général, l’Acte uniforme portant organisation des sûretés, l’Acte uniforme relatif à la médiation, l’Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage. Pour les demi-finales les cinq autres ont été mis en jeu. A la finale, il y avait une combinaison de tous les textes.

L’intégration africaine est répondue pendant deux minutes et 30 secondes avec dix questions de cinq points chacune portant sur les hommes, les institutions et dates du concept de l’intégration africaine. Les questions ont porté également sur la culture, l’histoire, la géographie, etc. des pays participants : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo.

Le qui suis-je ? Il s’agit de trouver la bonne réponse à travers un faisceau d’indices. Chaque indice compte pour un nombre de points précis. Il s’agissait d’une épreuve de rapidité où la première équipe à donner la bonne réponse obtient les points de l’indice et met fin à l’épreuve. Pour chaque indice le temps de réponse était de dix secondes à partir de la fin de la lecture de l’indice.

Quant à la plaidoirie qu’est l’exercice phare pendant lequel chaque équipe avait constitué un
collège d’avocats fictifs, chaque collège a joué à la fois le rôle de requérant et de défendeur devant la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA). Il s’agissait d’argumenter sur des problèmes de droit posés dans un cas hypothétique.

Pendant l’étape éliminatoire, quatre pays se sont qualifiés : le Sénégal et le Mali en poule A ; la Côte d’Ivoire et la Guinée en poule B. Suite aux affrontements des demi-finales, la Côte d’Ivoire et la Guinée se sont retrouvées en finale avec la victoire finale des Ivoiriens.

À titre de rappel, l’équipe du Mali, composée de Sékou Sissoko et Mamoudou Touré et de Mlle Koniba Samaké tous étudiants de la Faculté de droit privé, était à sa 6e participation dans cette compétition interuniversitaire.

Pour l’encadreur de l’équipe et coordonnateur national du concours Génies en herbe Ohada, Mamoutou Tangara, cette édition a été possible grâce à l’appui financier du rectorat de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Il a salué les professeurs Moussa Djiré et Bréhima Kansaye, respectivement recteur et vice-recteur et toute leur équipe. Il a également remercié des partenaires qui ont accompagné l’équipe parmi lesquels l’Unida à travers sa représentation nationale (Mme Diallo Fatou Seck et Boubacar Diambou), le Cenou, la Faculté de droit privé, dirigée par Pr. Kissima Gakou, et tous les autres partenaires qui ont accompagné son équipe.

Vivement la prochaine édition !

Marya Camara

Source : aBamako

aBamako

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