Lutte contre l’extrême pauvreté : les acquis du programme de filets sociaux à capitaliser

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Le projet dénommé Programme de filets sociaux «Jigisèmèjiri» ou arbre de l’espoir est une réponse de la Banque mondiale à la demande du gouvernement malien, pour lutter contre l’extrême pauvreté dans certaines localités de notre pays. Institué il y a cinq ans par décret n° 2013-195/PM-RM du 27 février 2013, le projet est placé sous l’autorité du ministre chargé des Finances.

La presse a été briffée mercredi dernier sur la capitalisation des acquis du Programme de filets sociaux. La conférence de presse était animée par le coordinateur du projet, Mahmoud Ali Sacko. Celui-ci a rappelé que l’objectif du projet est de mettre en place des transferts monétaires ciblés aux ménages pauvres et souffrants d’insécurité alimentaire. Il s’agit aussi de contribuer à mettre en place un programme national de filets sociaux au Mali.

C’est pour cela que le gouvernement de notre pays avec le soutien financier et technique de l’Association internationale de développement (IDA) a lancé en 2013 les opérations du Programme de filets sociaux «Jigisèmèjiri» dont les objectifs spécifiques majeurs sont, entre autres, de répondre aux besoins immédiats et permanents des ménages en pauvreté chronique et en vulnérabilité, de créer de opportunités pour leur avenir en appuyant les stratégies de développement humain telles l’investissement dans la santé infantile et l’adoption de pratiques modèles en matières de nutrition et d’hygiènes, a indiqué le conférencier. Le programme Jigisèmèjiri est initialement financé sous forme de «projet d’urgence de filets sociaux». Il a bénéficié du financement de l’IDA à hauteur de 35 milliards de FCFA et d’une contribution du budget d’un montant de 1,2 milliard de FCFA sur la période 2013-2018.

Par ailleurs, Mahmoud Ali Sacko a évoqué les cinq composantes du Programme Jigisèmèjiri que sont le transfert monétaire et mesures d’accompagnement; la mise en place d’un système de filets sociaux de base; la gestion du programme ; les travaux publics à haute intensité de main d’œuvre; les activités génératrices de revenus.

Le coordinateur du projet a indiqué que c’est sur la base des progrès réalisés entre la période 2013-2018 que le programme a bénéficié à nouveaux de deux financements : un financement additionnel de 5 milliards de FCFA de la Banque mondiale sur le projet «Adaptative Social Protection». Il y a aussi un financement de 12,5 milliards de FCFA du gouvernement du Mali pour l’extension du programme, a précisé le conférencier.

Siné S. TRAORÉ

Source : aBamako

aBamako

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