Zeidane n’est plus en odeur de sainteté

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L’ancienne figure de la rébellion fera-t-il les frais de son penchant politique ? Tout porte à le croire au regard des informations persistantes qui circulent à son sujet. Il se susurre en effet que Zeidane Ag Sidalamine sera bientôt viré – si ce n’est déjà effectif – de la commission nationale des DDR où il siège depuis sa création. Sa déchéance intervient bizarrement dans le sillage des plus importants jalons du processus et découle manifestement de ses prises de positions politiques ouvertes en faveur de l’opposition malienne et de Soumaìla Cissé. On l’a même aperçu en compagnie du chef-de-file sur des affiches de campagne. Seulement voilà : le camp d’en face est visiblement déterminer à le lui faire payer d’autant c’est au régime en place qu’il doit son siège à la Commission présidée par le ministre Zahabi. Ce n’est pourtant pas la première fois que Zeidane Ag Sidalamine s’affiche à contre-sens de ses employeurs. Il avait par exemple un penchant ouvert en faveur d’IBK lors de la démission de ce dernier de l’Adema-Pasj sans avoir été inquiété par Alpha ni plus tard par ATT. A lui donc de tirer les conséquences de la différence d’époques.

L’AMDH sort de sa réserve, enfin !

C’en était de trop pour que les organismes maliens de défense des droits de l’homme rompent le silence. Et c’est ce qu’ils fini par faire à travers l’AMDH, qui vient de sortir de son silence par un communiqué en bonne et due forme sur les pratiques qui ont cours en pays soninké avec les tortures et autres formes de supplice qu’inflige tous des pseudo-maîtres à des descendants de chimériques esclaves. Un véritable ouf de soulagement car les pratique esclavagiste étaient jusqu’alors confrontées par une certaine impunité imputable à l’organe indifférence des acteurs susceptibles d’y mettre là holà. Faute de moyens dissuasifs, en effet, des pans entiers de certaines contrées sont bannis de la société et contraints à l’exil à défaut d’être séquestres par la punition corporelle ou la privation. Leur seul tort est de s’affirmer en refusant de se soumettre aux mêmes conditions de captivité que leurs grands-parents.
Yere-wolo Ton ressuscite

Manifestement, la prorogation du mandat des députés n’est pas du goût de tout le monde. Après les grincements de dents consécutifs à l’avis favorable de la Cour constitutionnelle, les adversaires de la mesure menacent de passer à l’acte en érigeant des obstacles contre à application. Il n’est exclu qu’ils passent pour ce faire par l’ancienne vicieuse pratique ayant fait ses effets pendant la transition : assiéger l’hémicycle à coups de vacarmes, de tohu-bohu et d’invectives contre les représentants de la nation. On peut en définitive s’attendre au même décor allègrement cautionné par les putschistes de 2012 et leurs alliés, qui se sont battus bec et ongles pour privilégier un salut public en lieu et place d’une législature prolongée. Un ultimatum à même donné aux députés pour compter du 1er janvier prochain, sauf que le contexte actuel est manifestement différent de l’époque trouble où la junte faisait et défaisait, y compris entretenir les manœuvres de déstabilisations du politique dans le pays.

La 3ème ville de Mauritanie est malienne

Il s’agit de M’Bera, la ville qui habite le site des réfugiés maliens en Mauritanie. Avec ses 62 000 habitants, tous des compatriotes ayant fui les affres de la crise de 2012, la contrée est devenue par la force des choses la plus importante après Nouakchott et Nouadibo. Depuis qu’ils y ont convergé les Maliens déplacés par le conflit septentrional ont choisi de s’y installer comme à demeure sans jamais renoncer à leur citoyenneté. Ils avaient d’ailleurs exceptionnellement exprimé leurs suffrages sur place à la présidentielle de 2013 mais n’ont guère eu l’occasion de le faire en 2018. Ils n’en ont d’ailleurs cure puisque et jouissent du privilège d’appartenir à deux pays à la fois. Il faut dire qu’ils s’y complaisent car il nous revient que le camp des réfugiés de M’Bera est devenu une sorte d’arrière pour certains chefs de famille maliens du septentrion. Pendant que leurs sujets sont à la charge du camp, ils font constamment des allers et retours dans le cadre de leurs affaires entre les deux pays.

Les relents d’une ré-instauration de visa avec le Mali et le Maroc ?

La question se pose avec beaucoup d’inquiétudes chez les concitoyens maliens habitués de l’axe Bamako – Rabat. Et pour cause, depuis quelques temps, les mouvements en direction du Maroc ne sont plus la sinécure qu’ils étaient jadis encore. Les deux pays sont liés depuis de nombreuses décennies par un régime sans visa mais la convention semble unilatéralement rompue par la partie marocaine. En effet, il est désormais imposé aux Maliens de se doter d’une autorisation préalable pour franchir la frontière du Pays des Atlas. Une sorte de visa qui ne dit pas son nom ? En tout cas, la mesure intrigue plus d’un et les habituels usagers du tronçon n’ont de cesse de s’interroger sur les motivations réelles. D’autant plus intrigant que deux autres pays sont concernés en plus du Mali, notamment le Congo et la Guinée. C’est pourquoi, beaucoup s’interrogent sur l’éventualité d’une menace endémique du genre Ebola. Quoi qu’il en soit, les Maliens en feront probablement les frais plus que les autres au regard des nombreuses sollicitations de structures sanitaires marocaines pour des soins de santé.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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