Réformes communautaires : la commission de l’UEMOA évalue les performances du MALI

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La phase technique de la 4è édition de la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) au Mali a débuté, hier, à Bamako. La rencontre de cinq jours évaluera le niveau d’engagement du Mali sur les objectifs de l’intégration régionale qui sera comparé à celui des autres Etats membres de l’UEMOA et de revisiter en profondeur les réformes et politiques communautaires pour connaître la nature précise des lenteurs qui affectent leur transposition et leur mise en application au Mali.

La réunion évaluera aussi la performance des Etats dans l’exécution des réformes communautaires. Pour ce faire, les participants (membres du Comité technique de suivi des réformes communautaires et points focaux des services) évalueront les capacités d’internalisation et de mise en œuvre de 116 réformes et 16 projets communautaires. Aussi, apporteront-ils des réponses adaptées aux interrogations de la délégation de la Commission de l’UEMOA, conduite par son directeur de la coopération. Ces questionnements couvriront les domaines de la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les politiques sectorielles. En matière de revue des réformes par exemple, les participants feront le point sur la revue 2017, le suivi de l’évaluation au titre de 2018.

En outre, il s’agira également de voir l’état de la transposition des directives de UEMOA, d’évaluer la performance des programmes et projets financés par l’UEMOA, comme le taux d’avancement physique des travaux. Ces projets à apprécier peuvent concerner les secteurs de l’agriculture, l’élevage, l’environnement, l’artisanat, l’énergie, l’industrie, le tourisme, la télécommunication et les TIC, l’aménagement du territoire communautaire et les transports. Le représentant résident de l’UEMOA au Mali, Mamadou Moustapha Barro, a indiqué que l’objectif visé est de favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union, conformément à l’Acte additionnel de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA du 24 octobre 2013 qui a institué cette revue annuelle en vue d’identifier et d’anticiper les facteurs pouvant constituer un goulot d’étranglement ou atténuer l’efficacité des réformes et projets communautaires, en vue de donner une plus forte impulsion politique au processus d’intégration régionale dans l’espace UEMOA».

Une méthodologie innovante a été adoptée à cet effet pour cette édition 2018. Car, après l’édition de 2017, la Commission a jugé nécessaire de procéder à un examen du processus d’organisation de la revue afin de lui apporter les améliorations susceptibles de la rendre plus efficiente et efficace, a relevé M. Barro.

Dans son intervention, la secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances a informé que le Mali a mené un exercice d’auto-évaluation de la transposition et de l’exécution des réformes communautaires. Ce travail a, selon Mme Barry Aoua Sylla, fait ressortir deux soucis à propos desquels elle a demandé l’indulgence des évaluateurs. Il s’agit de la problématique de la transposition partielle de la directive n°01/2011/CM/UEMOA portant régime financier des collectivités territoriales au sein de l’UEMOA. Pour Mme Sylla, le Mali a décidé de transposer cette directive par voies législative et réglementaire. «Les dispositions relevant du domaine législatif ont ainsi été déjà intégrées dans la Loi n°051 du 02/10/2017 portant code des Collectivités territoriales; celles relevant du domaine règlementaire ont été prises en charge dans un projet de décret qui est en cours d’adoption», a-t-elle expliqué, ajoutant que la seconde préoccupation est relative à la mise en œuvre de la recommandation de la revue 2017 relative à la prise en compte de la spécificité des pays de l’hinterland dans l’application des textes relatifs au transport maritime.

Comme lors des précédentes revues, celle de 2018 permettra de relever les résultats atteints et les difficultés auxquelles sont confrontés les Etats membres afin que des solutions idoines y soient apportées dans le but d’améliorer la compétitivité de nos économies et leur potentiel de croissance économique. Les résultats des travaux donneront d’abord lieu à un mémorandum qui sera soumis à l’examen des ministres lors de la session politique en présence du président de la Commission de l’UEMOA. Un compte rendu en sera ensuite fait au Premier ministre.

Cheick M. TRAORÉ

Source : aBamako

aBamako

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