Migration: le point des projets financés par l’UE

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Informer et faire le point sur les projets financés par l’UE au Mali ; sensibiliser sur le caractère holistique du Plan d’action conjoint de la Valette, tel était l’objet de la Journée d’information et d’échanges sur l’Action de l’Union européenne (UE) dans le domaine de la migration au Mali, à l’attention des acteurs de la société civile organisée hier dans un hôtel de la place.

C’était à l’initiative de la Délégation de l’UE au Mali, en partenariat avec le ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, et avec le soutien de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Mali.

Cette journée a été initiée dans le cadre du suivi du Sommet de la Valette et en parallèle à la réunion des Hauts-Fonctionnaires du Plan d’action conjoint de la Valette les 14 et 15 novembre 2018 à Addis Abeba, en Ethiopie.

La rencontre avait pour objectif d’informer et de faire le point sur les projets financés par l’UE au Mali dans le domaine de la migration ; sensibiliser sur le caractère holistique du Plan d’action conjoint de la Valette.

Considéré comme un important pays de départ, de transit et d’accueil des migrants, le Mali bénéficie, en complément des autres instruments de coopération de l’UE, de l’appui du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (d’un montant de 1,8 milliard d’euros) en matière de création d’opportunités économiques (Bamako, Kayes, Sikasso, Koulikoro), de protection des migrants et d’assistance au retour (via la création de centres d’assistance et de centres de transit à Bamako, Kayes et Gao) et par un soutien à la réintégration durable des migrants.

Ces actions sont complétées par un appui au fonctionnement de l’état civil ainsi que par une sensibilisation aux risques de la migration irrégulière.

Dans les régions septentrionales et centrales, le Fonds se concentre sur la gestion des espaces frontaliers (Mopti) et le renforcement des capacités nationales et régionales à reployer des forces de sécurité et de permettre le retour de l’État, afin de lutter contre les réseaux criminels, terroristes ou de trafiquants, mais également afin d’appuyer le retour de services sociaux de base et des projets appuyant le dialogue entre les communautés et l’État. Le Fonds Fiduciaire appuie également le renforcement de la résilience des communautés et des ménages vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle de manière conjointe avec le FED (PRORESA) et ECHO, afin de répondre efficacement aux différentes dynamiques de la crise.

Quant au suivi de la Conférence de La Valette sur la migration, 11 projets ont été engagés depuis 2016, sur le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, pour plus de 196.5 millions d’euros, soit 128 milliards FCFA, ainsi que plusieurs projets régionaux bénéficiant également au Mali, en 2018.

À l’ouverture de la rencontre d’hier, le Chef de Mission de l’OIM, Bakari DOUMBIA, a fait savoir que l’Organisation bénéficie du financement de plusieurs actions, dont l’Initiative conjointe UE-OIM sur le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique.

Dans le cadre de la fourniture multiforme d’assistance aux migrants maliens et non maliens, selon son Chef, l’OIM a reçu et assisté 12 000 personnes, dépassant ainsi les objectifs pour les 3 ans du Projet.

Le représentant de la Délégation de l’UE, François AIRAL, a rappelé les enjeux migratoires auxquels entend répondre le Fonds judiciaire : s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière des personnes déplacées ; intensifier la coopération concernant les migrations et la mobilité légales ; renforcer la protection des migrants et demandeurs d’asile ; prévenir la migration irrégulière, le trafic des migrants et la traite des êtres humains et lutter contre ces phénomènes ; coopérer plus étroitement pour améliorer la coopération en matière de retour, de réadmission et de réintégration des migrants de retour.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mamadou DIABY, a rappelé que notre pays a adopté, en 2015, la Politique nationale de migration et son plan d’action qui font du Mali un leader dans la sous-région dans le domaine. D’un coût de 120 milliards FCFA, cette politique ambitionne de faire de la migration un atout pour le développement et un facteur de croissance pour réduire durablement la pauvreté.

M. DIABY a fait savoir que notre pays a bénéficié de 10 projets, à caractère national, et de 2 projets, à caractère régional, sur le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : aBamako

aBamako

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