Mandat des députés : la COFOP appelle à la mobilisation populaire

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Une semaine après la conférence de presse de lancement qui a eu lieu le dimanche 21 octobre 2018, les responsables de la Coalition des Forces patriotiques (COFOP) ont organisé ce samedi 27 octobre 2018 une Assemblée générale d’informations de ses militants et sympathisants à la bibliothèque nationale du Mali. L’objectif de cette rencontre était un partage d’idées entre les membres pour une meilleure compréhension du combat de la coalition contre ce qu’elle qualifie de coup d’État constitutionnel.

Cette assemblée générale était coprésidée par ses leaders, à savoir le Dr Oumar MARIKO, le général Moussa Sinko COULIBALY, Housseiny Amion GUINDO, Moussa MARA, Amadou Abdoulaye SY, Aliou Badara DEMBELE, Mamadou TRAORE, etc.
Le général Moussa Sinko COULIBALY a souligné que le dimanche dernier, la coalition a lancé un appel à tous les Maliens, à toutes les associations, à tous les syndicats, à tous les partis politiques pour se regrouper autour d’un objectif commun. À la suite de cet appel, la coalition a reçu des adhésions importantes de plusieurs organisations de la société civile, a-t-il expliqué.
C’est pourquoi l’Assemblée générale d’information du samedi dernier avait pour objectif de partager les idées entre les membres, de faire en sorte qu’il y ait une meilleure compréhension du combat que la coalition essaye de mener. Il s’agissait, selon lui, de dire aux militants que notre constitution est violée, qu’on est en train de marcher sur notre constitution, que notre démocratie est en train de mourir. Pour le général Moussa Sinko, il s’agit de tout faire pour que la loi fondamentale de notre pays soit respectée. À travers la rencontre du samedi dernier, il s’agissait aussi de recueillir les avis des nouveaux adhérents.
Au cours de cette rencontre, un appel a été lancé aux autres fronts afin de mener ensemble le combat.
« Pour nous, les autres fronts sont des fronts complémentaires, il n’y a pas de concurrence, il n’y a pas de compétition entre les différents fronts. On est tous là pour essayer de faire en sorte que la démocratie malienne ne meurt pas, pour faire en sorte que les lois réglementaires de notre pays soient respectées par tout le monde, à commencer par les tenants du pouvoir », a dit Moussa Sinko.
À la question de savoir ce que coalition compte faire pour barrer la route à ces réformes envisagées par le régime, M. COULIBALY, répond : « Nous sommes là d’abord pour informer les populations, nous allons user de tous les moyens légaux, dans notre pays, autorisés par notre démocratie pour nous faire entendre ». Pour Moussa Sinko Coulibaly, la défense de la constitution n’est pas une fin en soi. Il faut faire en sorte qu’il y ait la sécurité, la santé, l’éducation.
Selon Moussa MARA, l’exercice du jour était avant tout un acte citoyen. Car, il résulte d’un combat citoyen : celui de protéger la constitution. Selon l’ancien PM, nul ne doit rester en marge de ce combat.
Prenant la parole, le Dr Oumar Mariko a appelé à une mobilisation générale de tous les patriotes, soucieux de la préservation de la démocratie et de ses textes fondamentaux, à se lever et à faire barrage à cette violation flagrante de la Constitution malienne. Bref, la satisfaction des besoins fondamentaux des Maliens doit être le but de la COFOP.
Membre influent de la Coalition des Forces patriotiques (COFOP), une plateforme lancée le 21 octobre dernier, Housseini Amion GUINDO, président de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) ne cache plus son amertume face à la décision du gouvernement de proroger, de six mois, le mandat des députés.
« Quand tu veux montrer la lune à un sot, il ne voit que ton doigt et non la lune ». C’est par ce proverbe qu’il a pris la parole. Pour lui, ceux qui prédisent déjà la fin de leur coalition, à cause de l’incompatibilité entre certaines têtes, se trompent. « Car, indépendamment du CV des leaders, c’est l’objectif commun, le Mali qui est important », clarifie le président de la CODEM. Le projet de redécoupage administratif et surtout la prorogation du mandat des députés sont une violation de notre constitution. Pour Poulo, c’est maintenant qu’il faut agir. Car, si on ne dit rien parce que c’est 6 mois, que dirons-nous quand les mandants seront prorogés de 12 mois.
« C’est le moment de dire non », indique Poulo. « Si rien n’est fait, c’est le mandat du président de la république qui sera un jour prorogé par la Cour constitutionnelle », met en garde l’ancien candidat à la présidentielle.
« C’est le gouvernement qui a donné mandat aux députés à la place du peuple. Ceux qui ont combattu la révision constitutionnelle doivent se lever pour barrer la route à cette haute trahison », a-t-il dit.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : aBamako

aBamako

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