Accueil Economie Energie du Mali EconomieEnergie du Mali Assemblée générale extraordinaire du Syndicat libre du secteur de l’Energie au Mali : Mohamed El Moctar Youssouf remplace Mamadou B. Touré

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En assemblée générale extraordinaire, le vendredi 09 novembre 2018, le syndicat libre du secteur de l’Energie au Mali (EDM-SA) a débarqué son secrétaire général, Mamadou B. Touré. C’était à la Direction commerciale sise à l’ACI 2000 d’Hamdallaye en présence de plusieurs travailleurs membres du syndicat. Désormais, c’est Mohamed El Moctar Youssouf qui prend les commandes du secrétariat général à la tête d’un bureau de vingt-trois membres.

Suite à des incompréhensions au sein du bureau sortant dont les décisions étaient prises par le seul secrétaire général, Mamadou B. Touré, les travailleurs d’EDM-SA, réunis au sein du syndicat libre du secteur de l’énergie au Mali, ont pris leur courage à deux mains en mettant fin au mandat de leur bureau syndical. Cette décision est intervenue après des tentatives vaines pour amener le secrétaire général sortant à la raison. « Tout est parti au mois de septembre lorsque le secrétaire général sortant, sans concerter les autres membres du bureau, avait déposé un préavis de grève concernant des points de revendication.

Cet acte avait été dénoncé et il avait été demandé de surseoir à la grève, car tous les membres du bureau n’étaient pas informés. Malgré l’insistance de la majorité, il n’a voulu écouter personne. C’est ainsi que dix-sept membres du bureau ont démissionné suite à une pétition », expliquent-ils. Dans cette pétition, les signataires affirment qu’ils ont appris qu’un préavis de grève a été déposé au niveau de la direction générale d’EDM-SA par Mamadou B. Touré, secrétaire général, Boubacar Touré, secrétaire à la communication, Nouhoum Keïta, secrétaire chargé des problèmes sociaux et Bany Touré, secrétaire à l’organisation.

Face à cette situation, les signataires de la pétition, compte tenu de la situation actuelle du pays qui a plutôt besoin de la solidarité de tous ses fils, et du fait que le secteur de l’énergie est un secteur très sensible, ont annoncé qu’ils ne sont ni de près, ni de loin mêlés à cette décision. Mieux, les signataires ne se sont pas limités à cette pétition, ils ont rendu le tablier à travers une lettre de démission collective qui dissout de facto et immédiatement le bureau selon les textes. Pour la relance des activités syndicales, il était obligatoire de convoquer une assemblée générale pour constituer un nouveau bureau.

Le secrétaire général entrant, Mohamed El Moctar Youssouf, revenant sur l’attitude cavalière de son prédécesseur, a indiqué que depuis quelques semaines, le syndicat traversait un moment très critique de son existence suite au dépôt du préavis de grève de 48 heures par seulement quatre responsables du bureau sur vingt-trois, donc une décision jugée unilatérale par la majorité des membres du bureau.« Une réunion extraordinaire a été convoquée au cours de laquelle, dix-sept membres du bureau ont démissionné. Ce qui, conformément aux textes, aboutit à la dissolution pure et simple du bureau. Une commission a donc été vite mise en place pour gérer les affaires courantes du syndicat », commente-t-il.

A en croire, le secrétaire général, sachant bien qu’un comité ne peut pas remplacer un syndicat, il fallait alors convoquer une assemblée générale pour la mise en place d’un nouveau bureau qui va desormais prendre les rênes du syndicat. L’une des règles d’or de ce syndicat est que toutes les actions doivent être préalablement discutées en réunion de bureau afin de permettre à l’ensemble des membres d’avoir une vision globale de l’action en question et d’en tirer les conséquences.

En prenant cette décision, la majorité des membres du bureau s’engage dans la voie du respect des règles démocratiques, de la préservation de l’opinion de chaque militant et du combat de l’arbitraire sous toutes ses formes. Il a rassuré tous les membres du syndicat que sous son leadership, toutes les décisions seront discutées en réunion de bureau. Pour lui, le premier souci demeure l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les militants.

Drissa Togola

Source : aBamako

aBamako

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