Dialogue sur la justice et la sécurité dans le sahel et le Maghreb : L’AMDH et l’USIP initient les hommes de média aux nouveaux concepts !

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Du mercredi 14 au jeudi 15 novembre 2018 à la Maison de partenariat, un atelier de renforcement de capacités des hommes de média sur le dialogue basé sur la sécurité dans le sahel et le Maghreb s’est tenu. Il a été organisé par l’Association Malienne des Droits de l’Homme en partenariat avec l’Institut des Etats-Unis pour la Paix (USIP) dont la représentante Mme Kadiatou Keïta était la formatrice principale. Elle était soutenue par le chargé de projet USIP, Adama Traoré, le coordinateur de JSD AMDH, Brahima Konaté et le coordinateur de l’AMDH, Drissa Traoré.

Renforcer la connaissance des hommes de media sur les approches inclusives de sécurité. Tel était l’objectif visé par cet atelier de formation qui a réuni une trentaine de structures de presse.

Pour mieux situer les participants sur le contexte de l’événement, les exposants ont tenu d’abord a présenté les missions et les activités des deux structures.

Premier à intervenir, M. Traoré dira que l’Association des droits de l’homme est créée bien avant l’avènement de l’indépendance au Mali. L’AMDH, dit-il, couvre toute l’étendue du territoire national à travers son bureau national et mène entre autres activités, des dialogues entre FSD et communautés, facilitation du règlement des conflits inter ou intracommunautaires.

A sa suite, Kadiatou Keïta dira que l’USIP est une structure qui existe depuis 1984 dans plus de 50 pays avec comme but de réduire les conflits partout dans le monde. Pour édifier les participants sur les travaux réalisés par l’USIP, elle a souligné la médiation dans le processus de paix en Colombie, le programme de changement de génération et la formation des militaires.

Au chapitre des enseignements, Mme Keïta a développé en long et en large le programme de Dialogue sur la Justice et la Sécurité au Sahel et au Maghreb ainsi que les concepts de police de proximité. En gros, elle a mis un accent particulier sur les concepts de la police de proximité. Dans ce sens, elle dira que la police de proximité est un dispositif partenarial fondé sur un espace de dialogue et d’actions associant des acteurs différents, qui agissent dans le cadre d’un processus de construction d’une gestion sécuritaire adaptée aux réalités locales. « La police de proximité vise à impulser un esprit nouveau aux personnels de sécurité et aux populations dans leurs comportements » a-t-elle déclaré, tout en précisant que la police de proximité est structurée autour de trois principes fondamentaux. Il s’agit, dit-elle, du rapprochement, de partenariat et de la résolution des problèmes locaux de sécurité.

De son coté, Adama Traoré a éclairé la lanterne des hommes de média sur l’Etat des lieux des initiatives de police de proximité. Ainsi, il a souligné que le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a engagé en 2005 une profonde réflexion sur le secteur de la sécurité à travers un processus consultatif. Selon lui, cela a commencé par des concertations locales pour s’achever par un grand forum national dénommé ‘’ Etats généraux de la Sécurité et de la Paix au Mali’’.

Une autre thématique non moins importante a été expliquée par Brahima Konaté, le coordinateur JSD de l’AMDH. Dans son intervention, M. Konaté a expliqué le choix de la commune VI et de Sogoniko pour servir de zone ‘’Cobay’’ pour cette initiative. Pour enrichir et soutenir ses propos, M. Konaté a été complété respectivement par le substitut du Procureur près la commune VI, Mohamed Lamine Touré et le Commandant de la Brigade de la N’Golobougou, Adama Wattara tous fervents volontaires pour impulser cette initiative.

Enfin, le chapitre des thématiques a été le rôle des journalistes dans les efforts de paix. L’exposant Drissa Traoré, a beaucoup entretenu les hommes de média sur les concepts de responsabilité, d’exactitude de l’information avant la publication. Il a aussi paraphrasé le manuel de Ross en ces termes : ‘’Pour un journalisme sensible aux conflits’’ sur la pratique quotidienne du ‘’ bon journalisme’’ contient les éléments de résolution.

Par Moïse Keïta

Source : aBamako

aBamako

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