Contestation sociale : Le FSD ne compte pas sur la main tendue du président

41

Deux semaines après le lancement du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) regroupant des partis de l’opposition, de la société civile et les syndicats, des responsables étaient jeudi 18 octobre devant la presse pour expliquer les objectifs de cette nouvelle coalition.

Cette conférence de presse a été l’occasion pour le Front pour la sauvegarde de la démocratie de présenter son manifeste faisant l’analyse de la situation sociopolitique actuelle. Selon le manifeste, ‘’notre pays est en péril, menacé dans son existence, en crise profonde exacerbée par la mascarade de la dernière élection présidentielle caractérisée par la fraude massive, le bourrage des urnes, la corruption et hypothéquant lourdement notre démocratie, discréditant nos institutions majeures’’.

Pour Me Demba Traoré, face à cette situation, les forces vives de la nation ont décidé de constituer une large coalition ouverte et indépendante dénommée Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD). A l’en croire, ‘’il s’agit de rétablir la vérité des urnes, faire respecter le libre choix majoritaire du peuple malien, mettre en place un système électoral fiable, transparent, contrôlable et validé par l’ensemble des acteurs politiques, restaurer la confiance en nos institutions et instaurer une gouvernance vertueuse inclusive à travers des mécanismes crédibles de dialogue politique et social’’.

Pour Soumaïla Cissé, la dictature du désespoir est désormais au pouvoir. « Le hold-up électoral a provoqué une unanime et persistante indignation nationale et internationale », a-t-il lancé. Partant de ce postulat, M. Cissé est convaincu que l’urgence est à sauver le Mali, de sa démocratie et de sa souveraineté. « Devant tant de terribles et funestes constats, des Partis politiques, mouvements politiques, syndicats, associations, leaders d’opinion, personnalités de toutes obédiences, citoyens attachés au respect des libertés démocratiques fondamentales, organisations faîtières des Maliens de l’extérieur», a précisé Soumaila Cissé.

Et d’ajouter que le Front ainsi constitué est un ouvrage de combat : «De combat collectif. Un combat de résistance contre l’ignominie, l’indignité, l’insécurité, la précarité, la duplicité et la trahison. C’est notre combat pour notre vie, pour notre avenir, pour les Maliens, de l’intérieur aussi bien que de la diaspora, pour honorer nos aînés qui ont bâti notre pays et nous l’ont transmis pour le fortifier et le grandir».

Sonner la mobilisation populaire
Soumaila Cissé laisse entendre que notre Mali ne sera plus notre Mali si, nous courbons l’échine devant la loi taillée sur mesure pour et par une minorité prédatrice. « Notre Mali ne sera plus notre Mali si, gagné par la corruption, la fraude, l’invasion de la peur et de la torture, l’isolationnisme diplomatique, le diktat de l’argent sale, il est perdu pour la liberté. C’est pourquoi, je lance un appel solennel à tous les Citoyens, Patriotes et Démocrates convaincus, à se joindre à la lutte résolument enclenchée au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie », indique-t-il.

Membre du FSD, pour sa part, Dr Choguel Kokala Maïga a expliqué que le Front n'a rien demandé au Premier ministre. « Donc, nous n'avons pas besoin de leur main tendue. La récréation est terminée », a-t-il déclaré. Pour le président du MPR, le risque de partition est élevé. « Les étapes sont la décentralisation, l'autonomie, la fédération ensuite l'indépendance. Notre moyen le plus sûr est la mobilisation populaire. Et nous atteindrons les objectifs. Il faut dire non aux stratégies de la partition. L'espace vitale de notre pays est le nord. Nous n'accepterons qu'on nous arrache. Les gens aussi se donnent d'une utilisation abusive de l'accord. Ils nous trouveront sur leur chemin», a averti Dr Choguel Kokala Maïga.

Bréhima Sogoba

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here