Le boycott des magistrats

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Comme ils l’avaient promis, les militants des deux syndicats de la magistrature (SAM et SYLIMA) qui réclament la tête du président de la Cour suprême, Nouhoum TAPILY, ont boycotté hier la rentrée des Cours et Tribunaux 2018-2019. Cette absence a créé un nombre important de places vides dans la salle de 1000 places de l’institution judiciaire suprême à Banakabougou.

Joint par nos soins, le président du SYLIMA, Hady Macky SALL, confirme cette prise de position, consécutive à la décision du président de la Cour suprême, Nouhoum TAPILY, qui, en violation de son serment, a donné un avis au Premier ministre sur la grève illimitée des magistrats.

En effet, selon M SALL, après l’avis de la Section administrative de la Cour suprême qui a rendu un arrêt déclarant la demande d’avis du Premier ministre, illégale puisque n’entrant nullement dans le cadre des hypothèses où ce dernier est fondé à solliciter de la Cour, un avis, M. TAPILY, président de la Cour suprême, qui a bloqué à son niveau l’arrêt de la Section administrative pour après donner un avis, déclarant illégale la grève illimitée des magistrats. Toute chose qu’il a qualifiée de violation grave et intolérable par le président de la Cour Suprême du Serment qu’il a prêté.

Par ailleurs, un membre du Conseil supérieur de la Magistrature, joint au téléphone par nos soins, en se félicitant de la bonne organisation de l’événement, rapporte que la présence des magistrats à la cérémonie est libre et volontaire.

Un autre fait majeur ayant marqué la cérémonie d’hier, c’est l’interdiction de certains confrères de la presse privée à la salle sans raison valable.

Par SC

Source : aBamako

aBamako

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