Report des Elections législatives prochaines : Le parti Yelema de Moussa Mara s’y oppose

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Dans un communiqué signé par son président, Moussa Mara, en date du mardi 16 octobre 2018, le parti Yelema, le Changement, a déclaré son opposition au report des élections législatives prochaines prévues pour novembre et décembre prochains et a réitéré sa position du maintien à date constitutionnelle de ces consultations.
Le processus de report des élections législatives engagé par le gouvernement, à travers une initiative portée par l’Assemblée nationale auprès de la Cour constitutionnelle qui y a répondu favorablement, est pour le Parti YELEMA, le Changement, une action qui vise à donner un cadre légal à une action politique destinée à couvrir un vide institutionnel. A en croire ce parti, ce vide constitutionnel a, d’ailleurs, été rappelé par la réponse de la Cour constitutionnelle à sa précédente saisine par le Premier ministre en affirmant clairement qu’il n’existe aucune possibilité constitutionnelle de reporter les élections législatives et de proroger par voie de conséquence le mandat des députés.
Le Parti YELEMA n’a pas hésité de déclarer sa position contre ce report qui, selon lui, viole la constitution malienne. « Le Parti YELEMA, le Changement, réitère sa position maintes fois exprimées du maintien à date constitutionnelle des élections législatives et est opposé par principe au report de cette consultation », écrit-il dans son communiqué.
Sans détour, il affirme que le Gouvernement a la responsabilité d’organiser des élections permettant de respecter la Constitution et les Lois comme il l’a fait à l’occasion du scrutin présidentiel.  « Aussi pertinents que peuvent être les arguments pour un report des législatives, cette situation constitue un échec pour le Gouvernement et conduit à un vide qui ne saurait être couvert par un quelconque acte juridique ou judiciaire », précisent Moussa Mara et son parti.
Pour ce jeune parti, au lieu de se battre pour un report qui viole la constitution, le gouvernement doit prendre acte de la situation, en faire une lecture appropriée et engager sans délai les démarches politiques appropriées permettant de traiter la situation sous cet angle afin d’éviter à notre pays une énième crise politique.
L’ancien Premier ministre et son parti estiment que le dialogue politique inclusif pourrait aboutir à des solutions consensuelles qui conduiront, dans un délai raisonnable, à la réinstauration d’un cadre institutionnel approprié par des élections législatives crédibles et apaisées et avec la participation de tous.
Boureima Guindo

Source : aBamako

aBamako

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