Rectificatif: Mohamed Ag Erlaf n’a pas créé le MNA

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Suite à notre article intitulé « Redécoupage et pacte pour la paix : la République en pièces détachées », nous avons reçu plusieurs réactions. L’éthique journalistique et l’équilibre de l’information nous impose de faire deux rectificatifs:

1°) Il n’y a pas de «projet de redécoupage administratif du ministre de l’Administration, Mohamed Ag ERLAF».
A ce jour, le gouvernement n’a adopté aucun « projet » dans ce sens.
Il s’agit d’un document de travail du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation futé sur les réseaux sociaux, qui n’a pas encore été validé par les conférences régionales, étape indispensable pour que le gouvernement puisse en prendre connaissance.
Il n’y aura d’avant-projet qu’après les dates des conférences régionales sur les avant-projets de texte relatifs à la réorganisation du territoire. Quand bien même s’il serait adopté, il ne sera pas celui de Mohamed Ag ERLAF, mais bien celui du gouvernement de la République.

2°) Mohamed Ag ERLAF n’est ni l’initiateur, ni le fondateur du Mouvement national de l’Azawad (MNA) auquel il n’a jamais appartenu.
Ancien cadre touareg passé par l’Ecole normale supérieur de Bamako (ENSUP) qui poursuivi son cursus universitaire à Paris III, Sorbonne Nouvelle, et à Paris VII où il obtient un Diplôme d’études appliquées dans la spécialité Etudes Africaines puis en Santé publique, Mohamed Ag ERLAF entre au gouvernement en 1992. Il y resta jusqu’en 2000, après avoir successivement occupé les postes de ministre de la Santé, ministre des Sports, ministre de l’Environnement, puis ministre de l’Emploi, de la Fonction Publique et du Travail, avant de diriger le ministère des Travaux publics et des Transports.
Après 2000, il est nommé directeur général de l’ANICT (Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales).
En janvier 2010, le président ATT le charge de piloter (comme coordinateur) le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord du Mali (PSPSDN).
En 2015, il est rappelé au gouvernement comme ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, puis ministre de l’Administration territoriale, ministre de l’Education, encore ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation.
Ceux qui connaissent Mohamed Ag ERLAF disent de lui qu’il n’a jamais été «rebelle» et qu’il a toujours œuvré pour la consolidation de la paix et le développement du Mali.
Depuis la signature du Pacte national, le 11 avril 1992, il a été de tous les combats pour l’apaisement, la réconciliation et la cohésion nationale notamment auprès de sa communauté et au-delà.
Témoin de tout son apport dans la libération d’entre les mains de feu Bahanga de 120 jeunes Idnanes en janvier 2009, à l’occasion de laquelle une cérémonie de flamme de la paix a été organisée à Ersane comme à Tarkint.
En Février 2013, quelques semaines après l’opération Serval, il est un des rares cadres touareg à lancer un « appel solennel à tous ceux qui ont pris les armes au Nord pour qu’ils se ressaisissent, pour qu’ils arrêtent immédiatement les hostilités afin de faire place au dialogue et à la négociation avec leurs frères du Nord et du Sud du Mali, afin de ne pas détruire l’œuvre d’une si longue Histoire commune (et à réaffirmer). Et que tout est encore possible pour sauver l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali. Tout est négociable sauf l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali.
L’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali sont sacrées.
Elles ont été mises à rude épreuve, mais nous pouvons les sauver.»
Or, créé le 1er novembre 2010 à Tombouctou, le Mouvement National de l’Azawad (MNA) qui se dit organisation politique et pacifique œuvrant pour « recouvrer tous les droits historiques spoliés du peuple de l’Azawad », fusionne le 16 octobre 2011 avec le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM), mouvement responsable de rébellions de 2006 à 2009, pour créer le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).
Le MNLA qui s’allie avec les ex-combattants venus de Libye et tous les terroristes de la bande sahélo-saharienne pour annexer et occuper le nord du Mali avant d’y proclamer le 6 avril 2012 l’indépendance d’un Etat qui n’a jamais été reconnu.
Toutes nos excuses à Mohamed Ag ERLAF qui a été et reste un patriote dont le combat a toujours été exclusivement dédié à la préservation l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.
La rédaction

Source : aBamako

aBamako

1 commentaire

  1. Monsieur le journaliste si les dates 2010 à 2012 nous rappelle quoi ? Ne nous prend pas tous comme des tête vide ! AG doit être destitué pour échec et haute et haute trahison mais le saurez plus tard ….

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